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 TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi

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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Mer 7 Nov - 22:30







Et si vivre était plus difficile que de mourir...


feat Eleazar- Siegward- Elias-Harald- Kieran- Horace - Marie  





Anderson sourit doucement en regardant sa sœur, qui avait tout de même appris les bonnes manières, qui elles allaient sans doute se dissoudre.
Merci ! Ça a l’air super bon ! Je te ferai goûter le mien aussi si tu veux comme ça, on aura chacun goûté le morceau de l’autre.  
Elle commença à manger délicatement alors qu'il n'avait lui pas encore goûté à sa part de gâteau, trop absorbé par les joues rosées de Marie et son regard doux. Il se demandait encore à quoi on pensait à cet âge-là, bien qu'il n'en était pas si loin finalement: il restait assez jeune au final. Suffisamment jeune pour ne pas tout comprendre, mais pas pour autant pour ne rien connaître ou obéir sciemment. Il se détacha alors de ses pensées vagues.
Il goûta donc à son gâteau fruité qu'il trouva ma foi assez bon, même s'il pouvait parfois se montrer difficile. Le buffet avait été immensément dressé et il aurait bien pris une petite part de chaque pâtisserie mais cela aurait été impoli et désobligeant. Il ne fallait pas penser avec son estomac lui répétait-on assez souvent. L'héritier demeura très droit sur sa chaise, la tête haute (pour ne pas que son chapeau ne bouge d'un poil et qu'il conserve une posture digne de ce nom), bien que cela ne lui donne pas un air trop froid non plus puisqu'il arborait un sourire chaleureux. Il ne put que sourire davantage en scrutant les bouchées de plus en plus conséquentes que sa sœur avalait avec véhémence et avidité avant de dire de sa douce voix:
Oui, j’aime beaucoup ce gâteau est vraiment très bon. Encore merci. Tu veux goûter ?

Marie lui avait tendu délicatement la fourchette et en tant que grand-frère bien élevé et aimable il accepta de bonne grâce, les yeux pétillants. Anderson pouvait tout de même être fier de sa sœur au final, qui n'avait jamais eu rien à se reprocher, qui faisait toujours de son mieux. Il eut alors un soupçon de mélancolie avant de se dire qu'ils  avaient encore des années devant eux.
Anderson prit alors des mains la fourchette de l'argenterie bien brillante pour l'occasion et du bout des lèvres il porta ce que lui avait accordé généreusement Marie avant d'en approuver le goût avec succès.
Miam ! Je vois que je n'ai pas encore trop mal choisi parmi la multitude de part qui t'aurait tout autant plus les unes que les autres je pense, dit-il chaleureusement alors qu'il avait un peu la bouche pleine et qu'il rendit sa propre fourchette à sa petite sœur pour qu'elle continue ce qui lui restait à manger (s'il en restait). Et une fois avalé, il poursuivit.
Hé bien, je vais bien évidemment te faire profiter un peu de celui-ci, fanfaronna-t-il en désignant un morceau assez gros qu'il piqua au bout de sa fourchette avant de la tendre également vers la petite fille.
Je dirais qu'il a plutôt un goût légèrement sucré sur le dessus, un rien acidulé au milieu et une texture biscuitée en dessous.

Anderson aimait plutôt bien manger diverses choses, autant sucrées que salées, du moment que c'était comestible et avec un goût plus qu’exquis. Il scruta la réaction de sa soeur qui répondit à sa question avant de saisir la fourchette.

Oh oui, on pourra, on s’ennuie à rester à rester assis à cette table sans rien faire. Lorsque tu es parti je n’ai pas vraiment fait attention aux gens autour de nous mais il doit sûrement y en avoir oui. Et puis comme ça, on pourra passer du temps ensemble ! Mais je préfère y aller avec toi, je ne suis pas à l’aise avec autant de monde et tu sais bien que avec ma timidité j’ose à peine parler si je suis toute seule.

L'héritier des Bleckingham plissa doucement des yeux en ayant un sourire qui s'élargit encore un peu plus.

Mais bien sûr, comme tu voudras ! C'est vrai qu'il n'y a pas tellement grand-chose à faire avec ces deux-là en ce moment. (Il avait baissé la voix pour que seule elle ne puisse l'entendre et certainement pas leur parent. Anderson les aimait beaucoup, c'était indéniable mais ils avaient parfois une part familiale un peu trop étouffante à être toujours là à les recadrer l'un l'autre.)
Il rit doucement sans croiser le regard des deux adultes à quelques pas d'eux qui avaient l'air trop occupés à parler entre eux tandis que d'autres personnes avaient l'air d'approcher pour parler à leurs parents. Anderson haussa les sourcils sans reconnaître qui ils étaient, juste des amis lointains ou même des connaissances inconnues aux enfants sans doute. Il n'y prêta pas plus attention avant de rediriger son regard vers sa petite soeur.
Sinon Anderson, on peut aussi aller se promener dehors, les jardins doivent être sublimes ici, peut-être même encore plus qu’à la maison. Qu’est-ce que tu en dis ?

Il la laissa continuer à parler tout en finissant quasiment sa part de gâteau (plus vite que prévu parce qu'il avait faim et qu'il en avait un peu marre de manger aussi doucement qu'un oiseau.) Après avoir bu quelques gorgées, il secoua doucement la tête pour se dégager des cheveux qui l'embêtaient.
Tu sais, je crois qu'un jour cette timidité qui te colle, elle finira par s'estomper ! Je n'étais pas moins réservé que toi il y a bien longtemps et cela évolue au cours des années.
Mais je suis d'accord que ce serait une bonne occasion de se retrouver un peu et de passer un petit moment rien qu'à deux. Mine de rien, je te vois tous les jours sans trop en avoir le temps et cela reste parfois frustrant avec tant de matière à encore apprendre et de protocole à respecter...
Je crois qu'une petite promenade ne serait pas de refus, ce sera l'occasion de se parler: tu as raison !
Concernant les jardins, je crois m'y être rendu une fois... De souvenirs ils sont splendides bien sûr, ne sous-estimons pas cette famille mère !
Allons-y dès que tu auras fini de manger si tu en as envie !


