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 Événement premier: La mort pour un roi

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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Dim 7 Oct - 19:09








Et si vivre était plus difficile que de mourir...


feat Eleazar- Siegward- Elias-Harald- Kieran- Cassiope - Horace - Marie    






"C’était loin d’être ce que j’avais prévu de base, je t’assure…"

Anderson pencha légèrement la tête sur le côté, évidemment Eleazar n'avait jamais porté selon ce qu'il avait toujours vu, des vêtements si sobres; cependant cela lui allait tout aussi bien: tout ne pouvait qu'aller à cet héritier. Venir habillé en fluo aurait été un peu ostentatoire pour l'occasion, de fait. L'héritier des Bleckingham ne fut presque pas surpris qu'Eleazar ne réponde pas à sa question et ne s'en formalisa pas trop pour ne pas le déranger bien qu'il aurait aimé avoir sa réponse. Le jeune ailé avait le talent de frustrer les gens parfois, pas que parfois en fait.

"Ahhh, mais depuis toujours tu devais me vouvoyer, Judes ! Mhmhmh…"

Pfoua, par contre, il ne perdra jamais cette manie de m'appeler comme ça celui-lui, ben voyons ! Après on va dire que j'en ai l'habitude... Ce n'est pas la mort après tout, mais je ne lâcherai pas cette phrase dans un enterrement bien sûr, ce serait mal convenu.  c'était tout de même perturbant de venir vouvoyer quelqu'un plus jeune que soi et qui plus est à l'âge de douze ans. Je me contentais juste d'acquiescer  puisque je ne saurais pas ce que penser ce nouveau régent. J'avais fait doucement un pas en arrière pour voir si ma petite sœur voulait dire quelque chose avant de m'en aller rejoindre ma place sans vraiment entendre ce qu'elle allait dire à Eleazar. Les rangées étaient parfaitement distinctes les unes des autres, les Featherstone avaient une place de choix et la plus proche et la plus centrale de toutes. Les Bleckingham et les Oakley étaient également à l'avant puisqu'ils faisaient tout de même partie de la noblesse mais un rien en arrière. L'allée centrale laissait normalement un passage fluide, mais je me rendis vite compte que l'entrée était devenue bouchée à cause des gens qui s'agglutinaient de trop sur cette place. Il semblerait que le temps que je vienne voir Eleazar, le nombre de personnes s'était démultipliée. Enfin, cela forma un groupe plus ou moins homogène dans le fond. Je ne m'assis pourtant étonnement pas tout de suite, cherchant si dans la rangée des Bleckingham le calme était revenu et ma mère me fusilla un peu du regard alors je m'assis, faisait un signe à ma sœur qui revenait vers nous, de s'asseoir à côté de moi. Il lui sourit évidemment avant de lui dire deux trois mots, avant que le silence total ne soit exigé.
—  Sois bien patiente, parce que je pense bien que le petit roi de ce jour va nous sortir un certes très beau discours, mais qu'il va bien durer un long moment. Après, nous irons à l'intérieur pour manger des gâteaux si tu veux. (Il lui fit un clin d’œil alors que leur père les réprimanda un peu.)

On se tient droit, on ne dit rien, on écoute bien patiemment oui oui, c'est bon j'ai dû entendre ça un bon nombre de fois et ça me saoule. Je n'ai plus dix ans non plus, ils me saoulent ces parents parfois.Il était vrai que je n'avais rien d'être l'héritier-modèle, parce qu'on ne va se mentir j'aime bien faire ce que les adultes appellent des bêtises: être en parfaite tenue, ne pas dire un mot de travers ce n'était pas moi après tout alors pourquoi vouloir venir me changer au simple titre que j'étais un noble.

Au fait, c'est vrai qu'il y a quelqu'un qui est tombé du ciel ?, demandais-je à sa sœur d'un air dubitatif et penseur. Un sourire s'afficha sur mes lèvres. Je n'ai pas tellement observé l'atterrissage, mais un bruit de fond court  à propos de ceci.
Mhmm c'était peut-être le truc noir que j'ai vu un instant dans le ciel en fait... Mon dieu, les gens sont fous de notre temps. Bref trêve de plaisanteries, je vois Eleazar qui achève ses salutations pour le moment et qui s'apprêtait  à débuter son discours. Un crissement dans les micros, brrr c'est désagréable mais je l'avais vu tapoter dessus donc cela ne me fit pas sursauter; Marie peut-être, je n'y avais pas trop fait attention car j'étais déjà concentré sur les gestes d'Eleazar. Je me demandais comment il parvenait à ne pas pleurer, à ne pas réagir différemment des autres jours: j'étais partagé entre un sentiment bizarre vis-à-vis de cela et pourtant je ne pouvais me détacher du fait qu'il ait pas mal de courage en ce jour. Enfin vint le moment où toutes les personnes présentes eurent le respect de se taire afin qu'Eleazar puisse débuter son fameux discours très honorable et bien construit à mon goût, ce n'était pas lassant pour ma part de l'écouter parce qu'il parlait très bien, sans buter sur ses mots; une détermination folle: tout ce qu'il fallait. Je ne sais pas exactement combien de temps cela avait duré, mais la minute de silence je la sentis réellement passer car elle me rendait triste vraiment. Je pensais juste qu'il aurait été mal venu de pleurer puisque l'héritier ne le faisait pas lui-même et il n'avait pas besoin d'un visage en plus qui lui affiche un trop-plein de tristesse. Celui qui allait donc débuter son règne recommença à nouveau à parler, d'un sujet totalement différent: c'est-à-dire de ses projets qui me paraissaient parfois démesurés mais après tout, il ne fallait pas en attendre moins de sa part. L'idée de fouiller ce qu'il y avait sous les îles m'intéressait particulièrement aussi fou que cela pourrait paraître car personne n'en revenait jamais apparemment, mais depuis le temps la technologie a changé donc peut-être serait-ce possible de découvrir quelque chose, de mettre des réponses à tant de questions existentielles à ces îles volantes. Arriva alors la fin totale de son discours qui n'avait que tangué entre un côté émouvant mais qui ne se valait pas non plus rempli de compassion, et un côté très impérial déjà très marqué de ce jeune garçon ailé.
Evidemment les deux autres familles mères laissèrent les Featherstone se lever en premier, les invitant à suivre Eleazar qui avait ouvert la marche. Ma famille suivit ensuite bien sûr. Le château n'était pas si loin ou bien c'était parce que je connaissais le chemin et aussi la salle où la fête bien moins joyeuse que prévue allait se dérouler. Je ne fus pas plus surpris de voir le décor, l’attablée parfaite et l'affluence des invités. Je ne pus m'empêcher de penser que tout était parfaitement préparé de manière somptueuse ! Les Featherstone avaient l'art de rendre tout absolument beau là où ils allaient. Mes parents choisirent une table, plutôt dans le fond de la salle, pas trop près non plus du reste de la population où il y avait des gens un peu étranges à première vue. J'avais laissé Marie passer devant moi tout le long, pour être sûr de ne pas la perdre en chemin. Et ouais je suis encore un grand frère gentil, il ne faut pas croire ! Une fois qu'ils furent assis, je ne m'assis pas et demandai:
—  Quelqu'un désire boire ou manger quelque chose par hasard ?
Je crois que mes parents voulurent du café et puis je comptais de toute façon ramener deux trois apéros et j'attendis la réponse de la sœurette avant d’acquiescer et tourner les talons vers les zones où l'on servait des aliments somptueux.  
Non je ne lui pas là que pour manger, il ne faut pas croire héhé. Je suis certain que au moins dans cette gigantesque assemblée y en a bien un qui fera office de pique assiette. Il y avait des serviteurs d'un peu partout qui déambulaient habilement entre les tables et des zones de rassemblement s'étaient formés de toutes parts. Les gens parlaient déjà d'autres choses, mais moi j'étais toujours pas mal triste pour cette journée. Ça laissait une ambiance bizarre de célébrer deux choses de sortes le même jour. Mais après ça montrait les deux revers de la médaille...  
Je n'avais pas tellement dû jouer de coups de coudes parmi la foule, un simple "excusez-moi" suffisait à faire s'écarter une allée pour moi. J'arrivais enfin près de l'endroit où je me servis de quelques anti-pastis que je déposais scrupuleusement sur un petit plateau en argent, avant de me diriger de l'autre côté où l'on servait des boissons: la file avait l'air d'être longue tout de même. Les alcools, je crois qu'on les servait d'un autre côté encore donc ce n'était pas pour moi ça. Je m’approchai doucement pour ne pas renverser le plateau que j'avais déjà. Il y avait une sorte de trous dans la foule dans laquelle deux personnes à nouveau s'échangeaient des paroles peu cordiales à vue de nez. Evidemment, encore les mêmes que tantôt qui avaient dérangé le calme de nos rangées en haussant bien trop le ton à mon goût. Cette fois, l'envie d'intervenir ne serait pas réprimée par la présence mes parents, mais il sembla que quelqu'un d'autre vint les interpeller pour leur dire de se calmer.
"Monsieur, madame ! Cela n’est ni le moment, ni l’instant de vous disputer, vous ne faites pas honneur par votre attitude, aux personnes réunies ici en ce jour ! "

J'étais totalement d'accord avec cela, bien que je ne connaisse pas particulièrement qui étaient ces deux personnes bien qu'elles faisaient apparemment partie de la famille. J'avais doucement surgi d'entre un groupe de personnes pour scruter ce qui allait se passer.
L'homme et la femme semblèrent se taire instantanément surpris. Elle avait un air très froid et hautain sur le visage, les sourcils haussés avec un verre à la main qu'elle tenait d'une manière peu naturelle et lui, une tasse qui fumait dans la main avec une expression agacée.

Et depuis quand nous faisons-nous dicter le comportement par quelqu'un d'autre ?, entendis-je se faire rétorquer l'homme qui était intervenu, de la part de la femme.  Elle conservait ces traits désagréables à regarder tellement elle regardait les autres de haut et dire que c'était une Bleckingham.
Et si c'est moi qui vous le demande !? Vous allez obéir ? Vous êtes bien obligés de le faire n'est-ce pas ?

Et là j'avais sorti un ton plus qu'autoritaire: carrément tranchant si pas cassant. Je n'appréciais pas non plus que des gens viennent régler leur compte dans une fête à l'honneur d'Eleazar. Je vis à la tête de cette dame que je venais de la choquer; elle ne paraissait pas des moins confuse et gardait la tête haute. Ils allaient me reconnaître évidemment et peut-être cela aurait-il ne leur faire fermer leur clapet une bonne fois pour toutes. Ce genre de comportement m'énervait pas mal. L'homme lui haussa des épaules en levant un peu les yeux au ciel avant de faire la moue: ce qui ne me parut pas plus intelligent que la manière dont la femme qui l'accompagnait me toisait. Je les voyais tous deux comme responsables, alors ils avaient intérêt à s'expliquer ou sinon l'incident allait me rester en travers de la gorge.

Merci d'être intervenu, dis-je en me tournant vers l'homme qui s'était interposé quelque temps plutôt. Il me parut bien bizarre comme ça mais je lui demandais quand même qui il était. Il était bizarrement accompagné de quelqu'un d'autre et pire que cela d'un cheval ? Mais mais... depuis quand acceptons-nous cela à une réception ? Le fait qu'Eleazar ne l'ait pas remarqué où ait ordonné de le faire sortir me surpris mais bon. Sinon, le nouveau venu n'avait pas trop l'air de savoir ce qu'il faisait là... ou bien était-ce un simple impression de ma part vis-à-vis de sa tenue moyennement adéquate pour ma part.

Les deux autres avaient eu l'air de retrouver leur calme à moins que cela ne soit qu'en apparence, mais ils ne disaient rien pour le moment. Ils me laissaient parler heureusement sinon je crois qu'au niveau d'énervement que j'étais je les aurais jeté hors de la salle. Je n'étais pas d'humeur en fait, et sans tellement savoir pourquoi. Heureusement que Marie était restée avec les parents sinon, c'est sûr que je ne donnais pas toujours le bon exemple. Un véritable frère indigne ! J'avais très envie de vite me dépêtrer de cette chamaillerie pour aller chercher des autres choses à boire et à manger surtout, ça m'avait donné faim tout ça...