Marie avait eu une super idée aux yeux de l'héritier de la deuxième famille d'Heaven et il ne se priva pas de lui en faire part tout en ne prenant pas garde à l'autorisation de sortie de table ou non de leurs parents. S'il avait à leur reprocher quoi que ce soit, Anderson en prendrait la responsabilité: aller faire une petite marche n'allait tuer personne de toute façon !
Une fois qu'ils eurent tous deux dégusté leurs mets d'exception et goûté à tout ce qu'Anderson avait ramené tant bien que mal sur un plateau en équilibre, le jeune garçon se leva avec élégance avant d’entraîner sa sœur à sa suite, ne doutant pas qu'elle le suivrait. Il était préférable d'avancer doucement à travers la foule pour ne pas risquer de la perdre en chemin. Il vint doucement saisir sa main pour être sûr qu'il ne se passerait rien, car il restait au final assez protecteur sans pour autant incarner le modèle...
La direction qu'il prit fut la porte principale où des gardes étaient postés: ils y avaient bien plus que cela des gardes et des observateurs pour s'assurer du bon déroulement de la fête. Anderson jeta un coup d’œil à Marie pour la rassurer et salua quelques personnes au passage sans plus s'attarder. Une fois arrivé devant les portes, il n'eut à faire qu'un signe de tête pour qu'on lui laisse le champ libre à sa petite sœur et lui.
La vue s'ouvrit grandement sur l'immense cour intérieure et en peu plus en contre-bas de sublimes jardins qui s'étalaient à perte de vue, dévalaient l'horizon. La lumière du jour lui frappa aux yeux et il ne put s'empêcher de détourner quelques secondes le regard.

N'y a-t-il pas plus beaux parterres de fleurs sur Heaven ? , demanda-t-il un peu la tête dans les nuages. Mais les notres sont à échelle plus raisonnables je dirais. (Anderson esquissa un sourire avant d'avancer lentement en progressant sur la cour: un côté menait aux différents jardins qui s'amalgamaient entre eux pour former une très grande étendue harmonieuse.)  

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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Dim 11 Nov - 14:10



let's talk


Le dialogue entre les deux personnes se passaient sans encombre, contrairement à l’échange que Horace avait eu le matin-même avec Harald. Il en fut content. Il était vrai que le vampire ne prenait pas tellement le temps de parler avec beaucoup de monde, étant fort occupé par ses affaires et ne faisant pas grand chose dans son temps libre. Il en aurait presque honte, en fait.

« Mhmm... je vois que vous êtes donc aussi honorable qu'on le laisse entendre. Alors je pense que vous avez tout à fait votre place ici... Ce qui n'est pas autant mon cas. Depuis combien de génération votre famille a-t-elle fait alliance avec les Featherstone ? J'imagine que cela doit remonter il y a bien longtemps ! Mais... si je puis me permettre, je pourrais savoir quel est votre âge réel ? Vous me paressez jeune, mais je suis certain que vous êtes bien différent. [...] Pour ma part, je ne saurais pas tellement donner mon opinion concernant notre nouveau dirigeant, mais qui plus est je suis certain qu'il ne manque pas d'ambition ni d'autorité et d'intelligence pour arriver à ses fins et allant rechercher les moyens là où il faudra. Du peu de ce que j'ai vu de lui, je puis seulement dire que c'est un enfant bien hors du commun pour son âge. »

Le Luther fut légèrement surpris, certes il n’était pas mal connu, mais il ne se savait pas être connu de façon honorable. Cela ne lui déplut pas, et il afficha un petit sourire.

« Hors du commun ». C’est bien le terme pour Eleazar, et Horace ne savait pas grand chose de plus sur ses projets, tout du moins pour l’instant, mais ayant juré fidélité à cette famille, il n’avait pas de crainte. Enfin pas pour lui


« Vous m’en voyez ravi! L’alliance de notre famille avec les Featherstone remonte à loin aujourd’hui... Je dirais que ça date de l’an 350. Vous savez, les vampires ne font pas leur âge, et j’ai récemment atteint les 100 ans! le vampire afficha un sourire fier, les yeux brillants, après tout, dire que l’on a 100 ans n’est pas donné à tout le monde, hm... c’est vrai que Eleazar est plutôt... imprévisible, on peut le dire. Je me demande quels sont ses projets... enfin, j’imagine qu’ils sont aussi inattendus. »

Il était vrai que Horace n'avait pas pas idée de ce que le nouveau régent était en train de préparer, mais cela pouvait-il être mal? Il l'ignorait. Soit, cela ne le concernait pas, ou pas pour l'instant.


« — Eh bien à vrai dire... Si vous voulez tout savoir, j'ai pris connaissance de cet événement aujourd'hui même; ce matin assez tôt. Disons que j'avais un peu la tête ailleurs et pas mal retournée avec d'anciens souvenirs donc je me suis isolé.
J'ai hésité un bon moment à savoir si je venais ou non, si j'allais seulement parvenir à arriver à l'heure du rendez-vous sur la place de Sunrive.
Je ne saurais dire expressément la raison pour laquelle j'ai fini par me décider, puisque même si j'avais confectionné la tenue d'Eleazar j'aurais pu répondre négativement à son invitation. Je crois que j'avais pas mal de pensées contradictoires là-dessus, mais ce n'est pas si évident à expliquer donc...
Pour ma part je me sens quand même un peu mal d'arriver avec des vêtements qui n'ont rien d'un enterrement... c'est évidemment en voyant Eleazar de loin avec la tenue que je lui ai conditionnée que cela m'a choqué à première vue. »

« Oh! je vois... Après tout, pourquoi pas? A-t-on vraiment besoin d'une raison pour venir ici? répondit le noble, à la fois étonné, et amusé.
Je pense que Eleazar n'a que faire des normes que les situations demandent, même si cela doit être outrant pour un styliste... »

[...] Horace sourit en voyant l'approbation de Elias quant au fait qu'il apprécierait être vêtu d'un de ses bijoux de création. Après tout, depuis le temps qu'il avait le même styliste et le même style de vêtements, il serait bon de changer de temps à autre, ne serait-ce même qu'une fois.

« — Vous êtes peu prétentieux en parlant qui plus est ! Je pensais que les créatures comme vous avaient tendance à ne pas toujours être aussi modeste. Ou du moins, je ne me fie que sur ceux que je connais évidemment, mais c'est plutôt agréable de parler avec quelqu'un comme vous sans encore avoir la présomption de vous connaître bien sûr. »

Tout le monde n'aurait pas pu le décrire d'une telle façon, Horace s'adressait à quelqu'un comme celle-ci s'adressait à lui, en restant respectueux. Mais cela ne l'empêchait pas d'être par moment un peu... narcissique, bien que c'était un trait de caractère qu'il essayait d'étouffer de plus en plus, cela ne lui amènerait jamais rien de bon, après tout.

« Je vous renvoie le compliment, dans ce cas! Il est vrai que rares deviennent les personnes modestes dans ce bas-monde, mais je ne suis pas un ange non plus, savez-vous! »

La preuve-même, voilà que Elias allait venir à parler du différend ayant eu lieu peu de temps auparavant, et les oreilles pointues de Horace s'ouvrirent, attentives: il était ben trop curieux, le voilà, son plus grand défaut.

« — Oh, non je n'y vois rien de mal placé ! Mais si vous voulez tout savoir, cette altercation a commencé même avant le début de la cérémonie, avant que fameux discours d'Eleazar même. Disons que c'est une affaire de famille en résumé. Donc oui, ma mère n'a pas eu le plaisir ou bien la politesse de même se présenter mais elle fait partie de la famille des Bleckingham; moi aussi.
Je ne voudrais pas casser du sucre sur le dos de ma propre mère, mais vous n'êtes pas sans savoir que ce n'est pas toujours évident et j'imagine que vous avez dû observer un rien son comportement moins que cordial.
Il est assez rare que je m'emporte ou que je crée des remous en public mais là... Si je pouvais même m'excuser je le ferai mais j'étais extrêmement excédé.  
Nous ne serons jamais d'accord et puis si vous aviez entendu ce qu'elle m'a lâché en pleine allée des Bleckingham il y a une heure... »

Horace écouta, pensif, cela n'avait en rien l'air d'être une situation facile pour le jeune homme, qu'il ne soupçonnait pas d'être un Bleckingham. Malgré tout le respect qu'il portait envers cette famille mère, le vampire ne jugea pas nécessaire d'en dire quoi que ce soit, vu comme le styliste n'en avait pas l'air fier, autant ne pas relever l'information. A la place, Horace préféra continuer d'écouter Elias, dont parler de cette histoire n'avait pas l'air de lui faire du bien. A ce qu'il comprenait, la relation avec sa mère n'était pas toute rose, cela désolait le centenaire: ayant perdu son père, il n'aurait pas supporté le fait d'être en mauvais terme avec lui avant sa mort, il s'en serait trop voulu.

« N'y a-t-il aucun point d'entente? Je veux dire, un malentendu est toujours arrangeable, pas vrai? »

A vrai dire, Horace, ne connaissant pas la cause exacte de ce différend, ne préférait pas trop dire n'importe quoi. Comment juger correctement une situation que l'on ne connait pas? Il en était incapable.


« Enfin, je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais je pense que toutes les situations peuvent être arrangées, aussi mauvaises soient-elles. Garder une mauvaise entente avec sa propre mère peut même être mauvais pour vous... »



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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Mar 13 Nov - 18:55

Elle arrive tôt ou tard


Marie observa son frère le temps qu’il ne goûte le morceau de gâteau qu’elle lui avait présenté et hocha la tête son l’affirmation.
– Je suis certaine que j’aurais aimé toutes les parts de gâteau que tu aurais pu me ramener ce après quoi elle continua de déguster sa part et fit de gros yeux en voyant le morceau que Anderson s’apprêtait à lui faire goûter. Elle se retint tout de même de ne pas sauter sur la fourchette pour enfourner ce qu’il y avait dessus. Une fois le morceau dans sa bouche, elle rendit la fourchette et savoura avant d’avaler.   C’est bon aussi ce que tu as pris, mais je préfère mon morceau quand même.

La jeune fille se mit à glousser en mettant sa main devant sa bouche afin d’être plus discrète à la remarque de son frère. Il n’avait pas tort, rester avec leurs parents ne permettait pas de faire grand-chose et encore moins des choses passionnantes.

Marie était contente que son idée plaise à son frère et le gratifia d’un grand sourire lorsqu’il l’approuva.
– Génial alors! Par contre, toi timide ? Je suis étonnée d’entendre ça venant de toi, tu as toujours l’air si sûr de toi et de savoir parler avec tant de facilités. Elle termina en bien trop vite sa part de gâteau, mettant des morceaux presque trop gros pour sa bouche sans se soucier de si on allait lui faire une remarque ou non, trop pressée de pouvoir se lever et de partir seule avec son frère. Une fois le gâteau terminé, elle s’essuya les lèvres avec sa serviette et se leva pour suivre les pas de son aîné qui, bien vite, lui prit la main pour ne pas la perdre et elle serra la sienne en retour pour ne pas le lâcher. À chaque personne qu’ils croisaient et que Anderson saluait, Marie fit de même en hochant simplement de la tête, arrivant assez rapidement à la porte d’entrée. Après quelques instants les gardes ouvrirent cette dernière, ce qui l’obligea à lever sa main pour la placer devant ses yeux, éblouis par la lumière du jour.

En voyant les jardins, la jeune fille s’émerveilla et avança toujours la main de son frère sans la sienne. – Whaaa, c’est trop beau! C’est bien plus grand que chez nous comme jardin, c’est dommage, on n’aura jamais le temps d’aller tout admirer. Mais il doit y avoir tellement de sortes différentes de jolies fleurs ici. Tu as cependant raison lorsque tu dis que les nôtres ont une taille plus raisonnable, j’ai l’impression que l’on pourrait se perdre ici tellement c’est grand, que dis-je, gigantesque.   
La jeune fille lâcha doucement la main de son frère et s'avança en trottinant vers les différents parterres de fleurs. Dis, tu crois que ça serait possible de pouvoir étudier dans les jardins de la maison lorsqu'il fait beau? Ça pourrait aussi être agréable et ça nous permettrait aussi de pouvoir être plus ensembles.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Mer 14 Nov - 19:30


Death is a mighty,
universal truth...








- Si c'était le cas je ne serais pas ici devant vous, je serais encore moins à la tête de la mafia. Il m'a fallu un millénaire pour tourner la page, toutes ces années ont été nécessaires pour que je puisse me rendre à l'évidence qu'il est mort, et qu'il ne reviendra pas.
M. Featherstone, entre vos écrits et le présent, j'ai beaucoup changé, il va falloir que vous vous en rendiez compte, vous n'avez pas à faire avec la personne que j'étais il y a 2000 ans...


A nouveau, Eleazar se contenta d'un sourire, c'était agaçant de voir à quel point tout lui semblait indifférent.

- Oh, mais je n'ai jamais voulu du vous d'il y a 2 millénaires... Il ne me semble pas très intéressant comparé au vous de maintenant. Je n'ai fait que prendre ce qui me tombait dans la main pour vous le rendre, voilà tout... N'est ce pas normal de restituer à autrui ce qui lui appartient?

Et puisque Heaven m'appartient, il en va de soi que je devienne le Roi...

- Ou bien ce sera l'occasion pour nous de prendre le pouvoir...

A ses mots, Eleazar perdit un instant son sourire pour sonder intensément le regard rouge du mafieux... Puis, au final, il ne fit qu'afficher à nouveau ce sourire mesquin et manipulateur. Siegward ne lui faisait pas peur, mais ce n'était pas cela que son sourire voulait dire.. Non, autre chose encore... Mais il ne s'expliqua pas.

Alors qu'il marchait tranquillement vers le sous-sol, Siegward expliqua comment il fonctionnait, Eleazar se mit à rire doucement. Un beau rire, doux et agréable à entendre, mais pourtant agaçant car il était impossible de savoir si il se moquait ou autre.

Et enfin... Il arriva devant ce cachot.

- Il me semble que je vous offre déjà beaucoup de chose, M. von Mortimer...