Dernière édition par J. Anderson Bleckingham le Dim 28 Oct - 19:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Ven 12 Oct - 17:46

Elle arrive tôt ou tard

Une fois passée devant le jeune garçon, Marie s’était dépêchée de retourner vers auprès de sa famille, remarqua le signe de son frère et s’installa près de lui. Ce dernier lui offrit un sourire auquel elle répondit, sourire qui s’élargi encore plus lorsqu’il lui parla de gâteaux accompagné d’un hochement de tête vigoureux de la part de la jeune fille.
– Promis je serai sage. Et bien sûr que je suis partante pour manger des gâteaux avec toi !
Tout en répondant à l’héritier de la famille, elle avait glissé ses bras autour du sien et avait lâché un petit rire complice à son frère avant de se remettre bien droite sur sa chaise dans le but d’écouter le discours d’Eleazar. Juste avant que ça ne commence, elle se pencha légèrement vers Anderson et chuchota
– C’est aussi vrai que toi et moi sommes ici ! Il est tombé en plein sur la fontaine si mes yeux ne m’ont pas joués de tour, heureusement que la chute ne l’a pas brisée.
Malgré le léger sursaut qu’elle pût avoir lorsque Eleazar cogna le micro du bout de son doigt et le grésillement désagréable qui s’ensuivit, Marie écouta d’une oreille attentive le discours du nouveau régent de la famille Featherstone et fût assez impressionnée par son éloquence, connaissant son jeune âge et surtout, elle admirait le fait qu’il arrive ainsi à s’adresser à autant de gens sans même bafouiller ou perdre ses mots. Bien qu’elle écoutait, elle observa cependant longuement le cercueil dans lequel reposait l’ancien chef qu’elle trouva absolument magnifique. Elle ne le quitta des yeux qu’en entendant les applaudissements du public présent et la jeune fille suivi le mouvement en applaudissant à son tour.
Une fois la foule calmée, les familles mères se levèrent, laissant bien évidemment la famille Featherstone se lever en premier lieu avant de suivre le mouvement et de marcher dans les pas du jeune garçon en direction de sa demeure. Durant le trajet, Marie resta proche de son frère, qui l’avait faite passée devant lui et se retourna régulièrement dans sa direction afin d’être sûre de ne pas le perdre de vue et surtout pour être rassurée, la jeune fille étant assez mal à l’aise en présence de beaucoup de monde de par sa timidité naturelle. Une fois à l’intérieur et installés à une table, elle répondit avec un sourire à la question de son frère.
– Je veux bien du gâteau comme tu m’en as parlé tout à l’heure s’il te plaît. Et si tu pouvais me ramener un jus de fruit aussi ça serait gentil... Merci, t’es le meilleur des grands frères !
Juste avant que celui-ci ne parte, elle se leva et se mit sur la pointe des pieds pour lui faire un bisou sur la joue, elle savait qu’elle allait sûrement recevoir un sermon de la part de ses parents mais tant pis, c’était sa façon de remercier et de montrer son affection à l’une des personnes qu’elle aimait le plus. Elle se rassit dont en le regardant partir et commença par regarder autour d’elle la décoration de la salle en se perdant dans ses pensées, n’ayant pas envie de croiser le regard de sa « mère » et de devoir lui parler en sachant comment cela finirait. C’est-à-dire mal, comme d’habitude.
J’aurais dû y aller avec lui pour l’aider, je m’embête toute seule, en plus je peux même pas aller gambader dehors sous mon autre forme, on s’inquièterait de ma disparition et si on me trouve alors que je ne suis pas moi-même je n’ose même pas imaginer le résultat… Puis personne ne doit le découvrir, après on va se moquer de la famille et on me traitera sûrement comme un monstre. Peut-être que même Anderson le penserait, je ne peux pas risquer ça !
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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Mar 16 Oct - 22:40


ephemeral mourning

Horace Luther scrutait son interlocuteur, face à lui, qui semblait lui aussi l’observer. Si le prénommé Harald Varcan ne l’auvait pas salué comme il le devait, le vampire aurait sans doute eut les nerfs encore plus à vifs, alors que la réponse du loup-garou l’énervait déjà au plus au point.

« Monsieur Luther je présume, je vous prie de croire en mes sincères salutations. Je ne sais pas si vous me connaissez, donc dans le doute, je me présente. Harald Varcan, fils du défunt commandant Falk Varcan, j’imagine que vous le connaissez au moins de nom, il a servi pendant très longtemps dans la garde et à mainte reprise pour des familles telle que la vôtre. Je gère une grande partie des recherches automates des îles, si vous avez achetez un automate durant ces trois dernières années, sachez que c’est probablement une personne dont je suis responsable ou moi qui l’avons créé. »

Certes le Luther avait déjà entendu ce nom, sans forcément y prendre garde, cela ne l’empêchait pas de sentir la rage monter dans sa gorge: il n’avait pas sorti une excuse de l’irrespectueux arrivant. Au contraire. Il donnait lui donnait une impression hautaine qui ne plaisait pas du tout au chef d’entreprise d’aéronefs.

« Bien, sachez, cher Harald Varcan, que peu importe votre titre, une arrivée de ce genre est impardonnable malgré les éloges que vous vous lancez. Premièrement, des excuses envers le nouveau représentant des Featherstone devraient se faire, ensuite envers moi-même pour le désagrément que vous me faites. »

La froideur et la colère se faisaient sentir dans la voix du noble bien qu’il les tassait pour les diminuer, et il remercia silencieusement Eleazar de demander le silence, sans quoi Horace aurait sûrement encore haussé le ton. En effet, un bruit strident et désagréable tonna dans la place, causé par un coup qu’avait porté l’héritier au micro en face de lui.
Bien.
Place au discours.

Si il y avait bien une chose que le Luther était incapable de faire correctement, c’était un discours, alors entendre le jeune de 12 ans en faire un, qui plus est après la mort de son géniteur, intriguait le centenaire.
Et cela le scotcha. Le nouveau régent garda un calme et un aspect neutre tout du long, et pourtant chacun des simples mots qu’il lançait touchait Horace en plein cœur. Cela lui rappelait sans doute la mort de son propre père. Quoi qu’il en soit, le Luther fut pris d’un frisson en découvrant le cercueil immaculé décoré de touches dorées. Là reposait l’homme avait qui il avait tant fois fait affaires, et son père avant lui. Ce n’était qu’une relation professionnelle, mais une nostalgie le prit tout de même. Le vampire se tut, et ce durant une minute grave, celle d’un deuil éphémère. Plus aucun bruit ne perturba l’instant, l’on pouvait même sentir le vent entre chacun de ses cheveux ou apprécier de percevoir le son de son propre battement de cœur.
Du calme.
Olympien.
Triste.
Deuil éphémère.

Suite à quoi Eleazar reprit de plus belle son discours, plus énergique et sûr de lui, Horace reprit une humeur joyeuse. Bien. Eleazar semblait en vouloir dans ses projets, et le jeune noble tiqua sur le fait qu’il souhaitait visiter l’au-delà des nuages. Sourcils haussés et yeux agrandis, surpris, le représentant de la digne entreprise des aéronefs voyait là une occasion de mettre en avant ses bijoux de richesse et de hautes technologies: en poussant ses inventions au maximum, c’était peut-être l’heure de gloire des Luther qui allait arriver.
Sourire ravi.
Applaudissements avec ferveur.

Le Luther suivit la troupe d’invités pour se rendre dans la salle de réception, mais s’arrêta néanmoins près du cercueil blanc neige, magnifique, calme, sage, à l’image de celui qui y reposait. Horace y adressa un regard nostalgique, déposa sa main droite dénudée de son gant sur la surface lisse et clôt ses yeux quelques secondes. « Reposez en paix. » furent les derniers mots qu’il adressa à son ami d’affaire avant de le saluer une énième fois et de rentrer dans la salle à la suite de la foule.
Et comme à chaque fois qu’il rentrait dans cette salle, il fut choqué par sa beauté.

Le centenaire fit quelques pas avant de se diriger vers le long buffet, étonnant pour un vampire, pas vrai? Pourtant, il se servit un verre de vin, sûrement des plus chers, comme beaucoup. Certes cela ne lui apportait énergiquement rien, mais ne pouvait-il pas en apprécier le goût pour autant? Horace scruta la pièce gigantesque, reconnaissant plusieurs membres de grandes familles telles que des Oakley. Mais ce ne fut pas ce qui l’intéressa le plus. Il se rappela alors qu’il possédait toujours le monocle dans sa poche, et chercha son propriétaire, le célèbre parrain de la mafia, du regard, ce fut sans succès. Le vampire supposa qu’il était dans la foule réunie autour d’Eleazar, et abandonna l’idée de le retrouver tout de suite, préférant inspecter l’objet, plutôt beau. Très beau même.
Mais ce n’était pas un voleur, il le rendrait.

Soudain, le noble fut interrompu dans ses pensées par... par les trois familles fondatrices, encore une embrouille! Décidément, cela n’en finissait pas en cette pourtant belle après-midi. Toujours trop curieux, le Luther s’approcha de la source des cris, et découvrir ce qui semblait être des Bleckingham, au vu des membres familiaux qui entouraient le groupe. Bien, Horace ne voulait pas s’opposer à eux, et il n’eut pas à la faire car son interlocuteur de quelques minutes auparavant vint le faire.
Le
Comble?
Receveur de leçons donneur de leçons.

Horace eut un rictus en voyant son très cher et peu ami Harald Varcan, avec qui sa conversation avait été interrompue, s’interposer entre les Bleckingham. Ce fut même plus qu’un rictus, puisque Horace pouffa même faiblement, pour qui se prenait donc ce loup-garou? Il en déduit qu’il lui faisait bien du lèche-botte auparavant, et qu’il reconnaissait ses torts puisqu’il répétait sa leçon de respect. Bien. Horace avait gagné cette bataille.

« Mon cher Harald Varcan, je vois que vous retenez bien les leçons, il se tut, voyant toujours le cheval à ses pieds, ou pas, en fait. »

A sa grande surprise, le Luther vit apparaître l’héritier de la grande famille, il s’inclina face à Anderson, connaissant son importance. Il nota dans son esprit que c’était une famille avec qui il devrait faire plus affaires, cela serait intéressant pour les deux camps, mais après une embrouille de ce genre, ce n’était peut-être pas bien placé, raison pour laquelle il ne se dirigea pas vers le représentait des Bleckingham, préférant essayer d’en savoir plus sur la cause du différent ayant eu lieu: il alla vers l’homme à la tasse fumante.
Et pria pour ne pas encore recevoir cela sur ses vêtements.

En parlant de vêtements, il cru reconnaitre en cet homme le styliste qu’on lui avait décrit, mais impossible de se souvenir de son nom. Horace se dirigea vers le concerné, avala une gorge du liquide violâtre et s’adressa au styliste dont il avait oublié l’identité, le saluant.

« Horace Luther, enchanté, ...? il laissa en suspens, question silencieuse, j’ai entendu parler de vous, si je ne m’abuse, vous êtes styliste? Si vous avez confectionné la tenue actuelle du nouvel héritier, sachez que vous avez toutes mes éloges pour votre travail.


© Nye-Hael sur Epicode

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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Mar 16 Oct - 22:58


Death is a mighty,
universal truth...








Tout se passait plutôt bien dans cette immense salle pour la fête de la passation du pouvoir chez les Featherstone. Peut-être l’ambiance était-elle un peu plus calme que d’habitude à cause de la tragédie.

Eleazar fut directement abordé par un troupeau de personnes pressé de confirmer de nouveaux contrats avec le nouveau régent, ou certains voulaient s’assurer que les entendus tenaient toujours avec lui maintenant qu’il avait pris la place de son père… Bref, il y avait absolument plein de raison pour venir parler au jeune ailé qui répondait à tout avec beaucoup d’énergie, le visage plutôt neutre en expression, il était d’un professionnalisme vraiment impressionnant.

Parallèlement à cela, lorsque Harald Varcan voulu entrer dans le château avec son robot et son cheval, il fut immédiatement intercepté. Sans prendre la peine de s’expliquer, les gardes emmenèrent le poulain hors des lieux, l’un d’eux prit tout de même la parole pour annoncer qu’ils l’emmenaient en écurie et qu’Harald pourrait le récupérer plus tard. Les gardes prenaient garde à l’animal mais était sec avec le loup-garou, que faut-il avoir en tête pour amener un poulain dans un château ?? Voilà bien ce qu’ils se demandaient, mais Harald put ensuite entrer avec son robot sans problème.

Harald, suite à cette petite confrontation aux hommes de mains du nouveau régent, put constater qu’il y en avait partout… Des gardes étaient partout parmi la foule, un par ci, deux par là, bref, ils surveillaient tous les invités… El était peut être un peu paranoïaque, ou au contraire, voulait-il peut-être absolument TOUT savoir sur cette fête… Oui, c’était fort probable que ses gardes viennent tout lui raconter après… Mais rien n’était sur non plus.

Du côté du parrain de la mafia, il n’était en effet pas difficile de trouver le portrait d’Ael parmi ceux des autres rois.

Mais revenons en à notre héritier devenu régent. Ce dernier attendait justement Siegward avait beaucoup d’impatience et quand il le vit approcher parmi la foule, il se déconcentra de celui qui était entrain de lui parler, souriant au Mortimer qui approchait.

Ce dernier montra très clairement son impatience et il n’eut pas à faire beaucoup plus pour avoir sa place car Eleazar posa toute son attention sur lui, grand sourire au visage.

- Siegward ! Enfin vous revoilà !

Le mécontentement se lut très vite sur le visage de la personne qui était entrain de lui parler juste avant, mais ce dernier partit sans demander son reste car il n’y avait rien à faire, El ne voulait que parler au mafieux pour l’instant.

- Vous avez été long, je pensais que vous vous étiez perdu parmi la foule. C’est pas facile quand on est pas très grand, hein ? Je comprends…

Il ne se moquait pas vraiment… Même si ses paroles étaient empreintes d’ironie, l’enfant était lui même petit pour son âge et ne rattrapait son retard que grâce à des chaussures à plate-forme. Tant que cela venait de lui-même, l’ailé semblait avoir un peu d’autodérision. Un peu.

Il ne fallut pas trop longtemps pour que je vois s’approcher le grand mafieux aux cheveux noirs qu’était Black, l’homme de main du parrain des Mortimer.
Une fois celui-ci à notre hauteur, il donna à son boss un verre de wiskhy et à moi, une limonade… Bon choix, c’était ma préféré, et à mon sourire, je sentis le garde du corps se détendre.


- Je m'appelle Kieran O'Warg Mortimer... Plus connu sous le nom de Black. Je sers M. von Mortimer depuis 13 ans et je me suis chargé de plusieurs missions déjà envoyé par votre père... Maintenant que vous lui succédé, je me ferai un plaisir de continuer sur cette route. 

Un sourire s’afficha sur le visage d’Eleazar.

- Je suppose que vous avez beaucoup à vous dire et je vais donc vous laisser discuter. Monsieur, je vais m'éloigner pour respecter votre discussion, mais je reste à porter en cas de problème, n'hésitez pas à me rappeler si vous avez besoin de quoi que ce soit. 

Suite à cela, j’attrapai un bras de Siegward pour passer le mien autour, signe que j’allais l’emmener quelque part.

- Oui, j’ai beaucoup à faire avec ton petit patron ! Merci beaucoup Black, je compte sur tes loyaux services à l’avenir !

Puis le loup-garou alpha s’écarta et El reposa son attention sur le Mortimer avant de se mettre en marche sans le lâcher, Siegward avait plutôt intérêt à suivre le pas s’il ne voulait pas énerver le tout nouveau régent.

- Vous avez fait un bon choix de garde du corps pour venir ici, très fidèle, un loup-garou, alpha qui plus est, c’est un très bon atout.

Le nouveau régent semblait se diriger vers une sortie de la salle, bien tranquillement, il avait tous les droits d'aller où il voulait dans sa propre demeure après tout!

- Mais revenons aux choses sérieuses...

Son regard bleu-vert se reposa alors sur le mafieux. Des yeux profonds mais où pourtant on ne pouvait rien deviné, c'était paradoxal et perturbant.

Et El ne reprit pas la parole avant d'être sorti de la pièce, où il lâcha enfin Siegward, après tout l'ailé était loin d'être quelqu'un de vraiment tactile naturellement.

- Mon père a formé une alliance des plus impressionnantes avec les Ainsworth. Les avoir sous la main me plait beaucoup mais....

Il eut un léger rire plutôt inquiétant, sa soif de pouvoir lui montait à la tête.

- Ce n'est pas suffisant!! Loin de là! Pourquoi s'arrêter à une si on peut avoir les deux? Hein?

Son regard rieur se reposa alors sur Siegward alors qu'il s'était un peu éloigné de lui.

- J'ai aussi envie de posséder votre mafia, M. von Mortimer... Avec vous, je pourrai faire tellement de choses... Mes hommes de mains ne suffisent pas, pouvoir contrôler les mafias seraient un avantage colossal pour mes... Projets..

Il leva ensuite son regard vers le plafond avant de se remettre en marche tout en faisant signe à Siegward de le suivre. Il faisait calme ici, hors de la salle de fête, c'était agréable pour les oreilles.

- Mais je ne sais pas ce que mon père a bien pu faire pour en arriver là... Je n'ai jamais pu savoir... Donc j'ai réfléchi par moi-même sur deux points; ce qui pourrait apporter fidélité éternelle, et à qui vous êtes, M. von Mortimer.


Il eut un soupir.

- Ça m'a prit un temps terrible de rassembler tout ce que je voulais... Mais j'ai tout ce qu'il me faut pour tenter ma chance à présent. Je pense savoir... Presque tout sur votre longue et complexe vie, Siegward. Et j'ai donc trouver ce qui pourrait peut-être me donner ma chance.

L'ailé laissa quelques secondes de silence en s'arrêtant à nouveau dans un couloir du château et reprit ensuite la parole.

- J'y viendrai après.. Mais quelqu'un m'a apprit beaucoup de chose sur vous... Enfin, plutôt, il m'a permit de faire le lien entre vous et ce que je lisais dans les livres...

Un nouveau sourire se dessina sur son visage.

- Et je sais que vous étiez l'amant du roi Ael, il y a presque 2000 ans. Cet ailé adorable doit bien vous manquer... Je suppose? C'est ainsi que va l'amour, non? Bref, j'ai appris l’existence d'artefact qui ramenait les morts et j'ai envoyé énormément de patrouille pour en trouver... Après tout, une vie me semblait être un cadeau plutôt suffisant, surtout sa vie...

Et à nouveau il laissa un petit temps de silence.. Cruel, l'espoir qu'il devait laissé à Siegward était vraiment cruel, il n'y avait pas d'autre mot pour cela, mais El ne s'en rendait pas compte évidemment... Ou peut-être que si?

- Mais ce fut un échec! Elles sont tellement bien cachée... C'est un enfer à trouver... Enfin, il en existe et je peux vous payer des hommes pour continuer les recherches si vous le voulez... Mais bref, je ne peux donc pas vous offrir cela, comme vous l'avez compris.... J'ai donc préparé évidemment un plan B pendant les recherches... Je m'attendais un peu à un échec pour ce premier plan à vrai dire.

Il haussa des épaules.

- Alors à la place de cela... Je me suis dis qu'à la place de vous offrir une vie... Peut-être qu'en faucher une vous plairait?

Vu son sourire, il était plutôt sur de son coup... Il n'allait certainement pas proposer la mort d'un mec lambda, ça ne faisait aucun doute là dessus même... Mais à qui aurait-il bien pensé pour que cela plaise à Siegward?
En tout cas l'enfant n'ajouta rien là dessus et sortit plutôt un papier de sa poche.

- J'ai ceci aussi pour vous...

Il lui donna le papier avant de sourire.

- C'est impressionnant comment l'amour semble capable de traverser les âges. Il ne me semble pas qu'une telle force existe encore aujourd'hui.

Le petit régent se remit déjà en route mais marchait lentement pour attendre que Siegward le rattrape...

Mais qu'y avait-il donc sur ce papier?

Eh bien... Probablement quelque chose que Siegward n'aurait jamais imaginé avoir. Tout d'abord, ce n'était pas l'original, une photocopie surement, il ne fait aucun doute qu'après un tel temps passé, le papier original devait pouvoir se déchirer avec un simple petit coup de vent.
Sur le recto de la feuille, il y avait un texte:

"Mon amour,

Si tu as ce message, c'est probablement qu'une maladie m'a emportée... Ou autre horreur et je m'excuse de tout cœur de ne plus être à tes côtés à présent. Sache que ce n'était en rien volontaire et que j'aurais aimé partager ta vie à jamais... Je n'ai jamais aimé quelqu'un autant que toi et j'aurais voulu te rendre heureux encore chaque jour de ta vie... En espérant toujours y arriver.

Tu m'as plusieurs fois confié que tu avais peur de toi et que tu n'aimais pas ce que tu es mais je pense que cela à changer depuis qu'on est ensemble mais... Maintenant que je ne suis plus là, je veux absolument que ça ne change pas. Tu es merveilleux Siegward, un être unique bourré de qualité. Je t'aime et je suis certain que tu feras chaviré le cœur d'un tas d'autres personnes tant tu es extraordinaire. Alors je t'en prie, Siegward, aime toi comme je t'aime.

J'ai toujours eu meurt de l'après vie... Rien ne dis ce qu'il y a après la mort... Je ne veux pas disparaître mais... Je sais une chose: je serai toujours à tes côtés. Quoi qu'il arrive, tu ne seras jamais seul Siegward, je serai toujours là, je te le promets. Je me battrai contre le néant, contre les enfers ou le paradis, contre Heaven lui-même si il le faut, mais je resterai auprès de toi pour l'éternité.

Puisse ta vie être longue et douce malgré que je n'ai pas pu la continuer avec toi.

Je t'aime et je t'aimerai toujours,

Ton compagnon, Ael."


Et sur le verso, un dessin semblait-il au crayon... Oui, ce dessin, Siegward pourrait peut-être s'en souvenir, Ael l'avait demandé sur un marché, car il y en avait déjà à l'époque. Ce portrait ne représentait que le visage, jusqu'aux épaules, des deux amants, blotti l'un contre l'autre... Adorable, cette oeuvre non-officielle avait été la préférée du roi.

C'était hallucinant qu'El ait retrouvé tel trésor, et il semblait plutôt fier de lui, ça n'avait surement pas été simple. L'enfant devait vraiment être futé pour savoir relier tant d'informations pourtant si vieilles.

- J'espère que ce début de cadeau te plait.

Combien fallait-il d'années pour oublier l'être qu'on aime? El se le demandait, mais il savait qu'il n'aurait jamais ce problème-là, la mort ne lui faisait pas peur, tout le monde pouvait y plonger, tant qu'il avait ce qu'il voulait!



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Eleazar se moque en #990066.

merci à mon coeur pour ce cro beau dessin *^*:
 

Petits croquis de Eleazar <3:
 
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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Sam 20 Oct - 17:30




Ahlala, Kieran, c'est toujours un bonheur de t'ennuyer, mais depuis le temps, tu dois bien t'en être rendu compte. Si ça ne tenait qu'à moi, je l'aurais surement poussé à laisser sortir son loup, qui est beaucoup plus amusant que son propriétaire, mais bon, c'est n'était pas le moment de penser à ce genre de chose. Mon garde du corps venait de s'en aller, moi, j'avançais dans la file d'attente pour atteindre le nouveau régent, qui a mon approche, posa immédiatement son attention sur moi.

- Siegward ! Enfin vous revoilà !

Vous avez été long, je pensais que vous vous étiez perdu parmi la foule. C’est pas facile quand on est pas très grand, hein ? Je comprends…


Tiens tiens, voilà que les rôles s'inversent, par un gamin en plus, quelle ironie.
Malgré tout, je pris un beau sourire, et, mes yeux se baissèrent doucement pour observer les chaussures avec des plates-formes, il ne me dépassait pas malgré celles-ci, mais cela lui faisait quand même gagner pas mal de centimètres. Mon regard revenu doucement dans celui du régent, j'avais besoin de faire un commentaire ? Je ne pense pas, même si l'envie m'en prenait, je ne pouvais nier qu'il ait raison, je le reconnais moi-même, mais il est clair que je possède une petite taille, une trop petite taille même, mais bon, je n'ai pas choisi d'être ainsi, ça a ses avantages même parfois, et on sait très bien vivre avec.

Tient, Kieran est de retour, avec la petite mission que je lui avais donnée. J'eu droit à un whisky, basique serte, mais mes goûts n'étaient pas compliqués, tant que la boisson contient de l'alcool, le reste m'importe peu. Mais j'ignorais ce que le loup-garou avait choisi pour Eleazar, j'attendais de voir la réaction de ce dernier, et visiblement, le choix de mon garde du corps lui plaisait, cela me soulageait même si je ne le montrais pas.
Après la courte présentation de Kieran, je lui fis un simple signe de la tête tout en gardant mon sourire, à la fois pour le remercier, mais aussi pour le féliciter.

- Oui, j’ai beaucoup à faire avec ton petit patron ! Merci beaucoup Black, je compte sur tes loyaux services à l’avenir !

A ses mots, Eleazar avait passé l'un de ses bras autour du mien, afin de se mettre à marcher tout en s'assurant que je suis, ce que je fis, évidemment, même si mes oreilles sifflaient sur le fait qu'il continue à faire des commentaires sur ma taille. Mais bon, ce qui m'intriguait était le fait que l'on aille jusqu'à une sortie de la salle, je compris rapidement que cette discussion serait privée, d'autant plus, isolée, cela me plaisait.

- Vous avez fait un bon choix de garde du corps pour venir ici, très fidèle, un loup-garou, alpha qui plus est, c’est un très bon atout.

Maintenant qu'on était loin de la foule, je ne me gênerais pas de dire ce qui me passait par la tête pour le partager avec El.

Bien sur, il fallait que je montre de quoi sont capables les Mortimer et pour cela, je sais prendre les bonnes décisions.

Nous voilà sortit, seul à présent, le nouveau dirigeant lâcha mon bras, celui-ci avait d'ailleurs pris un regard sérieux, lui aussi, parlerais franchement.
J'observais cet enfant tout en écoutant son long monologue, je prenais de temps à autre des gorgées de whisky, j'analysais chacune de ses phrases, tout était à prendre en compte, mais durant son dialogue, tout cela prit une nouvelle tournure, surtout quand il finit par prononcer le nom d'Ael. Là, je cessai de boire, trop de questions se posèrent d'un coup dans ma tête, mais je devais continuer d'écouter, et entendre tout en me remémorant des souvenirs de plus de 2000 ans.
Mes questionnements cessèrent quand il vint vers moi avec un papier, qu'il me donna, je le regarda un instant avant de poser ma mallette sur le sol afin de libérer l'une de mes mains, pour pouvoir prendre et lire ce qui était écrit. C'était une lettre, une très longue lettre, mais elle n'avait pas été rédigé par n'importe qui. Durant la lecture, mon visage était de marbre, davantage à la vue du dessin, que j'observai un bon moment avant de lever mes yeux tout en poussant un soupire. Il fallait que je remette mes idées en place, et rapidement, mais je pris le temps de ranger le papier dans ma valise avant de reprendre celle-ci en main, c'était à mon tour de m'exprimer.

- J'espère que ce début de cadeau te plait.

"Début de cadeau" ? "Te" ? Voilà que la liste de choses à dire se rallongeait, mais il fallait que je reprenne tout depuis le début, point par point, tout en laissant les sentiments de côté.

Je vais devoir vous faire redescendre de votre petit nuage, M. Featherstone... J'ignore aussi comment vous avez acheté les Ainsworth, mais c'est très réussi... Au point que leur présence n'est même pas nécessaire pour cet événement, enfin, ce n'est pas le sujet... Je vais vous mettre votre objectif dans un tout autre contexte bien plus réaliste, d'un point de vue d'un parrain de la mafia... Vous possédez les Ainsworth, qui sont bien obéissants, vous voulez maintenant les Mortimer, mais avez-vous pensez au fait que les deux peuvent autant travailler main dans la main, que de mener des guerres entre eux ? En ce moment, ce n'est pas le cas, mais il y a beaucoup de choses qu'ils font, sous vos ordres, qui ne me plaisent pas, et pourtant, ils s'exécutent sans réfléchir.

Maintenant, je vais aborder le sujet sur Ael, cela m'impressionne que vous avez pu prendre connaissance de la relation que j'avais avec lui, le reste n'a donc plus de secret pour vous, mais je vais vous assurer d'une chose, même si vous aviez réussi à trouver ce fameux artefact, même si Ael était là devant moi et en vie, j'aurais refusé cette offre. Pendant près de 1000 ans je ne me suis pas remis de sa mort, ce n'est qu'au bout de toutes ces années que je suis parvenu à tourner la page, maintenant, ma mafia est ma nouvelle vie...


Mon visage finit par se détendre, au point que je pris un grand sourire, mes yeux rouges semblaient s'illuminer, je devais presque faire peur ainsi, mais Eleazar avait choisi de parler d'un sujet sensible, il allait devoir en assumer les conséquences.

...et je ne l'a donnerais jamais pour des raisons qui me sont personnelles...

Je n'aurais pas besoin de m'exprimer pour la seconde proposition qu'était de faucher une vie, la réponse serait la même, mais bon, j'allais quand même expliquer mes raisons de ce choix.