Puis il n'ajouta rien, laissant le sang-mêlé entrer dans la cage, tel un lion affamé qu'on lâchait sur sa proie. Le sourire ne quitta pas le visage de l'ailé qui ne manqua pas une miette de ce spectacle.

Sublime.

El sortit de sa poche une sucette qu'il vint glisser dans sa bouche une fois celle-ci déballée. La violence lui donnait faim.

- Venez me rendre visite quand vous voulez... N'hésitez pas à me ramener cet incapable pour que je puisse en finir comme il se doit.

Lorsque Siegward sortit de la cellule, El se contenta d'un sourire avant d'hocher de la tête.

- Avec grand plaisir, M. von Mortimer... J'espère que vous êtes un homme honnête.

En disant cela, il voulait bien évidemment parler de ses désirs... El lui avait fait de beaux cadeaux, mais il ne faisait pas cela pour être gentil ou venger son ancêtre, oooh non, Ael n'est pas un roi qu'il admire, loin de là. Si il offrait un homme à la mort, homme qui l'avait pourtant aidé à mieux cerner le mafieux, c'était simplement par intérêt et profit personnel.

Cela est inutile de donner si on ne reçoit rien en échange.

Alors que les deux Noxiens s'en allaient doucement. Eleazar se tourna vers le prisonnier bien amoché et se contenta d'un rire sournois avant de simplement claquer des doigts pour que l'un de ses hommes de l'ombre sorte de nul part pour venir soigner le prisonnier... Aucune empathie là dedans... C'était juste pour l'envoyer en bon état à Siegward et lui permettre de mieux jouer avec.

Puis le nouveau régent s'écarta doucement de la cellule pour sortir des sous-sols.

Il faut que j'aille au bureau de mon père... J'ai oublié des papiers qu'il me faut montrer à certains imbéciles qui s'occupent de l'administration externe... Pfeuh...

Alors que l'angelot sadique allait se diriger vers les étages supérieurs de l'immense château, il remarqua que les deux mafieux n'étaient pas encore retournés dans la salle de fête mais étaient plutôt juste devant la porte qui y menait, Kieran semblait tout juste finir de dire quelque chose.

- Un problème, mes chers?



JOUEUR 1
Eleazar
JOUEURS
2,3,4,5,...
©️ Halloween sur Never-Utopia


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Eleazar se moque en #990066.

merci à mon coeur pour ce cro beau dessin *^*:
 

Petits croquis de Eleazar <3:
 
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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Sam 17 Nov - 16:26




- Monsieur... Que faisons-nous maintenant?

J'essuyai mon visage d'une de mes manches tout en écoutant les mots de mon garde du corps, quelques taches de sang étaient parvenues jusque-là, mais je les fis disparaître en un geste. Je repris ma valise que me tendait le loup-garou, je le regardais, comme si j'allais répondre, mais finalement, je ne prononçai aucun mot. J'avais autre chose à faire oui, c'était même ma motivation principale à être venue ici, mais ce fut finalement la seconde phrase de Kieran qui me fit sortir de mon silence.

"Il est vrai que je n'ai pas encore de moyens de transport pour pouvoir rentrer sur Nox... Je comptais surement prendre le train, mais il me faudrait de nombreux changements pour revenir jusqu'à Steamhelm. Ta proposition me plaît, mais j'ai une dernière chose à faire ici, un objectif... Plus personnel... Je ne pense pas que cela t'intéresse, mais tu peux venir si cela te chante, sinon, tu as quartier libre et je me débrouillerais pour rentrer."

Alors que je me dirigeais vers la salle de cérémonie, j'attendais que Kieran m'ouvre la porte, mais celui-ci refusa d'agir sous prétexte que mes vêteme- ah, effectivement. Je n'avais pas fait attention jusqu'à présent, mais en observant rapidement ma tenue, je compris ce que mon subordonné voulait dire, bien que je sache à l'avance que ce moment de plaisir viendra souiller mes vêtements.
Mais ça en avait valu la peine.
Eleazar n'avait pas tardé à nous rejoindre, demandant ce qui n'allait pas. Je me mis simplement à sourire, posant un instant ma valise sur le sol, je tirai sur mon long blouson noir afin de le rabattre sur mes vêtements tâchés pour cacher le tout. Je pris soin de fermer les boutons, puis de tirer sur mes manches, mon accoutrement n'était plus du tout fait pour une telle fête, mais bien plus pour un enterrement. Ma veste avait aussi été salis, mais grâce à la couleur sombre, cela était bien moins visible, bien que cela ne règlerait pas le problème dû au fait que je ne pouvais masquer l'odeur du sang, je n'avais plus qu'à espérer qu'aucun de mes compères vampiriques ne me tombe dessus.

"Pas le moindre du monde, tout va bien Monsieur Featherstone."

Dis-je en reprenant mon bagage, sans attendre plus longtemps que mon garde du corps m'ouvre la porte, je le fis moi-même.  De retour dans la grande salle, je ne m'attardais sur aucun détail, je ne fis que traverser la foule pour atteindre l'accès vers la sortie, tout en bousculant ceux qui ne s'écartaient pas de mon chemin, je n'attendrais pas que l'on se pousse, et si cela énervait qui que ce soit, je l'attendrais.
Quand je finis par atteindre les portes, celles-ci étaient déjà en train de s'ouvrir avant que je ne sois là et ce n'était qu'à leur niveau que je remarquai deux bambins ayant envie de sortir dehors. Mais ils me gênaient. Comme toutes les personnes précédentes, eux me gênaient tout autant, surtout le plus âgé des deux, la gamine étant partie de son côté. Le temps que j'arrive à son niveau avec son pas lent, j'avais le temps d'observer sa tenue de dos : des gamins d'une famille aisée, je reconnais cet accoutrement que trop bien.
Mais surtout, j'eu vent de l'une de ses questions, une question qui suffit à me faire grincer des dents. J'aurais pu le contourner, mais je préférai lui rentrer dedans, au risque de le faire tomber par terre, je ne pris pas la peine de m'arrêter, je lâchai juste sur mon passage :

"Ces fleurs seraient encore plus belles une fois en cendres !"