Vous pouvez m'acheter, moi, tout seul, je ferais ce qui vous plairaient, n'en doutez pas, mais jamais, ô grand jamais, je ne forcerais ma famille à exécuter de force des choses dont seul moi j'en ai tiré profit. Vous voulez ma mafia, très bien, mais adressez-vous à l'ensemble de mes hommes et femmes d'honneurs, et seulement ensuite je trancherais. Nous sommes une famille, je n'ai rien à leur cacher pour ce genre de chose, et je devrais encore moins être le seul à en profiter, ils le méritent bien plus que moi d'ailleurs, tous. Je suis le parrain des Mortimer, non pas le tyran des Mortimer, achetez-moi pour vos plaisirs personnels si vous y tenez, mais vous n'aurez pas ma mafia...

J'avais dit tout ce qu'il fallait, mon sourire était toujours présent, pour moi, la discussion était close, j'étais prêt à partir, même, de quitter l'événement, j'ai eu la discussion que je voulais, je n'aurais plus rien à faire ici, à part perdre mon temps.

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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Dim 21 Oct - 22:14

PARCE QUE LA MORT EST UN VÊTEMENT QUE TOUT LE MONDE PORTERA UN JOUR OU L’AUTRE…
Elias venait de crier un peu trop parce qu'il était excessivement excédé par le comportement de sa mère qui était gentiment venu le chercher; le piquer sur les points sensibles ce qui était carrément cruel. Le mage avait pourtant en temps normal un tempérament gentil, serviable et calme mais cette fois c'était trop. Son visage doux et serein avait laissé place à un sérieux implacable afin de se contenir en public. S'ils n'avaient été qu'à deux, il aurait eu la plus belle envie de lui envoyer valser sa main à la figure. Ce qu'il avait fait avec une montre à gousset en début de cérémonie.

Monsieur, madame ! Cela n’est ni le moment, ni l’instant de vous disputer, vous ne faites pas honneur par votre attitude, aux personnes réunies ici en ce jour !  

Elias avait fait un quart de tour pour se retourner et observer qui était venu leur faire une réflexion en pleine discussion. Qui était venu se permettre de fourrer son nez dans des affaires personnelles à la base et qui plus est de venir attaquer de front ?
Le jeune homme scruta alors les traits de celui qui avait lancé pareille réplique. Il n'aurait su estimer vraiment l'âge... mais en tout cas il paraissait plus vieux que lui. La petite quarantaine ? Non la mi-trentaine tout au plus... Il n'avait pas l'air particulièrement différent des autres physiquement et avait plus ou moins la même taille que le styliste. Seul le fait que l'homme n'était pas particulièrement habillé comme tel avait piqué les yeux d'Elias qui apportait forte minutie en matière de vêtements en vue de son métier. L'étranger portait une barbe et ses cheveux se clairsemaient de gris à certains endroits.
Il resta vaguement silencieux, ne sachant pas tellement quoi répondre, mais sa mère le devança et il aurait préféré que cela n'arrive pas.

Et depuis quand nous faisons-nous dicter le comportement par quelqu'un d'autre ?   , avait -elle lancé sur un ton horripilant. Elle avait l'art de se comporter de façon désagréable et cela s'affichait sur son visage. Elias grimaça fortement en élevant les yeux au ciel tellement il s'agaçait de plus en plus. C'était peut-être le seul signe de désapprobation qu'il émit puisqu'il ne dit toujours rien, alors qu'il vint boire une gorgée de café. Il se brûla un peu car la tasse était toujours très fumante.

Mon cher Harald Varcan, je vois que vous retenez bien les leçons, ou pas, en fait.  

Une personne nouvelle venait d'intervenir, qui avait apparemment l'air de connaître le précédent venu. C'était un homme, qu'Elias regarda attentivement arriver. Il plongea alors ses yeux clairs dans ceux sombres et entourés de rouge pourpre de cet individu. Il fronça doucement les sourcils mais finit par conclure qu'il ne s'était jamais vu ou bien il n'en avait pas souvenir...
Ses cheveux avaient également une couleur rougeâtre alors que les pointes des cheveux demeuraient sombres et tranchaient comme jamais avec la pâleur froide de sa peau. Cet homme imposait pas mal devant tout le monde et Elias lui sourit, particulièrement à cause du fin rictus qu'il avait affiché sur le visage dès son entrée. Elias aurait bien été curieux de connaître la raison de cela. Il lui fit un signe de tête bref, peut-être aurait-il par la suite l'occasion de connaître celui-ci. Si son apparence ne pouvait quasiment que trahir la race à laquelle il appartenait, Elias n'en serait pas plus effrayé ou surpris: l'habitude de voir des choses hors du comment le rendait très ouvert à la discussion en tout bien tout honneur.

Et si c'est moi qui vous le demande !? Vous allez obéir ? Vous êtes bien obligés de le faire n'est-ce pas ?  
Elias sursauta fortement, se retournant de plus belle pour découvrir une autre personne qui venait immiscer dans un contexte totalement inapproprié à la base. Il ne reconnaissait pas cette voix, il ne l'avait jamais entendue à vrai dire. Le mage avait été à deux doigts de renverser sa tasse, ce qui l'aurait bien ennuyé surtout si ce liquide bouillant avait tâché sa belle tenue choisie avec soin.
Quelqu'un d'autre sorti de nulle part ! Pff c'était un gamin donc à quoi jouait-il avec un ton si orgueilleux soudainement ? Elias n'avait jamais croisé l'héritier des Bleckingham et n'aurait donc su dire pour rien au monde à quoi il ressemblait. Le mage fit la moue sans toujours avoir la moindre envie d'intervenir. Cette situation le saoulait comme jamais en l'envie de tourner les talons lui traversa l'esprit. Encore plus en entendant ce foutu gosse, qui ne devait pas avoir encore la majorité, remercier ouvertement cet autre homme bizarre qui était venu leur faire la morale. Ils s'étaient donc tous donné le mot, ou bien comment ça marche ?
Sa mère lui donna un coup de coude vigoureux sans qu'il ne comprenne pourquoi.  

Le styliste se contentait pour le moment de scruter les vêtements de jeune garçon; il était bien habillé ! Très même... Le jeune homme apprécia son style de chapeau, lui en portant un aussi donc il n'aurait pas pu porter un jugement négatif dessus.
Il détailla du coin de l’œil sa veste, d'une couleur fort sombre qui le rendait autoritaire; mais ce furent ses yeux qui perturbèrent assez le mage qui trouvait cela hors du commun une couleur d'yeux pareille. Mais il fut à nouveau sorti de son intrigue lorsque sa mère reprit la parole.

Que nous vaut cette petite intervention Anderson ? , minauda la mère d'Elias en gardant les lèvres pincées et le regard perçant, défiant littéralement l'héritier de la famille à laquelle elle appartenait. La femme ne l'avait pas particulièrement salué dans les règles de l'art, seul le dernier venu avait eu l'air de marquer suffisamment de politesse à cela.
Le mage avait observé la manière dont avait salué le vampire de manière assez officielle le garçon. Il ne put s'empêcher d'en déduire qu'il avait importance capitale et finit par brièvement tilter son identité sans pour autant y trouver une véritable importance puisqu'il se contenta d'un signe envers lui.

Judes Anderson Bleckigham, oui ça doit bien être toi... Mhmm on ne va pas s'entendre si tu commences comme cela. Déjà que tu incarnes rien que par son statut et ton nom tout ce que je déteste. Ça n'a rien de personnel pourtant je m'en excuse mais ce n'est pas le moment.

Eh bien, si vous pouviez effectivement montrer un bien plus grand respect envers l'événement fragile qui caractérise ce jour, ce ne serait pas du luxe.  

Anderson avait dit cela sur un ton sans égal qui sonnait comme un ordre alors que sa réplique avait été formée de façon assez ironique. La dame d'une cinquantaine d'années grommela quelque chose, et puis finit par acquiescer sans demander rien de plus, se contentant de tourner les talons en frôlant son fils qui fit un mouvement d'épaule pour s'en dégager. Oui oui c'est ça, va plus loin; ça me fera de belles vacances !  Il passa doucement sa main sur le tissu fluide de son long manteau d'un bleu unique et retourna son attention vers les autres membres de cette discussion un rien tendue.
Anderson toisait maintenant Elias fortement afin de déceler la moindre expression d'adhésion à ce qu'il venait d'exiger mais n'eut apparemment pas ce qu'il recherchait et soupira alors.

Bien, je crois que je n'ai pas le temps de  m'appesantir plus longtemps sur vos stupidités d'adultes alors je vous laisse !    
Anderson n'avait pas pris la peine de connaître l’identité de ses interlocuteurs bien qu'il ait reconnu Horace Luther, ceux qui semblaient être des Bleckigham assez indignes mais ne prit pas le temps de connaître l'identité de cet autre homme, le plus âgé semblait-il. Le calme avait l'air d'être revenu, c'était tout ce qui lui importait; il aurait des réponses à se questions plus tard: son estomac le rappelait près du buffet, puis il se dit qu'il devait toujours récupérer des gâteaux pour sa petite sœur.

Elias détacha donc son attention de ce personnage de haute noblesse et fut certain qu'un jour il se reverrait; il le sentait et cela ne présageait rien de bon. La manière dont il l'avait regardé ne lui disait rien qui vaille. Cela ne décontenança pas plus que cela le mage qui posa son attention sur tout autre chose puisque le vampire avait l'air de venir vers lui. Le styliste but doucement une gorgée de son café, qui était à présent à température parfaite et lui afficha un sourire accueillant: son humeur allait peut-être redevenir normale bientôt.
Son nouvel interlocuteur tenait habilement un verre de vin dans la main et débuta la discussion en se présentant évidemment:

Horace Luther, enchanté, ...? J’ai entendu parler de vous, si je ne m’abuse, vous êtes styliste? Si vous avez confectionné la tenue actuelle du nouvel héritier, sachez que vous avez toutes mes éloges pour votre travail.  

Enchanté Horace ! (Elias avait bien évidemment déjà entendu ce nom, seulement de loin à vrai dire et se fit un plaisir de pouvoir mettre enfin un visage sur cette personne.) Vous avez entendu parler de moi ? C'est amusant... Effectivement je suis Elias Wordsworth, le styliste qui s'est fait emprisonner entre les griffes des Featherstone pour créer cette tenue ! Je plaisante, ça été disons pointu de réaliser cela, mais si vous apprécié alors j'en suis ravi.
(Le styliste sourit joyeusement, avant de continuer.)
Je n'aurais jamais cru croiser quelqu'un comme vous ici. Vous avez mes félicitations par rapport à votre entreprise ! Et ma foi, vous êtes plutôt bien habillé. (Cela était vraiment un compliment de la part d'un styliste parce qu'Elias avait l’œil vraiment critique.  Le  costume blanc immaculé  du vampire lui allait bien, on aurait vraiment pu le confondre parmi les nobles des familles fodnatrices. Elias avait observé à ses pieds bottes noires en cuir lustré de choses toutes aussi brillantes. Le mage avait le goût des choses un rien plus sobre, bien qu'il aimait tout autant les couleurs.)
Vous étiez bien plus proche du défunt ainsi que de sa famille, n'est-ce pas si je puis me permettre ?
Oh au fait, vous connaissez bien cet homme ?
, s'intrigua le jeune homme en désignant Harald d'un signe de tête.

Le mage était enfin redevenu parfaitement détendu et calme bien que les circonstances n'avaient pas été des meilleures avait le discours d'Elezar. Il chassa bien vite ces idées de sa tête, il voulait en savoir plus sur cet homme qu'il venait de rencontrer et peut-être sur l'autre aussi qui avait l'air pour le moment un rien plus en retrait à moins qu'il ne soit intimidé par un vampire... Elias ne savait pas trop, mais conserva un visage avenant offrant le champ des possibles aux personnes voulant s'apparenter à la discussion.
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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Mar 23 Oct - 20:13






La mort, est une chose tragique





Après que les gardes m’ai pris Crin D’Ombre (il fallait bien que cela arrive), j’avais remarqué que bons nombres d’entre eux était présent dans la grande salle et surveillait les personnes présente à la réception. En intervenant comme je l’avais fait, j’espérais bien ne pas me faire de nouveau remarquer, mais c’était peine perdue.

Directement après que j’ai interrompu les deux personnes, la dame me répond sèchement. Je ne m’y attendais pas et suis pris au dépourvu, avant donc que j’ai pu agir de nouveau, je crois entendre la voix du Luther avec lequel j’ai parlé précédemment (je dois avouer ne pas avoir bien entendu tout ce qu’il dit).

À peine quelques secondes après, un garçon assez jeune interpelle la dame d’une voix forte. Je suis assez surpris de son ton de voix, même si je ne le montre ni dans mon expression, ni dans mes actions. Ensuite, quand il se tourne vers moi et me remercie, je lui réponds simplement :

- Je n’ai fait que mon devoir et pour tout vous dires, je ne fais que suive le conseille d’un noble à qui je dois un service… Je dois aussi vous remerciez pour votre intervention jeune homme.

Je comptais bien me faire pardonner pour l’incident avec Horace Luther, je n’avais pas réussi à bien me faire bien voir par Black, ce qui est logique après tant de mensonge, mais malgré cela, je veux au moins me faire pardonner pour cela.

Après cette minuscule conversation, le jeune homme et la dame ont encore parlés quelques instants, puis les deux sont partis chacun dans leurs directions.
Je suis resté là quelque instant à réfléchir, avant de me rappeler que je cherchais Black. Vu que celui-ci a disparu de mon chant de vision, je décide d’aller me chercher quelque chose à manger.

   

             


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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Mar 23 Oct - 22:39


Death is life,
And I walk with her.





Eleazar semblait apprécier la boisson que je lui avais choisi... Ouf! Je n'avais après tout pas vraiment envie de foutre en l'air l'approche de mon boss, même si il méritait surement que je m'énerve, je savas très bien où était ma place et je me devais de la respecter.