J'aurais surement continué, la tentation était trop forte, mais je me suis laissé aller une fois, je ne comptais pas m'attirer les foudres des habitants d'Azura, bien que mon geste pouvait suffire à ce que ce soit le cas.
Bref, je ne perdit pas plus de temps avec eux, il fallait que je me dirige jusqu'au cimetière des Featherstone qui se trouvait à l'arrière du château.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Sam 17 Nov - 21:20

PARCE QUE LA MORT EST UN VÊTEMENT QUE TOUT LE MONDE PORTERA UN JOUR OU L’AUTRE…
Celui qu'Elias avait rencontré depuis peu semblait plutôt réceptif à ce qu'il disait et il n'y avait rien de déplaisant à discuter avec, bien qu'Elias n'avait tout compte fait aucune raison de s'éterniser à cet événement et partirait sans doute avant la fin, à moins que quelque chose ne le retienne.
Horace sembla afficher une expression surprise mais satisfaite à ce que lui disait le styliste qui posa sa tasse de café à présent vide sur le plateau d'un serveur qui passait ça et là en zigzagant entre les groupes. La réception avait l'air de bien se dérouler fort heureusement. Rien ne suspect ne se tramait ou bien personne n'avait l'air d'avoir observé quelque chose de suspect.
Le vampire reprit en souriant:

« Vous m’en voyez ravi! L’alliance de notre famille avec les Featherstone remonte à loin aujourd’hui... Je dirais que ça date de l’an 350. Vous savez, les vampires ne font pas leur âge, et j’ai récemment atteint les 100 ans! le vampire afficha un sourire fier, les yeux brillants, après tout, dire que l’on a 100 ans n’est pas donné à tout le monde, hm... c’est vrai que Eleazar est plutôt... imprévisible, on peut le dire. Je me demande quels sont ses projets... enfin, j’imagine qu’ils sont aussi inattendus. »
Elias conserva son air habituel, poli mais pas hypocrite parce qu'il en avait horreur de ces personnes-là. Il s'intéressait vraiment aux gens bien que ni le lieu ni l'environnement n'étaient pour lui plaire puisqu'il avait tout bonnement abandonné la part de noblesse de sa famille et qui plus est l'île d'Azura Island.
Elias ouvrit grand les yeux en entendant l'ancienneté requise de l'alliance entre la famille des Luther et leur entreprise titanesque avec la première famille d'Heaven. Remarquable tout cela!, pensa-t-il tout bas. Il hocha la tête d'approbation et sourit lorsque le vampire lui signifia que son espèce ne paraissait pas son âge.
Oh ! Eh bien, j'espère que votre premier siècle passé fut bon alors, dit Elias en plaisantant un petit peu en se disant que lui ne l'atteindrait sans doute jamais. Et puis joyeux anniversaire, un peu si pas très en retard donc ! Un siècle, ça ne se fête pas tous les jours quand même.
Et le jeune homme resta dubitatif là-dessus un petit moment en se perdant tout en entendant le vampire de sang-pur divaguer sur les projets fous d'Eleazar.

Vous aurez sans doute bien le temps de les observer ses projets, et même d'en voir les conséquences, conclut le styliste en regardant pour voir si l'héritier se trouvait toujours dans la salle ou bien s'il avait déjà laissé ses invités. Il sonda furtivement le fond de la salle, du côté du trône et de la porte mais ne vit rien. Il haussa donc des épaules en se disant qu'il aurait peut-être fait pareil après tout.  
Elias après avoir expliqué sans peu trop s'étaler sur la question d'Horace écouta attentivement sa réponse.
« Oh! je vois... Après tout, pourquoi pas? A-t-on vraiment besoin d'une raison pour venir ici?
Je pense que Eleazar n'a que faire des normes que les situations demandent, même si cela doit être outrant pour un styliste...
»
Le styliste sentit le léger amusement du vampire dans sa voix et se demanda bien ce qu'il trouvait de marrant à ne pas trop savoir ce qu'on fait là dans un moment pareil. Il n'ajouta rien à cela et sembla tout de même y acquiescer.
Elias semblait avoir décrit un portrait qui ne collait pas forcément de manière parfaite avec la nature profonde d'Horace Luther mais il ne s'en rendait pertinemment pas compte et avait dressé cela sur un simple ressenti de premier contact avec le vampire. Il ne semblait tout de même pas qu'Horace soit un véritable tortionnaire non plus. Le vampire faisait partie de la noblesse et savait donc se tenir correctement, mais ce critère de noblesse n'en était pas un puisque la mère d'Elias en faisait partie mais n'avait aux yeux de son fils aucun respect.
« Je vous renvoie le compliment, dans ce cas! Il est vrai que rares deviennent les personnes modestes dans ce bas-monde, mais je ne suis pas un ange non plus, savez-vous! »

Le styliste ne put s'empêcher de lâcher un petit rire discret en l'entendant dire qu'il n'était pas un ange et répondit sur le même ton:
Je n'en suis pas un plus que vous... Je crois que personne n'en est un à vrai dire. Je pense que tout le monde a des choses à cacher plus ou moins importantes, plus ou moins révélatrices selon leur nature. Mais bon, loin de moi de venir polémiquer ou philosopher là-dessus, ce n'est pas tellement mon passe-temps.

Il en vint donc à parler de la nature du différent précédent. Son interlocuteur centenaire l'écouta sans le couper apparemment, le laissant peut-être parler un peu trop. Après tout, Elias n'avait dit un mot de trop semblait-il, alors il n'avait rien à regretter non plus. Il se doutait que le vampire ne connaissait pas ce que concernait la cause exacte de la mésentente familiale entre mère et fils.
« N'y a-t-il aucun point d'entente? Je veux dire, un malentendu est toujours arrangeable, pas vrai? »
Horace sembla un peu hésiter sur ces mots, tentant une approche curieuse mais réticente. Il ne voulait sans doute pas commettre d'impair en parlant de quelque chose qu'il ne connaissait pas, comme toute personne polie le ferait
Elias réfléchit un petit moment à la question d'Horace en faisait une moue peut convaincue avant de regarder le sol, mais il releva le regard lorsque sa nouvelle connaissance continua de parler.
« Enfin, je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais je pense que toutes les situations peuvent être arrangées, aussi mauvaises soient-elles. Garder une mauvaise entente avec sa propre mère peut même être mauvais pour vous... »

J'imagine que vous devez être de bon conseil avec tant d'années passées dans votre vie, commença Elias un peu morose. Mais le point d'entente je ne le vois pas du tout. Je suis peut-être aveugle ou carrément têtu, je ne vous le fais pas dire. Tant de personnes peuvent  en juger d'autres et que vous le fassiez avec moi ne me blessera plus tellement au point où j'en suis... Vous parlez d'un malentendu, mais c'est bien plus qu'un malentendu. (Le mage, qui commença à se poser la question de savoir si Horace savait qu'il en était un, stoppa net sa phrase en baissant la voix là où d'autres se seraient énervés.) C'est pire qu'une prise de tête absurde comme les affaires familiales classiques, bien qu'elles aient tout autant d'importance, loin de moi de les minimiser; mais là c'est tout autre chose.
Vous me paressez cependant très optimiste
, reprit-il un esquissant un bref sourire. C'est une belle qualité ! Je ne saurais dire si cette situation saurait être arrangée ou non mais c'est un peu comme se battre contre des moulins pour quelque chose qui date d'il y a un bon moment, et dont je ne reverrai jamais le jour...

Elias se demanda si c'était bien ou non d'en dire autant, tout en ne disant rien de particulièrement concret au final. Horace n'avait pas l'air d'avoir une tête à tout balancer dans la foule, mais le doute lui traverse l'esprit et il afficha une mine un peu réticente; l'envie de ne pas rester ici une éternité lui reprit.

Qu'est-ce qui m'a pris de venir ici ? Je n'y avais pourtant rien à y faire mis à part encore présenter mes plus sincères condoléances à l'héritier devenu dirigeant à présent. Mais y avait-il autre chose, un autre but à ma venue ? Je ne crois pas. J'espère dans le fond revoir ma mère et ne jamais plus la recroiser à la fois: deux sentiments totalement contradictoires que j'essayais d'enfouir le plus possible, qu'ils ne ressortent pas. J'aurais voulu que seul un visage totalement neutre ou bien chaleureux n'apparaisse sur le mien alors que j'avais fini par laisser transparaître tout autre chose contre mon gré.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Mer 21 Nov - 19:13

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Je dus attendre un certain temps avant d'avoir une réponse à ce que je demandais à mon patron.

- Il est vrai que je n'ai pas encore de moyens de transport pour pouvoir rentrer sur Nox... Je comptais surement prendre le train, mais il me faudrait de nombreux changements pour revenir jusqu'à Steamhelm. Ta proposition me plaît, mais j'ai une dernière chose à faire ici, un objectif... Plus personnel... Je ne pense pas que cela t'intéresse, mais tu peux venir si cela te chante, sinon, tu as quartier libre et je me débrouillerais pour rentrer.

Je fus assez perplexe en entendant cela... Je me demandais bien ce qu'il voulait faire ici, sur cette île qu'il semblait tant détester... La seule chose qui me vint à l'esprit était aussi celle que je venais d'apprendre... Serait-ce en rapport avec son ancien amant? Avait-il réellement réussi à tourner la page? J'aimerais lui poser mille et une questions sur son passé, maintenant que j'en savais un peu et que je me rendais compte de tout ce qu'il avait pu vivre... Puis, j'étais tout simplement fort curieux. Voir ce qu'il comptait faire m'intriguait donc tout autant.

- Oh... Ça ne me dérange pas de rester avec vous... Je ne connais rien de cet endroit et mon rôle est de rester à vos côtés, après tout. Ainsi je pourrai vous ramener à Steamhelm sans difficulté.

Je lui souris brièvement.
Maintenant, le soucis de ses vêtements souillés. L'héritier arriva peu après et je posai un instant mon regard sur son allure si décontractée et malgré tout fragile. Mais mon attention revint rapidement sur Siegward qui refermait son blouson pour dissimuler un maximum le sang... Oui, ça devait passer ainsi... Même si il sentait le sang... Il y avait du monde dans la salle, je ne pense donc pas que cela serait réellement un problème.

Puis le parrain de la mafia rentra rapidement dans la salle de fête, je le suivis donc rapidement. Sa façon de traverser la foule me surpris un peu, rien ne semblait pouvoir l'arrêter, il ne faisait même pas attention si il poussait l'un ou l'autre invité.
Siegward se dirigea jusqu'à la sortie antérieur du château, celle par où nous étions entrée. Deux enfants étaient dans les parterres du château quelque part par là, j'en reconnus un, le jeune garçon aux cheveux bi-colores... Mais je n'avais pas vraiment le temps de m'attarder sur lui surtout que la réflexion de mon boss me fit sursauter.

- Ces fleurs seraient encore plus belles une fois en cendres !

Il était en colère... Véritablement en colère... Sinon il n'aurait pas dis cela, je suppose... Si Judes me verrait, je lui ferais signe avant de partir, sinon rien, car je pense qu'écarter Siegward des deux gosses était préférable de peur que l'un des deux rétorques... Mais il ne faudrait vraiment pas avoir de cervelle pour chercher des noises avec Siegward, même sans savoir qui il était. Son allure, son aura, tout chez lui instaurait un certain respect... C'était d'ailleurs pour cela que j'arrivais à ne pas vouloir lui tordre le cou à chaque ordre qu'il me donnait, ce petit sang-mêlé...

Suite à cela, nous fîmes le tour du château pour aller sur le reste de l'immense terrain des Featherstone... Je ne savais pas trop ce que Siegward recherchait ici... Il voulait faire un tour à cheval, tirer un coup sur quelques cibles? Il y avait la place pour n'importe quoi ici... Alors que nous nous écartions du château, je me retournai un instant pour admirer la formidable structure du bâtiment de derrière.
Il me fallut un moment pour comprendre ce que Siegward voulait, car on marcha un moment, le domaine était vraiment immense, je ne vous mens pas. C'est quelque chose de tellement inimaginable sur Nox aussi... J'ai du mal à me dire que tout cela existe pour de vrai. Mais enfin, on arriva près d'une sorte de petit bois, quelques arbres bien feuillus qui entouraient et protégeaient du soleil une petite battisse... Enfin, "petite". Même si cela n'existait pas sur Nox, je sus immédiatement ce que c'était: une chapelle funéraire. Belle, sublime même, très grande aussi...

Comment décrire cela... Tout d'abord ce n'était qu'à un étage, simple à deviner car la battisse blanche n'était pas très haute. Mais son blanc en était presque lumineux... Je ne savais pas trop quelle pierre ils avaient utilisés mais ils devaient surement soigneusement l'entretenir. Pour ce qui est de la façade... Elle était presque plus belle que celle du château car plus petite, il y avait plus de détail et des sculptures et gravures d'ailes un peu partout. Au dessus de la porte, il y avait aussi le symbole des Featherstone... Il devait être le même depuis des millénaires, c'était plutôt impressionnant. Je ne connaissais pas vraiment toute l'histoire d'Heaven, mais celle des ailés devait vraiment être intéressante à lire. La porte était en bois massif clair, poli et verni. Elle était assez sobre contrairement au reste de la chapelle. Bien évidemment, je laissai Siegward passé en premier avant d'entrer à mon tour dans ce lieu sacré où nous n'avions évidemment pas le droit d'être... Mais personne ne semblait présent pour faire la garde.
A l'intérieur, tout était plutôt sombre car les torches avaient été éteintes... C'était bien évidemment inutile de les laisser allumer quand il n'y avait personne. Mais le noir ne me posait pas de problème, je pense que Siegward n'avait pas ce genre de soucis non plus. Les monstres de la nuit étaient habitué à ce genre d'ambiance sombre. Je sus facilement distinguer les multiples cercueils glissés dans des trous prévus à cet effet dans les murs... Les retirer ne serait vraiment pas simple... C'est lourd, un cercueil.
Tous étaient vraiment beau, aucun n'étaient délaissés, car tout Featherstone faisaient parti de l'élite si il n'avait pas été banni, c'est ça, non?