Après ma réplique, je m'écartai donc pour surveiller Siegward sans les déranger dans leur discussion mais avant même que je m'écarte, Eleazar avait déjà commencé à bouger, il avait beaucoup à dire à ce vieux mafieux visiblement... Après tout le nouveau régent était jeune, l'idée de contrôler les mafias devait être plutôt amusant je suppose?

Mais évidemment j'étais contraint de, moi aussi, de bouger pour ne pas perdre de vue ces deux petits nains..? Quoi?? Bien sur que non je ne rage pas contre mon boss qui a faillit me faire perdre le contrôle sur mon loup, au pire moment!! PAS DU TOUT!

Pour les suivre, je longeai l'un des buffets, cela me permettait de piquer deux trois trucs par la même occasion. Ça sentait trop bons, leurs cuisiniers devaient être de vrais cordons bleus. Je goutai aussi deux trois alcools, vraiment pas mauvais non plus.. il n'y avait que de la qualité ici, la meilleure d'Heaven sans aucun doute, mon palais le sentait bien même si je ne pouvais pas me plaindre: mon rang me permettait d'avoir très souvent de bons morceaux à manger.

Du coin de l’œil, je remarquai une silhouette que j'avais déjà croisé... Harald. Mon regard ne s'attarda pas davantage sur lui, il ne m'avait pas vu je pense, et tant mieux, je n'avais pas envie de lui parler, voilà tout. En plus, j'avais un boulot et je me devais de le respecter.
Je me figeai cependant un instant de surprise lorsque je remarquai El qui allait sortir de la pièce avec mon patron... Mais... Je ne pourrais plus le surveiller si c'était ainsi... Je ne pense pas qu'Eleazar tuerait Siegward mais... Cet enfant avait une ambition sans limite... Je ne pouvais pas prendre de risque non.

D'un pas décidé, je me dirigeai rapidement jusqu'à la porte pour les suivre... J'arrivai même avant que celle-ci ne se referme, mais je pris soin de la fermer complètement après que je sois passé pour empêcher quiconque de nous suivre, c'était privé.

Je remarquai un instant le regard agacé d'Eleazar de me voir là puis... Finalement en fait ça ne semblait pas vraiment le déranger plus que ça. Rien ne semblait lui faire perdre le fil de ses idées.

Alors le jeune héritier commença à parler et... Je ne compris pas tout.. Qui était Ael? ... Mon boss avait aimé quelqu'un qui était mort..? Oh quel horreur... Je comprenais cette douleur.. Mon regard s'attrista un peu en regardant Siegward, je savais que son passé était lourd, je ne savais pas à quel point il l'était...

Mais il prit la parole, et moi évidemment, je ne dis pas un mot.

- Je vais devoir vous faire redescendre de votre petit nuage, M. Featherstone... J'ignore aussi comment vous avez acheté les Ainsworth, mais c'est très réussi... Au point que leur présence n'est même pas nécessaire pour cet événement, enfin, ce n'est pas le sujet... Je vais vous mettre votre objectif dans un tout autre contexte bien plus réaliste, d'un point de vue d'un parrain de la mafia... Vous possédez les Ainsworth, qui sont bien obéissants, vous voulez maintenant les Mortimer, mais avez-vous pensez au fait que les deux peuvent autant travailler main dans la main, que de mener des guerres entre eux ? En ce moment, ce n'est pas le cas, mais il y a beaucoup de choses qu'ils font, sous vos ordres, qui ne me plaisent pas, et pourtant, ils s'exécutent sans réfléchir.

Maintenant, je vais aborder le sujet sur Ael, cela m'impressionne que vous avez pu prendre connaissance de la relation que j'avais avec lui, le reste n'a donc plus de secret pour vous, mais je vais vous assurer d'une chose, même si vous aviez réussi à trouver ce fameux artefact, même si Ael était là devant moi et en vie, j'aurais refusé cette offre. Pendant près de 1000 ans je ne me suis pas remis de sa mort, ce n'est qu'au bout de toutes ces années que je suis parvenu à tourner la page, maintenant, ma mafia est ma nouvelle vie...


Sur le premier plan, mon patron voyait juste, gérer deux mafias qui pouvaient facilement se haïr... Ce n'était pas quelque chose de très simple... Eleazar était jeune et même si ce n'était pas le cas, il est impossible de calmer les ardeurs des nôtres en vivant si loin...

Sur le deuxième point... J'avoue que j'étais troublé... C'était possible d'oublier l'être qu'on aime? Luci.. Nononon, je ne l'oublierai jamais... Enfin, je comprenais bien que mon boss ait tourné la page après.. Tant d'année, quelle souffrance cela avait-il été pour lui..? Mais... Il n'avait pas envie de le retrouver? Même après avoir fait son deuil? Cela m'étonnait plus, surtout le fait qu'il n'aurait pas voulu de lui si il avait été devant lui... Ça me faisait mal au cœur et j’espérais que ce n'était pas vrai... Mais après tout, je n'en savais rien...

- Vous pouvez m'acheter, moi, tout seul, je ferais ce qui vous plairaient, n'en doutez pas, mais jamais, ô grand jamais, je ne forcerais ma famille à exécuter de force des choses dont seul moi j'en ai tiré profit. Vous voulez ma mafia, très bien, mais adressez-vous à l'ensemble de mes hommes et femmes d'honneurs, et seulement ensuite je trancherais. Nous sommes une famille, je n'ai rien à leur cacher pour ce genre de chose, et je devrais encore moins être le seul à en profiter, ils le méritent bien plus que moi d'ailleurs, tous. Je suis le parrain des Mortimer, non pas le tyran des Mortimer, achetez-moi pour vos plaisirs personnels si vous y tenez, mais vous n'aurez pas ma mafia...

Cette nouvelle réplique de mon supérieur me surprit assez bien elle aussi... Je le savais très convainquant et protecteur vis-à-vis des Mortimer, mais j'étais surpris que ce soit à ce point là.
Mais à ce moment, alors que je restais dans un coin un peu plus éloigné d'eux, je me permis de prendre la parole.

- Messieurs.. Je tenais juste à vous dire que j'ai, comme dis précédemment, répondu à plusieurs reprises à des demandes de votre père, jeune régent, alors, tant que vos ordres restent dans la mesure du faisable à mes yeux, je le ferai.

Je m'arrêtai là dessus... Luci était un Ainsworth, il savait surement pourquoi sa Mafia avait accepté les ordres des Featherstone, il y avait surement des raisons... Je ne suis pas avec les Ainsworth mais.. L'homme de ma vie, si... Je ne peux pas non plus me retrouver en désaccord avec eux sur toute la ligne!! Ah, ces arguments n'ont ni queue ni tête! Mais je m'en fiche! Les Featherstone, et surtout Eleazar, sont impressionnants. Les aider dans leur desseins ne me dérangeaient pas vraiment car rien ne me posait de problème après tout.



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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Dim 28 Oct - 19:04










Et si vivre était plus difficile que de mourir...


feat Eleazar- Siegward- Elias-Harald- Kieran- Cassiope - Horace - Marie




Après avoir un peu usé de son autorité, Anderson finit par tourner les talons parce qu’il n’avait plus rien à y faire: les discussions étaient redevenues normales et le calme bien plus agréable. L’héritier n’aurait peut-être pas dû intervenir mais c’était bien plus fort que lui. Il n’avait pas pu s’empêcher de leur clouer le bec. Son visage ne s’était pas montré agressif à ce point, mais on pouvait sentir son agacement palpable alors qu’il avait gardé les mâchoires contractées et les poings assez serrés en regardant les deux qui se disputaient. La manière dont la femme le toisait de haut et le fait qu'elle ne l'ai nullement salué l'irritait au plus au point: pas tellement parce qu'il représentait le membre le plus important de la famille des Bleckingham mais parce qu'elle ne semblait avoir aucun respect envers les autres même en public.
Celui qui se tenait à sa droite n'avait pas plus l'air de le porter dans son cœur mais il avait senti pertinemment son regard insistant et cela devait carrément lourd. S'était-il déjà rencontré ? Non, Anderson n'avait pas souvenir de cela et puis les Bleckingham étaient bien trop nombreux pour qu'il puisse en retenir chaque membre.
La tension baissa assez vite lorsqu'il s'éloigna du groupe de personnes qui finit par se dissocier bien plus vite qu'il ne l'aurait imaginé lorsqu'il jeta un coup d’œil derrière son épaule. L'héritier sillonnait toujours doucement entre les tables et les groupes de personnes avec son plateau à la main. Des entrées reposaient déjà en équilibre et se frayer un chemin fut un peu moins laborieux par le côté qu'il emprunta. Anderson se redirigeait vers une autre partie du buffet après avoir longé les boissons chaudes et les alcools. Le jeune garçon arriva enfin devant les sucreries et partisaneries et n’oublia certainement pas Marie à qui il avait promis de ramener quelque chose de plus délicieux. Des pyramides se dressaient en équilibre et il eut bien du mal à choisir un gâteau parmi ce surplus de choix magnifiques. Le serveur le conseilla quelque peu et il finit par jeter son dévolu sur une pâtisserie où de la crème chantilly surplombait la pâte douce et aérée visuellement. Celui-ci serait pour Marie avec de fins éclats de chocolat sur les bords. Il se choisit un autre qu'il partagerait volontiers également, un plus compact avec des fruits dessus.
Enfin le jeune héritier repassa près de la zone où on servait les cafés afin d'en rapporter aux parents comme promis et repassa donc de là où il était parti. L'homme de tout à l'heure ainsi que le vampire avaient l'air d'être resté ensemble pour discuter un peu mais il ne s'en préoccupait pas davantage. Était-ce plutôt la femme ou bien l'homme qui avait créé ces ennuis de tout à l'heure ? Tout était rentré dans l'ordre des choses et Anderson poursuivit donc son chemin vers la table de sa sœur et ses parents. Il retrouva son doux sourire pour regarder un peu dans les alentours  et ne vit bien trop de personnes à qui il aurait pu parler; mais la famille d'abord évidemment.
Eleazar ne se distinguait pas dans la foule, il n'était pas sur son trône non plus apparemment: il avait dû aller s'occuper d'une autre affaire plus importante semblait-il. Anderson pensa à lui tout un moment, tout en restant concentré afin de ne rien lâcher sur son plateau. Il revint radieux et d'une excellente humeur. Il sourit joyeusement à sa sœur et s'assit doucement sur la chaise qui lui était réservée après avoir posé le plateau.

Ceci c'est pour toi, rit Anderson en déposant une belle part de gâteau sous le nez de sa sœur. Mais évidemment tu pourras goûter à celui que j'ai choisi !  J'espère qu'ils te plairont. (Il se releva pour venir lui faire un bisou sur la joue et un clin d’œil pour la rassurer de la situation.)

Anderson se tourna ensuite vers ses parents et leur tendit de bonne grâce leur tasse encore un peu fumante accompagnée de petites entrées. Sa mère le regarda un peu d’un mauvais œil pour avoir décidé de manger des gâteaux à cette heure-ci et qui plus est peu diététiques. Il fronça alors des sourcils en haussant des épaules: c’était trop tard de toute façon et puis un de temps en temps, ça ne faisait pas de mal. Il avait  surtout voulut faire plaisir à sa petite sœur et retourna à nouveau son attention vers elle.
Une fois assis, il saisit sa fourchette puis se résolut à manger un peu avec le sang doigts (mauvaises manières aussi.)
Tu aimes le goût ?, demanda alors Anderson à Marie en écarquillant les yeux doucement et là fixant doucement de ses yeux hétérochromes.
Après si tu as envie nous pourrons aller bavarder un petit peu avec des amis. Tu as déjà repéré des personnes ? Rester ici me paraîtrait sage mais peu amusant, continua-t-il en lançant un regard insistant vers ses parents pour lui faire comprendre son désarrois. Après c’est toi qui décide !


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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Mer 31 Oct - 23:42


let’s talk



« Enchanté Horace !  Vous avez entendu parler de moi ? C'est amusant... Effectivement je suis Elias Wordsworth, le styliste qui s'est fait emprisonner entre les griffes des Featherstone pour créer cette tenue ! Je plaisante, ça été disons pointu de réaliser cela, mais si vous apprécié alors j'en suis ravi. Je n'aurais jamais cru croiser quelqu'un comme vous ici. Vous avez mes félicitations par rapport à votre entreprise ! Et ma foi, vous êtes plutôt bien habillé.
Vous étiez bien plus proche du défunt ainsi que de sa famille, n'est-ce pas si je puis me permettre ?
Oh au fait, vous connaissez bien cet homme ? »


Horace écouta le nommé Elias s’exprimer, lâchant ici un sourire, là un hochement de tête, ou encore un léger rire entre ses phrases. Contrairement à ce que le Luther aurait pu penser en voyant le différend ayant eu lieu quelques minutes auparavant, le styliste lui semblait bien aimable, même sympathique s’il ne pouvait pas dire agréable.

« Enchanté, Elias! Et bien, on entend parler de qui se fait entendre, à croire que votre art ne passe pas inaperçu dans les rues! il sourit, l’imaginant devoir habiller le jeune Featherstone, J’imagine bien que la tâche n’a pas été facile, en effet... »

En effet, le vampire n’imaginait pas Eleazar laisser quelqu’un choisir sa tenue, encore moins un styliste qui lui était inconnu; question d’intuition. Mais il se trompait peut-être. Enfin, cela montrait qu’Elias savait arriver à ses fins.