Je remarquai d'ailleurs qu'il y avait déjà le creux préparé pour le père du nouveau régent... Son nom avait été gravé dans une petite plaque de métal disposée en dessous de l'endroit prévu pour le corps du défunt.

Quand nous sommes entrés, il y avait un mur perpendiculaire à la porte d'où nous venions, qui contenait déjà quelques cercueils. Le mur à sa gauche et à sa droite aussi... Cela formait donc deux couloirs.
Quand je regardais les dates présentes sur chaque plaques de métal... de l'or probablement, je constatai que cela commençait en 1560 environ... Donc, lorsque le nouveau régime a pris place, ça je savais!
Mais les rois n'étaient pas ici alors...

Je me tournai un instant vers Siegward pour regarder si il avait constaté la même chose que moi... Surement. Mais à ce moment, je vis aussi un escalier qui descendait sous terre...
Je l'indiquai à Siegward mais il l'avait peut être déjà vu... Ou il le savait? Son amant l'avait déjà emmener au cimetière? Ahah... Surement pas. Enfin, je n'espère pas.

Quoi qu'il en soit, je suivis à nouveau mon boss jusqu'à l'étage du dessous... Ma vision nocturne était un peu moins bonne ici car il faisait encore plus sombre, mais je voyais quand même assez bien ce qui m'entourait... Je peux donc facilement vous assurer que c'était vraiment impressionnant....

Il n'y avait pas d'étage pour aller plus bas non... Ici, c'était un véritable cimetière comme tout le monde connait... Des centaines de tombes parfaitement alignées... Toutes aussi belles... Mais ce souterrain était gigantesque pour contenir tous les corps de tous les morts des Featherstone depuis le tout début de leur lignée et règne... Pour ne pas que tout s'écroule, d'énormes piliers étaient disposés à de nombreux endroits, ils portaient aussi des torches, mais aussi éteintes. Maintenant, il fallait juste trouvé les tombeaux des rois... Puis celui d'Ael... Parce que je supposais que c'est lui que voulait voir Siegward...


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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Mer 21 Nov - 21:57







Et si vivre était plus difficile que de mourir...


feat Eleazar- Siegward- Elias-Harald- Kieran- Horace - Marie




Anderson satisfait de la satisfaction de sa petite sœur arbora son plus beau sourire pour la journée. Et le fait qu'elle soulève la partie de son comportement qu'elle ne savait pas timide à la base l'étonna de même. Mais après tout, il se devait d'avoir la personnalité qui collait le plus avec son titre d'hériter de la deuxième famille d'Heaven. Imaginons un hériter qui ne sache pas prendre de décision ou qui ne sache pas non plus un minimum tenir tête aux autres quand il le faut n'en serait pas un suffisamment compétent. Loin de là de catégoriser les gens, mais être un héritier n'avait rien de vraiment amusant au final et prendre une partie du pouvoir après la succession n'avait rien de plus plaisant aux yeux d'Anderson pour le moment. Il voyait cela comme une contrainte à ce qu'il aurait voulu faire d'autres dans sa vie. Parce qu'aux autres rêves qu'avait en tête Anderson, personne n'y avait peut-être pertinemment pensé hormis lui. Ses parents l'avaient élevé en bonne et due forme avec toutes les contraintes possibles pour le rendre discipliné comme il le fallait; un peu trop si bien qu'il ne le supportait plus à cet âge-ci. C'est donc de son plein gré qu'il avait quitté la table familiale en emmenant sa sœur et songeant à ce qu'elle lui avait dit en dernier en chemin.
Le croire sûr de lui et bon orateur était sans doute une pensée bien trop élevée pour lui. Ou alors il ne s'en rendait pas tellement compte. Il ne voulait pas mettre son talent à l'oeuvre pour produire de beau discours ou bien débattre sur des sujets politiques, s'il avait pu donner sa place à quelqu'un d'autre peut-être cela ne l'aurait-il pas tant déplu. Loin de lui pourtant  de fuir ses responsabilités qu'il suivait à la lettre avec le plus de dévouement et d'entrain possible, de sorte à ce que personne ne remarque ses faiblesses.
Le soleil baignait le visage des deux frères et sœurs qui avaient l'air de sourire ensemble et contemplèrent le même décor.
Anderson observa sa jeune sœur s’émerveiller devant les immenses jardins et garda sa main dans la sienne un petit moment par mégarde.
Whaaa, c’est trop beau! C’est bien plus grand que chez nous comme jardin, c’est dommage, on n’aura jamais le temps d’aller tout admirer. Mais il doit y avoir tellement de sortes différentes de jolies fleurs ici. Tu as cependant raison lorsque tu dis que les nôtres ont une taille plus raisonnable, j’ai l’impression que l’on pourrait se perdre ici tellement c’est grand, que dis-je, gigantesque.  

Anderson sentit alors sur cette fin ce phrase que Marie le lâcha doucement pour sans doute s'approcher plus près des parterres de fleurs et des coins de verdure magnifiquement entretenus. Il sourit encore à sa naïveté encore enfantine et rit doucement en se mettant que ses talons, ne trottinant cependant pas à sa manière, quand même.
Cependant, il s'arrêta net en entendant des pas lents derrières lui mais ne se retourna pas pour autant...Il avait l'impression de sentir un regard insistant et laissa donc un rien sa sœur s'éloigner pour la maintenir écartée. Les pas se rapprochaient de plus en plus et la personne avait l'air bien décidée de marcher sur sa lancée sans prendre la peine de contourner l'hériter dans l'allée des jardins. L'homme qui semblait alors quitter la fête n'avait pris aucune pincette à prendre le soin de saluer l'hériter et encore pire il lui avait foncé dedans sur son passage, accompagné d'une phrase bien peu cordiale.
Ces fleurs seraient encore plus belles une fois en cendres !  

Anderson resta stupéfait de ce comportement et n'avait pas envie d'en rester-là. Cela aurait une belle occasion pour venir remettre en place celui qui venait de passer.

– (Vous savez que manquer de respect aux gens est punissable dans ces circonstances...), aurait-il voulu dire. Mais L'hériter des Bleckingham se tut sagement, n'ayant pas envie d'entrer dans un conflit alors qu'il avait tenté d'en faire cesser quelque temps plus tôt. Anderson se contenta de hausser des épaules sans trop comprendre mais sentit l'énervement déjà présent chez cet homme et se demanda bien ce qui avait provoqué cela... Était-ce dû à cet événement convié par Eleazar ? Ou bien tout autre chose déjà présente avant son arrivée ? Il n'aurait jamais ses réponses tout au final.
Mais il finit par regarder l'autre partir sans trop ajouter quoi que ce soit, il n'y avait rien à faire de toute façon. Cette attitude assez cruelle l'énervait pas assez pour le retenir et en tirer un mot à quelqu'un. Il s'éloigna du sentier assez rapidement avant même d'avoir pris la peine d'observer si quelqu'un d'autre était présent, il entendit cependant quelques pas rapides mais moins brusques sur le sol. Au dernier moment, il se retourna brièvement mais sans doute trop tard car il ne vit qu'une brève ombre où deviner que c'était le garde du corps de Siegward, alias Kieran aurait été impossible pour lui. Tout compte fait il n'avait pas pris la peine d'identifier ni l'un ni l'autre.