« Je pense qu’il allait de mon devoir de venir ici, vous savez. Au delà du fait de porter le nom des Luther et d’aller par obligations à toutes les cérémonies bourgeoises... je pense que je n’aurais pas eu l’esprit tranquille si je n’étais pas venu. Comme vous l’avez dit, je connaissais tout de même un minimum le défunt, par les affaires certes, mais on avait une bonne relation, et le jeune Eleazar est quelqu’un que j’apprécie, alors je trouvais normal de venir. Et si je puis me permettre... y a-t-il une raison particulière à votre venue ici? »

Certes, il avait habillé le nouveau régent de la haute famille noble concernée en ce jour, mais cela n’obligeait pas, de son humble avis, le styliste à se présenter à la cérémonie de deuil et de succession. Qu’importe, il était là de toute façon, mais tout savoir de tout amusait de quelque façon le Luther.
A contrario, était vrai que, malgré ce que l’on pourrait croire, la relation Luther-Feathstone avait certes toujours été administrative, mais une bonne entente avait toujours été conservée, n’allant point jusqu’à dire qu’il s’agissait d’une vraie amitié, mais chacun avait de l’estime pour l’autre, en tout cas du point de vue du jeune Horace.

« Oh! et merci. Je dois mes habits à mon styliste, mais pourquoi pas un jour vous appelez? J’y penserai une fois, je serais content de porter des vêtements de votre conception.
Concernant mon entreprise... j’ai beau la posséder toute entière et en avoir le nom... vous savez, les Luther doivent tout à son créateur, même si des améliorations sont tout le temps faites, je préfère ne pas en prendre la grosse tête. Mais merci. »

Horace sourit, modeste. Depuis quand, d’ailleurs? Lui qui baignait dans la belle estime qu’il avait pour ce qu’il faisait et son entreprise, le voilà devenu... modeste. Il était rare qu’il parle ainsi, peut-être était-ce simplement le fond de sa pensée? Après tout, ce n’est pas un menteur, et il ne gagnerait rien à mentir, pourquoi le ferait-il donc? Il balaya la salle du regard avant que ses yeux ne tombent sur celui dont lui parlait son interlocuteur. En face de lui, bien que plus loin, se tenait Harald Varcan. A sa vue, le centenaire grimaça légèrement, faisant mine d’un léger dégoût. Oui, c’était exagéré alors qu’ils ne se connaissaient pas, mais une mauvaise première impression donnée gâchait toute votre image par la suite.

« Oh, lui... Il s’agit de Harald Varcan. Je ne peux pas dire que je le connaisse bien, on ne s’est vu et parlé qu’une unique fois, et ce n’était même pas il y a une heure mais... on va simplement dire que nous avons eu un léger différend. il se tut un instant, baissant le ton et se penchant légèrement pour ne pas que la rumeur court partout, vous savez, c’est l’homme qui est arrivé du ciel, de façon très peu polie... »

Il se redressa, haussant les épaules en soupirant. La malpolitesse était quelque chose qui l’énerverait toujours, quoiqu’on en dise.

« Excusez-moi... serait-ce mal placé de vous demander la raison de l’altercation de tout à l’heure? Horace s’arrêta un instant, se demandant s’il faisait mal de demander, ne vous forcez pas à répondre, je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarder pas. »

Un peu quand même. Ce n’était pas méchant, ni malsain, ni encore malintentionné, il était juste... beaucoup trop curieux, et cela le perdrait probablement un jour ou l’autre.

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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Sam 3 Nov - 12:28

Elle arrive tôt ou tard

Perdue dans le flot de ses pensées pendant un long moment, Marie en avait été tirée lorsque son père commença à lui parler et discutèrent d’un peu tout et n’importe quoi jusqu’à ce que Anderson ne revienne, ce qui fit naître un sourire sur le visage de sa sœur. En posant son regard sur le plateau qu’il avait rapporté, elle commença à avoir faim et regarda les différents gâteaux avec envie. Ils avaient l’air tellement bon après tout.

Avant que son frère ne se rasseye la jeune fille lui fit à son tour un bisou sur la joue en remerciement.

– Merci ! Ça a l’air super bon ! Je te ferai goûter le mien aussi si tu veux comme ça, on aura chacun goûté le morceau de l’autre.

Avant de commencer elle attendit que tout le monde soit servi avec ce qu’il avait demandé et ignora le regard mauvais que pouvait leur jeter leur mère, ne se concentrant que sur son grand-frère. Prenant tout d’abord des petites bouchées pour goûter, les morceaux présents sur sa fourchette devenaient de plus en plus grands au fur et à mesure, riant aux manières de son frère.

– Oui, j’aime beaucoup ce gâteau est vraiment très bon. Encore merci. Tu veux goûter ? Marie plaça un morceau sur sa fourchette et la tourna dans la direction de Anderson, attendant de voir sa réponse.
– Oh oui, on pourra, on s’ennuie à rester à rester assis à cette table sans rien faire. Lorsque tu es parti je n’ai pas vraiment fait attention aux gens autour de nous mais il doit sûrement y en avoir oui. Et puis comme ça, on pourra passer du temps ensembles ! Mais je préfère y aller avec toi, je ne suis pas à l’aise avec autant de monde et tu sais bien que avec ma timidité j’ose à peine parler si je suis toute seule.

Elle jeta un coup d’œil aux personnes se trouvant aux alentours, reconnaissant au passage certaines d’entre elles.

– Sinon Anderson, on peut aussi aller se promener dehors, les jardins doivent être sublimes ici, peut-être même encore plus qu’à la maison. Qu’est-ce que tu en dis ?
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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Sam 3 Nov - 13:22


Death is a mighty,
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Eleazar remarqua bien le loup qui les avait suivit mais il n’en tint pas compte pour ‘instant, disant d’abord tout ce qu’il avait à dire tout en restant toujours aussi sûr de lui.

Une fois son monologue terminé et le papier donné, Eleazar attendit une réponse. Cependant il fit quand même une petite erreur en le tutoyant, il s’en était rendu compte trop tard. Après tout, Eleazar avait bien trop l’habitude de tutoyer tout le monde, il faisait de grands efforts pour ne pas le faire aussi avec Siegward. En effet, avoir les Mortimer aussi sous ses ordres semblaient être un grand caprice.

- Je vais devoir vous faire redescendre de votre petit nuage, M. Featherstone... J'ignore aussi comment vous avez acheté les Ainsworth, mais c'est très réussi... Au point que leur présence n'est même pas nécessaire pour cet événement, enfin, ce n'est pas le sujet... Je vais vous mettre votre objectif dans un tout autre contexte bien plus réaliste, d'un point de vue d'un parrain de la mafia... Vous possédez les Ainsworth, qui sont bien obéissants, vous voulez maintenant les Mortimer, mais avez-vous pensez au fait que les deux peuvent autant travailler main dans la main, que de mener des guerres entre eux ? En ce moment, ce n'est pas le cas, mais il y a beaucoup de choses qu'ils font, sous vos ordres, qui ne me plaisent pas, et pourtant, ils s'exécutent sans réfléchir.
Maintenant, je vais aborder le sujet sur Ael, cela m'impressionne que vous avez pu prendre connaissance de la relation que j'avais avec lui, le reste n'a donc plus de secret pour vous, mais je vais vous assurer d'une chose, même si vous aviez réussi à trouver ce fameux artefact, même si Ael était là devant moi et en vie, j'aurais refusé cette offre. Pendant près de 1000 ans je ne me suis pas remis de sa mort, ce n'est qu'au bout de toutes ces années que je suis parvenu à tourner la page, maintenant, ma mafia est ma nouvelle vie…


Le nouveau régent écouta tout cela sans perdre un seul instant son sourire, ses sourcils se levèrent juste légèrement de surprise, mais Siegward ne semblait pas capable de décourager Eleazar qui ne laisserait rien se montrer au dessus de lui.
Le regard effrayant du sang mêlé n’affecta pas plus le comportement du jeune ailé… Personne n’avait jamais su lui faire peur, et ce n’était pas aujourd’hui que ça allait changer ! Car il savait surtout pertinemment bien que le mafieux ne pourrait pas ne serait-ce que le blesser.

- Vous pouvez m'acheter, moi, tout seul, je ferais ce qui vous plairaient, n'en doutez pas, mais jamais, ô grand jamais, je ne forcerais ma famille à exécuter de force des choses dont seul moi j'en ai tiré profit. Vous voulez ma mafia, très bien, mais adressez-vous à l'ensemble de mes hommes et femmes d'honneurs, et seulement ensuite je trancherais. Nous sommes une famille, je n'ai rien à leur cacher pour ce genre de chose, et je devrais encore moins être le seul à en profiter, ils le méritent bien plus que moi d'ailleurs, tous. Je suis le parrain des Mortimer, non pas le tyran des Mortimer, achetez-moi pour vos plaisirs personnels si vous y tenez, mais vous n'aurez pas ma mafia…

Enfin il eut fini. Eleazar allait donc prendre le temps de lui répondre, or il remarqua l’intention de Kieran et garda encore le silence pour l’écouter.

- Messieurs.. Je tenais juste à vous dire que j'ai, comme dis précédemment, répondu à plusieurs reprises à des demandes de votre père, jeune régent, alors, tant que vos ordres restent dans la mesure du faisable à mes yeux, je le ferai.

A ses dernières paroles, Eleazar en trouva un large sourire et hocha de la tête.

- Merci bien, Kieran. Je suis ravi de savoir que je peux aussi compter sur toi.

Puis l’attention du jeune régent aux ambitions bien trop grandes se reposa sur Siegward, il semblait bien prêt à répondre à tout ce qu’il venait de dire.

- Bien… Je suis déçu malgré tout de cette réaction… De ce qu’on m’a dit et de ce que j’ai lu… Je pensais votre amour infaillible… Comme quoi, ce n’est qu’un mythe, je suis ravi de savoir que je ne loupe donc rien.

Un sourire plutôt malaisant se dessina sur son visage avant de reprendre un air tout à fait angélique.

- J’ai quand même du mal à vous croire que vous auriez refuser cela… Vous me semblez plus fort que ça. Oh, mais je m’en fiche, de toute façon je n’ai pas trouvé un seul artefact depuis que j’ai pris, officieusement, la place de mon père. Ils sont trop bien caché.  Mais… Vous ne voulez pas ce que je vous ai gardé d’autres ? Et savoir, par la même occasion, pourquoi vous n’avez aucun secret pour moi ?

Il lui fit signe de venir avant de changer de sujet.

- Je sais parfaitement que les relations que vous avez avec les Ainsworth ne sont pas simple, je ne suis pas idiot. Mais je me sens parfaitement capable de vous gérer tous les deux. Après tout je sais répartir les tâches et je ferai toujours en sorte que vous ne vous marchiez jamais dessus. Peut-être même que je pourrais calmer à jamais vos tensions ? Ça serait pas mal.

Un sourire amusé se marqua sur son visage.

- Et ce n’est pas comme si vous aviez le choix, de me suivre… Car si je tombe et ma famille avec moi, ça sera de même pour les Mortimer et les Ainsworth. Sauf si il y a un miracle. Mais ça, j’y crois moyen.

A nouveau, il s’arrêta, l’air énervé cette fois-ci..

- D’ailleurs il faudra en parler. Je ne compte pas me laisser renverser facilement, mais les Oakley me déteste comme je les hais. Et si jamais ils arrivent à leur fin, je ne veux pas leur facilité la tâche pour autant.

Il secoua ensuite de la tête.

- Il y a trop à dire… Je prendrai un rendez-vous avec vous et le chef des Ainsworth pour en discuter. Je veux que tout soit parfait, de partout.

Eleazar était vraiment dangereux… Il semblait tout prévoir, de A à Z et dans tous les angles.

- Donc, oui, je veux que vous devenez mon petit toutou, Siegward ! (rire) Non, mais vous avoir sous mes ordres est ce que j’attends le plus… Vous et Kieran, vous êtes, vraiment deux éléments impressionnants. Puis, vous n’êtes pas leur tyran, mais vous restez leur chef… Ils vous suivent quand même, non ?

Cette fois-ci, Eleazar ne s’arrêta plus et marcha jusqu’au sous-sol.

- Bon, c’est évident que mon cadeau n’aura pas autant d’effet que ce que j’aurais voulu, du coup, mais maintenant qu’il est prêt… Ainsi cela vous fera aussi un peu de… Euh… Non, le sang de vampire ne nourrit pas un vampire, si ?

Il haussa ses épaules mais passa donc la porte en attendant les deux adultes pour commencer et parcourir les dédales de couloirs qui formaient le souterrain du château. Il passa dans plusieurs endroits avant de descendre encore d’un étage. Il faisait froid et humide, c’était des pièces qui n’étaient sûrement plus utilisées depuis le Moyen Age… Officiellement en tout cas…

- La mort est effrayante, hein ? Oh je n’en ai pas si peur que ça, personnellement… Je sais pertinemment que ma fin n’est pas pour demain. Quoi qu’en pense les gens. Mais je pense que très peu de monde n’en a pas peur… Et si l’occasion se présente, y échapper, c’est ne bonne chose, non ?

Ils étaient donc dans les anciens cachots du château… Où Eleazar gardait enfermé déjà quelques personnes… On sentait l’odeur de la pourriture, de la mort, et de faibles voix qui tentaient d’insulter Eleazar à son passage… Puis enfin, il s’arrêta devant l’une des cages.

- Vous ne trouvez pas ironique, un vampire qui n’a jamais attaqué d’être vivant, qui demandait à être nourri, tel le vieux fainéant qu’il est ?

D’un coup vif, l’enfant donna un coup de pied dans les barreaux et un léger cri se fit entendre alors qu’Eleazar affichait un sourire plein de sadisme.

- Un vrai couillon en plus de cela. Une vraie honte pour son espèce… Enfin… Il n’est même pas de sang pur alors… C’est encore pire.

Eleazar attrapa ensuite une torche allumée sur l’un des murs, la seule source de lumière pour cette cellule là, et il balança la flamme dans la cage pour mieux l’éclairer. Au fond, Siegward pouvait y voir un homme, amaigri (il devait être là depuis plusieurs jours, ou semaines), ses yeux rouges montraient bien son appartenance à la race des vampires.
Et Siegward pouvait sûrement rapidement le reconnaître. Il n’avait pas changé.
C’était l’un des conseillers d’Ael. Pire encore, c’était celui qui avait discuter en privé avec la mère du roi pour trouver un moyen de remplacer l’ailé… C’était probablement l’un des plus proches de la femme qui avait, pendant tant de temps, fait souffrir son fils…  Il n’y avait finalement donc rien d’étonnant qu’il soit le dernier en vie, à faire son lèche botte, ne faire rien d’autre que ce qui était bon pour lui… Il devait craindre la mort plus que tout. Mais grâce à cela, El avait fait la meilleure pioche possible.

- Ce vampire est le dernier des idiots. Je peux tout lui demander, il me dira tout. Et c'est quand je lisais justement un livre sur l'histoire de ma famille, en passant sur un paragraphe consacré à Ael, qu'il m'a interpellé: "Oh, c'était un roi très particulier"... Et c'était parti! J'ai pu savoir un nombre de chose incroyable sur Ael, et donc, sur vous, il savait très bien qui vous étiez, Siegward von Mortimer... Il ne savait juste pas que vous étiez le parrain de la mafia, cet idiot ne savait même pas votre prénom et si vous étiez encore vivant... Mais moi je savais déjà tout ça... Et coller les deux morceaux étaient un jeu d'enfant!!
Oh, et si tu veux tout savoir, il s'est changé en vampire peu de temps après ton expulsion sur Nox car il avait peur de mourir de tes mains... En devenant un vampire, il espérait avoir une chance contre toi... Pfh, le problème, c'est que c'est une vraie chiffe molle. Même moi je saurais le tuer sans arme j'ai l'impression.


Il se mit à rire avant de glisser la clé dans la serrure de la cellule.

- Il détestait Ael, c'était sa mère qu'il idolâtrait... Mais je ne suis pas idiot, je ne veux pas que ce scénario se répète avec moi. Je préfère condamner les gêneurs... Il ne me sert plus à rien de toute façon... Mais je me suis dis que vous le laisser serait plus gentil de ma part.

Alors qu'il parlait, le vampire emprisonné paniquait, il suppliait El de le laisser en vie, et Siegward aussi... Mais El ne semblait même pas l'écouter, gardant juste sur son visage son sourire adorable d'enfant qu'il n'était pas.
Non, ce dernier se demandait juste si il devait mettre plus d'arme à disposition de Siegward, mais il devait surement en avoir? Au pire son garde du corps en avait une sur lui aussi...

- Après cela vous pourrez rentrer chez vous si vous le souhaitez vraiment, je n'ai pas l'impression qu'Azura est l'île que vous aimez le plus... Je ne tarderai de toute façon pas à venir vous revoir pour continuer à discuter. Il me tarde d'avoir votre point de vue sur certains sujets.

Puis il ouvrit la cage. La lettre, il ne savait pas si elle avait eu beaucoup d'effet sur Siegward, car ce dernier avait très bien caché ses émotions, si seulement il en avait eu. Mais sur ce point là, Eleazar espérait bien un peu plus de réaction de la part de Siegward... L'ailé voulait aussi voir quel monstre se cachait sous cette tenue impéccable.



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merci à mon coeur pour ce cro beau dessin *^*:
 

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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Lun 5 Nov - 23:51




Contrairement à ce que je pensais, mon départ ne serait pas immédiat. Mes longues paroles, ainsi que l'intervention de Kieran semblait avoir donné envie au nouveau régent de poursuivre cette discussion qui pourrait être sans fin. Je ne vais pas le cacher, le fait que Eleazar pense tout savoir de moi commence à m'insupporter, cela en va à un point que mon regard donnait l'impression que j'avais envie de le tuer, ce qui n'était pas totalement faux.
Voilà qu'il se remet à parler de mes sentiments comme s'il connaissait tout se qu'il ce passait dans ma tête, ou même, qu'il ait déjà connu ce sentiment alors que je suis persuadé que ce n'est pas le cas, c'est impossible.

Si c'était le cas je ne serais pas ici devant vous, je serais encore moins à la tête de la mafia. Il m'a fallu un millénaire pour tourner la page, toutes ces années ont été nécessaires pour que je puisse me rendre à l'évidence qu'il est mort, et qu'il ne reviendra pas.
M. Featherstone, entre vos écrits et le présent, j'ai beaucoup changé, il va falloir que vous vous en rendiez compte, vous n'avez pas à faire avec la personne que j'étais il y a 2000 ans...


Il était arrivé à me couper l'envie de le suivre, je ne m'attendais plus à rien de sa part, rien de convainquant du moins, ce n'était pas son "cadeau" qui finit par m'attirer, mais plutôt ses paroles. Calmer les tensions entre nous et les Ainsworth... impossible, tout est fait pour que nous venions à nous détester, nous sommes différents sur tous les points, et surtout sur celui de l'obéissance extrême des Ainsworth envers les dirigeants du pays.

- Et ce n’est pas comme si vous aviez le choix, de me suivre… Car si je tombe et ma famille avec moi, ça sera de même pour les Mortimer et les Ainsworth. Sauf si il y a un miracle. Mais ça, j’y crois moyen.

Ou bien ce sera l'occasion pour nous de prendre le pouvoir...

Je n'avais pas retenu mes mots, même si je ne parlais pas très fort, l'occasion n'était que trop belle pour pouvoir dire à quoi je pensais dans un moment pareil. Je ne donnais aucun détail, car clairement, ma phrase n'était pas terminée, mais dans ma tête, tout était très claire si ce genre de situation venait à arriver, tout était déjà prévu, je voulais juste semer le doute l'espace d'un instant.
Cela n'avait pas empêché Eleazar de continuer, au point qu'il n'hésita pas à me vouloir tel un animal de compagnie. La situation devenait étrange, finalement, il souhaitait avoir seulement moi et Kieran sous ses ordres ?

Cela risque d'être compliqué, contrairement aux Ainsworth, je ne reçois d'ordre de personne... Je préfère les transactions, donnez-moi quelque chose, et je donnerais une équivalence en retour.

Je commençais à avoir l'impression de me répéter, mais bon, il est nécessaire de le faire pour un enfant en pleine éducation. Enfin, je me contentais à présent de le suivre, cela devenait plus intéressant lorsque je finis par reconnaître l'endroit où nous entrons, c'est étrange de ne pas être derrière les barreaux cette fois, même si je n'y ai séjourné que quelques jours, je m'en souviens encore.
Eleazar se mit à parler de la mort cette fois, un sujet qui m'est à moitié inconnu, étant donné que je me suis fait à l'idée d'être éternel, mais que la mort d'Ael m'a suffi à goûter à ce qui se rapprochait le plus de ma propre fin... Je ne connaissais que trop bien cette sensation, celle d'être à la limite de rendre son dernier souffle, celle qui m'a côtoyé toutes ces années de solitude.

Je sortis de mes pensées quand l'enfant vint s'exciter contre les barreaux devant lequel il s'était arrêté, j'avais faits de même pour voir ce qui se trouvait à l'intérieur. Quand la flamme de la torche finit par éclairer le visage de cet homme, je me raidis d'un coup, même mon visage qui gardait un sourire marqué avait disparu. Cette chose était toujours en vie, moi qui me faisais une joie de pouvoir un jour venir ruiner sa tombe, finalement, il était toujours là, en vie, alors qu'il ne le méritait absolument pas.
Mais à tout bien réfléchis...

J'eus besoin d'un instant pour remettre mes idées en place, durant ce temps, je vins confier ma valise à Kieran, ne doutant pas qu'il ait suivi. Mon geste fit aussi craquer mon bras brisé, qui se remettait doucement en place, j'aurais pu donner mon bagage de mon membre valide, mais peu importe, ce n'était pas le moment, et je serais bientôt totalement guéri.
Malgré mes déplacements, je ne fixai à aucun moment le loup-garou, ni même Eleazar. Maintenant que l'une de mes mains était libre, l'autre se leva afin que je puisse finir mon verre d'alcool tout en me déplaçant jusqu'à l'intérieur de la cage où se trouvait l'ancien conseiller. Je ne m'arrêtai qu'une fois que je lui fis face, m'agenouillant doucement peu après pour être plus à sa hauteur, je posai mon verre vide à côté de moi, tendis que mes mains venues jusqu'au visage de cet homme.
Mon premier membre qui entra en contact avec cet individu se posa délicatement sous son menton afin de lui faire redresser sa tête en direction de mon visage. Puis, ma seconde main lui caressait tendrement le haut de son crâne, un doux sourire me revenait, un vrai sourire. Mes émotions se mélangeaient, je devais même utiliser de mon charme d'incube involontairement, mais cela faisant partie de ma nature, je ne faisais même plus attention à ce détail. Je restai quelques secondes ainsi avant de finir par me pencher jusqu'à lui pour rapprocher mon visage du sien, ma main se trouvant sur son menton remonta jusqu'à ses lèvres, je fis glisser l'une de mes joues contre la sienne, j'atteins ainsi son oreille gauche afin de lui chuchoter.

Tu vas tellement le regretter...

J'étais heureux, tellement heureux, à un point que vous ne pouvez imaginer, qu'il soit encore vivant est au-delà de mes espérance, je pourrais ainsi l'enterrer moi-même. Non, la mort ne ferait que lui rendre service, je veux qu'il la supplie, qu'il me supplie de l'achever, non, pire, je veux que sa misérable vie soit pire que la mort, je veux le torturer, le faire souffrir.
Je vais le faire regretter d'être resté en vie, tout ce qu'il a fait subir à Ael dans le passé, je lui infligerais mille fois pire, d'autant plus que c'est un vampire à présent, à chaque fois qu'il se régénérera des blessures que je lui causerais, je lui en ferais d'autres, toujours pire.
La seule chose qui m'ennuyait était le fait que je risquais de tâcher mes vêtements de cet horrible sang, mais peu importe, je ne retiendrais pas mes coups pour si peu. En une fraction de seconde, je lui brisai sa mâchoire, peut-être même certaines de ses dents avec, en même temps, j'avais saisi de mon autre main mon verre vide afin de l'écraser en plein sur son oeil pour crever ce dernier. Puis, je saisis son visage à pleine main pour l'envoyer de toutes mes forces contre les barreaux de sa cellule, ce fut d'une telle puissance que le tintement de son corps s'écrasant contre le métal devait avoir résonné jusqu'à la salle où se déroulait la fête.
Mais ça ne me suffisait pas, je voulais lui infliger plus, beaucoup plus, mais je devais m'y retenir, il fallait que je retrouve mon calme, je ne voulais pas m'épuiser dans un endroit et un moment pareil. Heureusement que j'avais laissé ma valise à mon garde du corps, la tentation de continuer aurait été beaucoup trop forte sinon, aller aller, respire un grand coup.

Venez me rendre visite quand vous voulez... N'hésitez pas à me ramener cet incapable pour que je puisse en finir comme il se doit.

A mes mots, j'envoyai mon pied en pleins dans l'estomac de l'ancien conseiller, si Eleazar acceptait ma demande, je pourrais alors totalement me lâcher, l'attente vaudrait le coup.
Je parvins à sortir de la cellule peu après, à contre coeur bien sur, mais je lui réservais le meilleur par la suite, pour le moment, je voulais juste quitter cet endroit.
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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Mar 6 Nov - 7:14

PARCE QUE LA MORT EST UN VÊTEMENT QUE TOUT LE MONDE PORTERA UN JOUR OU L’AUTRE…
Il semblerait que celui qui s'était précédemment présenté à Elias en allant vers lui avait l'air plutôt sociable et qu'il serait agréable de converser avec. Lorsque le mage s'était lui-même présenté, le vampire avait eu l'air de réellement l'écouter et il conservait une attitude attentive vis-à-vis des dires de son interlocuteur. Elias n'était dans le fond absolument pas désagréable au niveau de son caractère, même si comme toute personne normale il ne fallait pas l'excéder comme sa mère en avait le malin plaisir de la faire. Le styliste qu'avait apparemment à reconnaître Horace garda un sourire accueillant tout le long. Peut-être cela tranchait-il avec la froideur dont il avait fait preuve quelques dizaines de minutes auparavant, mais il changeait assez rapidement de comportement afin de chasser une idée après l'autre et ne pas s'éterniser à garder un comportement désagréable pour lui-même également. Il avait retrouvé sa voix douce et son regard curieux qui brillait doucement. Il prêtait attention au vampire et l'écouta tout aussi patiemment lorsqu'il parla.

« Enchanté, Elias! Et bien, on entend parler de qui se fait entendre, à croire que votre art ne passe pas inaperçu dans les rues! il sourit, l’imaginant devoir habiller le jeune Featherstone, J’imagine bien que la tâche n’a pas été facile, en effet... »

Le styliste en question ne put s'empêcher de lâcher un fin rire en l'entendant parler de la sorte tout en affichant une mine assez étonnée mais convaincue en buvant à nouveau un peu de son café dont il approchait de la fin néanmoins. Il plissa doucement des yeux en voyant Horace penser à peu près la même chose concernant la difficulté à habiller un tel hériter important dont le caractère n'était pas évident à manier et qui n'allait sensiblement jamais être convaincu dans sa globalité. Elias pouvait certainement s'estimer heureux que cela se soit passé ainsi. Il n'avait toujours pas clairement saisi pourquoi il avait été choisi par les Featherstone, même si c'était la mère de l'héritier qui l'avait désigné... Des stylistes plus près vivant sur Azura, il devait y en avoir bien des autres mais bon... Le mage était plutôt fier du rendu après son travail acharné dont au final personne n'avait conscience hormis lui. Un styliste restait un peu comme un metteur en scène, en arrière-plan: mais cela convenait à Elias qui n'aurait jamais la prétention de se vanter ni de vouloir une place de choix.

« Je pense qu’il allait de mon devoir de venir ici, vous savez. Au-delà du fait de porter le nom des Luther et d’aller par obligations à toutes les cérémonies bourgeoises... je pense que je n’aurais pas eu l’esprit tranquille si je n’étais pas venu. Comme vous l’avez dit, je connaissais tout de même un minimum le défunt, par les affaires certes, mais on avait une bonne relation, et le jeune Eleazar est quelqu’un que j’apprécie, alors je trouvais normal de venir. Et si je puis me permettre... y a-t-il une raison particulière à votre venue ici? »
Elias hochait de la têt en signe de compréhension à ce que lui disait Horace.

Mhmm... je vois que vous êtes donc aussi honorable qu'on le laisse entendre, fit Elias en haussant des sourcils, admiratif par le réponse que le vampire lui avait formulée. Alors je pense que vous avez tout à fait votre ici... Ce qui n'est pas autant mon cas. Depuis combien de génération votre famille a-t-elle fait alliance avec les Featherstone ? J'imagine que cela doit remonter il y a bien longtemps ! Mais... si je puis me permettre, je pourrais savoir quel est votre âge réel ? Vous me paressez jeune, mais je suis certain que vous êtes bien différent.  (Le mage n'avait pas posé ses questions pour piéger ou mettre dans l'embarras Horace, mais il  se demanda s'il avait été bon de les formuler au moment où les mots lui sortirent de la bouche. Elias parlait de toute façon de manière tout aussi posée et calme et puis si le Luther ne désirait pas lui répondre, il ne s'en vexerait pas. Ce n'était en rien dans son comportement de râler ou d'être rancunier à une exception familiale près encore et toujours...)
Pour ma part, je ne saurais pas tellement donner mon opinion concernant notre nouveau dirigeant, mais qui plus est je suis certain qu'il ne manque pas d'ambition ni d'autorité et d'intelligence pour arriver à ses fins et allant rechercher les moyens là où il faudra, continua le mage en regardant vaguement en direction du trône pour à nouveau scruter les iris rougeâtre du vampire. Du peu de ce que j'ai vu de lui, je puis seulement dire que c'est un enfant bien hors du commun pour son âge. (Elias avait souri en disant cela, il ne pensait pas le revoir de sitôt à moins que l'occasion ne se représente, mais avec du recul le styliste n'avait finalement pas développé un sentiment haineux envers l'enfant. Il envisageait même une sorte de sentiment de compassion en ce jour assez peu commode pour l'occasion.)

Le mage s'était aussi attendu à ce qu'on lui demande à un moment la raison pour laquelle lui était venu à cet événement. Il n'avait pas d'apparence plus de raisons de s'y trouver ou non. Ce n'était pas pour profiter des belles salles ni rien non.

Eh bien à vrai dire... Si vous voulez tout savoir, j'ai pris connaissance de cet événement aujourd'hui même; ce matin assez tôt. Disons que j'avais un peu la tête ailleurs et pas mal retournée avec d'anciens souvenirs donc je me suis isolé.
J'ai hésité un bon moment à savoir si je venais ou non, si j'allais seulement parvenir à arriver à l'heure du rendez-vous sur la place de Sunrive.
Je ne saurais dire expressément la raison pour laquelle j'ai fini par me décider, puisque même si j'avais confectionné la tenue d'Eleazar j'aurais pu répondre négativement à son invitation. Je crois que j'avais pas mal de pensées contradictoires là-dessus, mais ce n'est pas si évident à expliquer donc...
(Il ne termina pas tellement sa phrase et resta assez évasif dessus sans trop quoi dire. Elias ne comptait pas vraiment ne pas répondre à Horace, mais la réponse aurait été compliquée à expliquer puis il ne voulait certainement pas monopoliser le dialogue en partant dans un monologue. Pour finir il finit par boire ce qui lui restait de café pour venir complimenter le vampire sur sa tenue.)
Pour ma part je me sens quand même un peu mal d'arriver avec des vêtements qui n'ont rien d'un enterrement... c'est évidemment en voyant Eleazar de loin avec la tenue que je lui ai conditionnée que cela m'a choqué à première vue.

« Oh! et merci. Je dois mes habits à mon styliste, mais pourquoi pas un jour vous appelez? J’y penserai une fois, je serais content de porter des vêtements de votre conception.
Concernant mon entreprise... j’ai beau la posséder toute entière et en avoir le nom... vous savez, les Luther doivent tout à son créateur, même si des améliorations sont tout le temps faites, je préfère ne pas en prendre la grosse tête. Mais merci.
»
Elias sourit grandement en l'entendant mentionner son styliste. Un d'Azura sans doute ! Il n'en connaissait pas tellement, car au final ce n'était pas un métier qui courait les rues.
Ha ! Si un jour l'envie vous en dit, je serais toujours là pour vous servir au mieux si je suis encore dans ce monde évidemment ! (Elias voulait plutôt lui faire passer le message du fait que lui vieillissait comparé à Horace et qu'il n'avait rien d'éternel. Le mage n'envierait cependant pas la position d'un vampire.)
Vous êtes peu prétentieux en parlant qui plus est ! Je pensais que les créatures comme vous avaient tendance à ne pas toujours être aussi modeste, rit Elias. Ou du moins, je ne me fie que sur ceux que je connais évidemment, mais c'est plutôt agréable de parler avec quelqu'un comme vous sans encore avoir la présomption de vous connaître bien sûr.

Lorsqu'Elias lui pointa du regard celui qu'Horace allait appeler Harald Varcan à son juste titre, le vampire sembla faire une petite grimace qui ne passa pas inaperçue aux yeux observateurs du mage qui ne dit rien pour autant. Les beaux yeux rouges du vampire avaient longé la foule pendant ce temps-là. Horace n'aimait donc pas trop trop Harald ? Etait-ce donc pour cela qu'il avait utilisé un ton emprunt à de l'ironie au moment où Harald était intervenu ? Le mage se dit un instant qu'ils n'avaient peut-être pas entretenu de bonnes relations... Il laissa donc Horace développer le fond de sa pensée.

« Oh, lui... Il s’agit de Harald Varcan. Je ne peux pas dire que je le connaisse bien, on ne s’est vu et parlé qu’une unique fois, et ce n’était même pas il y a une heure mais... on va simplement dire que nous avons eu un léger différend. il se tut un instant, baissant le ton et se penchant légèrement pour ne pas que la rumeur court partout, vous savez, c’est l’homme qui est arrivé du ciel, de façon très peu polie... »
Ha !, fit Elias en se retournant à nouveau vers Harald pour l'observer d'un peu plus loin alors qu'il s'était bien éloigné sans plus les voir. Je ne l'avais jamais vu avant ce jour pour ma part et je n'ai sensiblement pas trop observé l'arrivée des gens. Donc si je déduis bien, votre différend portait donc sur son arrivée peu classe pour l'événement alors ? Mhm franchement j'étais adsorbé par d'autres choses et puis emmêlé dans d'autres soucis également.

« Excusez-moi... serait-ce mal placé de vous demander la raison de l’altercation de tout à l’heure? Horace s’arrêta un instant, se demandant s’il faisait mal de demander, ne vous forcez pas à répondre, je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarder pas. »
Le mage écarquilla doucement les yeux en l'entendant et finit par sourire. Parce qu'au final Horace était arrivé sur le bord de l'altercation un peu au moment où le jeu venait à peine de se calmer après la fin de la tempête.
Oh, non je n'y vois rien de mal placé ! Mais si vous voulez tout savoir, cette altercation a commencé même avant le début de la cérémonie, avant que fameux discours d'Eleazar même. Disons que c'est une affaire de famille en résumé. Donc oui, ma mère n'a pas eu le plaisir ou bien la politesse de même se présenter mais elle fait partie de la famille des Bleckingham; moi aussi (il dit cela en baissant un peu la voix, signe qu'il n'en tenant pas plus compte et qu'il ne voulait pas être associé à cette partie de famille malgré lui.)
Je ne voudrais pas casser du sucre sur le dos de ma propre mère, mais vous n'êtes pas sans savoir que ce n'est pas toujours évident et j'imagine que vous avez dê observer un rien son comportement moins que cordial.
Il est assez rare que je m'emporte ou que je crée des remous en public mais là... Si je pouvais même m'excuser je le ferai mais j'étais extrêmement excédé.  
Nous ne serons jamais d'accord et puis si vous aviez entendu ce qu'elle m'a lâché en pleine allée des Bleckingham il y a une heure...
(Et là Elias redevint un peu pâle et morose, pensif et un rien triste. Triste non pas pour la relation houleuse qu'il entretenait avec sa mère le peu de temps qu'ils se voyaient par an, mais bien pour la raison pour laquelle ils se disputaient. Le mage esquissa un bref sourire tout de même, ne sachant que dire de plus.)
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MessageSujet: Re: Événement premier: La mort pour un roi   Mar 6 Nov - 22:37


Death is life,
And I walk with her.



Alors...
Comme dire...
La discussion entre Siegward et Eleazar était plutôt... tendue, sans l'être... Disons que l'enfant semblait indifférent et gardait son sourire, alors que mon boss avait visiblement du mal parfois à garder son calme face aux propos de l'enfant qui touchait des sujets sensibles.
Le sang-mêlé et l'ange continuaient leur discussion après ma réflexion et je n'osai pas les interrompre. Je ne fis que suivre en arrivant alors dans des endroits bien sombre du château... Des endroits que je n'aurais surement jamais vu dans un autre contexte et que je ne reverrai surement jamais.
Personne ne devait vraiment être au courant de leur utilisation. Des cachots qui me rappelaient ceux présent dans les histoires que me contaient ma mère lorsque j'étais encore enfant... Leur utilisation était certainement secrète. Il y faisait froid, humide, l'odeur n'était d'ailleurs que peu agréable, surtout pour moi, ayant un odorat fort développé.  

Puis ils s'arrêtèrent et cela me surpris... Surtout la réaction de Siegward, j'avais l'impression de ne pas le connaitre le moins du monde... Cela faisait pourtant 13 ans que je travaillais sous ses ordres, c'est incroyable!
Il me tendit sa valise sans même poser son regard dans le mien. Bien évidemment je ne posai pas de question malgré que je fis une grimace en entendant son bras craqué.
Siegward donnait très rarement sa valise à qui que ce soit, c'était un peu son bijou, son trésor, je pense. Mais il savait bien que j'y prenais garde, lorsque je l'avais à ma charge, personne ne pourrait y toucher.
Mais... A vrai dire... Je pense qu'il ne se posait même pas la question à ce moment là... Il était complètement obnubilé par autre chose. Par cet homme, dans la cellule...

La violence dont fit preuve mon supérieur ne m'étonna cependant pas tant que cela. C'est le parrain de la mafia, il sait tuer et tue. Je l'avais déjà vu jouer de sa force de sang-mêlé et même en tant qu'alpha, je n'aurais pas envie de me battre contre lui, il était puissant et très doué.
Ce qui m'étonnait plus était la joie que Siegward avait à faire souffrir cet homme... Visiblement il avait joué dans les malheurs qu'avaient connu mon boss il y a longtemps mais... Je n'étais pas certain de tout comprendre, il me manquait trop d'informations... Enfin, de ce que j'avais compris, Siegward ne voulait de toute façon plus de ce passé.

- Venez me rendre visite quand vous voulez... N'hésitez pas à me ramener cet incapable pour que je puisse en finir comme il se doit.

Un dernier coup violent dans l'estomac... Le sourire satisfait du nouveau régent... Comment un enfant peut-il donc sourire devant tant de violence..? Il vivait pourtant sur l'île avec le moins de criminalité, la plus douce, la plus calme... Comment est-il devenu si sadique?

Mais mon attention se reposa sur Siegward lorsque je le vis approcher, je lui tendis donc sa valise en préférant calmer ma curiosité et éviter de lui poser trop de questions sur tout ça, je ne pense pas que ce soit le moment. Mon boss s'en allait d'un pas plutôt décidé visiblement, et je le suivis donc en tentant de trouver quoi dire sur le moment.
Voulait-il quitter la "fête" aussi? Ou avait-il encore prévu autre chose? Moi j'avais bien envie de rester encore manger deux trois trucs...

- Monsieur... Que faisons-nous maintenant?

Ah oui, j'avais oublié de lui dire autre chose.... NON! Je n'avais pas oublié! Il m'avait juste énervé et je n'avais pas eu le temps de lui dire... C'est tout, et en rien un oubli de ma part, juste la faute de ce sang-mêlé provocateur de loup!

- Comment rentrez-vous sur Nox en fait? Vous avez pris le retour en aéronef aussi? Sinon je suis venu avec ma moto mais... Le trajet est beaucoup plus long avec cela... Je ne sais pas ce que vous préférez?

Eleazar ne nous retenait pas, mais il ne semblait pas pressé de nous montrer le chemin... Heureusement j'avais un bon centre de l'orientation et j'eus plutôt facile à retourner dans la salle de cérémonie beaucoup trop grande.
Mais... Juste avant de rentrer dans la salle... Mon regard se reposa sur Siegward avant que mon visage n'affiche une grimace très claire: "qu'est ce que je suis censé faire, là??"

Mon boss avait du sang sur lui évidemment! Sur ses habits impeccable, ça se voyait autant qu'un nez au milieu du visage!! Il ne pouvait pas rentrer ainsi! Même si tout le monde savait qui il était, c'était tout sauf une idée intelligente!! Je gardai donc la porte fermé en posant mon regard gris dans celui de Siegward.

- Vous ne pouvez pas y retourner habillé de la sorte... Cela va causer trop d'ennuis..

Je pouvais bien garder Siegward derrière moi pour le cacher mais... C'était ridicule comme idée... Ou alors attendre le jeune ailé? Il pourrait surement nous indiquer une autre sortie, sans passer par la salle principale remplie de monde... Ou la dernière solution était de changer de vêtement mais... Je n'en avais pas de rechange pour lui évidemment!! Et je ne comptais pas spécialement me déshabiller pour lui donner des vêtements 3 fois trop grands pour lui, non... Sans façon, franchement...



JOUEUR 5
Kieran
JOUEURS
1,2,3,4,...
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_________________
Kieran discute en gras et son loup mord en creepster.

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