Il tourna donc les talons pour rejoindre sa sœur près d'une petite allée alors qu'elle le questionna d'emblée.
–   Dis, tu crois que ça serait possible de pouvoir étudier dans les jardins de la maison lorsqu'il fait beau? Ça pourrait aussi être agréable et ça nous permettrait aussi de pouvoir être plus ensemble.  

Marie avait l'air de trouver l'ensemble merveilleux et voulait donc en profiter ici et à la maison...
–  Oh... c'est une jolie idée ! Mais je n'aurais aucune certitude que les parents nous l'autorisent cependant. Je suis certain qu'ils viendraient nous rétorquer que l'environnement est bien trop propice aux divagations de l'esprit qui nous déconcentraient sans doute de notre travail... Après, c'est peut-être toujours négociable. Qui ne tente rien n'a rien, comme on dit !, conclut-il en rangeait l'idée dans un coin de sa tête pour la ressortir au moment le plus propice où leurs parents seraient disposés à être plus réceptif à la chose.
Mais bon ! Puisque nous sommes là en ce moment, profitons-en pour nous balader ! Personne ne se rendra pertinemment compte de notre absence et puis qu'importe.

Ils avancèrent encore un peu plus entre les allées en contre-bas, sur un sentier parfaitement délimité en graviers fins. Des petites pousses sauvages en sortaient et Anderson les piétina sans trop de manières puisque les jardiniers s'en occuperaient pour les retirer tout compte fait. Il s'approcha d'un immense parterre de fleurs plus central où la composition se fit de mille couleurs et regarda la réaction de sa petite sœur avant de lui demander:
–  Quelle fleur trouves-tu la plus jolie parmi toutes ?, souffla-t-il doucement alors que sa voix fut emmenée par le vent et celui-ci souleva un petit peu son chapeau qu'il s'empressa de retenir avant de devoir courir après. Cela était déjà arrivé à quelques reprises lorsqu'il penchait trop la tête. Parce que tenir bien la tête haute et le buste parfaitement droit c'était carrément fatigant tout compte fait. Il frissonna doucement en sentant la brise fraîche sur sa joue même si cela ne le dérangea pas car le soleil était revenu après les bourrasques de ce matin.
Moi j'ai déjà fait mon choix, poursuivit-il.

Il y avait toutes sortes de fleurs, mais par-dessous tout, celle que préférait Anderson devait bien sûr être les fleurs de Lys, mais elles n'étaient pas présentes sur le parterre ci-dessous. Ce n'étaient que des fleurs à courte tige qui tapissaient le sol à cet endroit-là. Celle qu'il avait repéré du premier coup d’œil était d'une teinte mauve ou bien violette qui frappait assez l’œil de manière vive et non pas délicatement comme l'aurait fait une fleur de bleuet. C'était plutôt une plante grasse, elle pouvait être tout aussi grimpante que tapissante et fut surnommée dans le vocabulaire comme la "griffe de sorcière" et il épargna à son cerveau d'aller rechercher le terme scientifique bien laborieux qui la désignait.
Ses feuilles et pétales étaient très persistants, même en période froide et la manière dont s'étalait généreusement ce type de plante fascinait l'hériter. Il semblerait que les feuilles de couleur verte et de formes un peu allongées et triangulaires viraient au rouge avec l'exposition au soleil et le jeune garçon prit bien soin de se pencher pour vérifier cela. Enfin il arbora un sourire satisfait de son observation.
Il regarda alors à nouveau un peu plus loin et ce qui l'étonna fut la non-présence du moindre insecte volant bien que la zone soit quasiment dépourvue de pollution.

Sinon... A quoi penses-tu Marie ? A quelque chose de beau ? Tu m'as manqué, un peu ces derniers jours... Finalement je ne sais pas trop trop ce que tu fais du restant de tes journées. Dis-en moi plus !

Anderson afficha un doux sourire réconfortant en l’entraînant vers d'autres buissons parfaitement taillés qui venait sans doute vers une autre partie des jardins. Un beau panorama se déroulait toujours sous leurs yeux.  

–  J'aurais bien une idée divertissante à faire dans ces jardins, mais je crois que ce ne serait pas une bonne idée car si je venais à faire bouger un seul pétale de ce jardin, j'ai l'impression que Eleazar ou bien quelqu'un d'autre s'en rendrait compte.  
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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Mar 27 Nov - 18:08

Elle arrive tôt ou tard


La jeune fille étant trop occupée à se balader en observant les fleurs toutes plus jolies les unes que les autres, elle n’entendit rien de la phrase qu’elle aurait trouvé agressive en vers ces merveilles de la nature et adressa un grand sourire en voyant son frère arriver.

– Je me suis demandé si tu allais bientôt arriver ! J’ai cru que j’allais terminer cette balade toute seule. ne se départissant pas de son sourire, elle afficha une fausse mine boudeuse à l’éventuelle possibilité que leurs parents refusent l’idée.
S’ils nous l’interdisent, pour une fois j’aurai pas envie d’obéir. Prendre l’air tout en travaillant est justement un bon moyen de se sentir bien, être enfermé à l’intérieur n’est pas moins propices aux divagations au contraire, surtout s’il fait beau. [/color]

Elle reprit la main de son frère en même temps qu’ils reprirent leur chemin, profitant de pouvoir passer du temps avec son frère, ce qui était somme toute assez peu fréquent pour ne pas dire rare. En arrivant près d’un des parterres remplit de fleurs, elle s’accroupit doucement et les observa une à une, essayant de déterminer quelles espèces étaient présentes. A la question de son grand frère elle releva légèrement la tête tout en tapotant son index contre son menton, les yeux perdus dans le vague tandis qu’elle réfléchissait.
– Mmmmm, la fleur que je trouve la plus jolie ??  Je dirais l’Hibiscus Rose de Chine. Et toi ? Quelle est la fleur que tu trouves la plus jolie si tu dis que tu as déjà fait ton choix ?

Elle se redressa après avoir encore observé un moment les fleurs et se tourna vers son frère en répondant au sourire réconfortant qu’il lui offrait. Heureuse de pouvoir être à ses côtés en ce moment même.
– Oh tu sais, je pense que je dois faire des choses très différentes des autres jeunes filles issues de familles riches, j’essaie de profiter un maximum de ce qui m’entoure plutôt que de ne penser qu’à mon apparence, même si bien souvent je n’ai pas le choix par rapport à ça.. En général lorsque j’ai fini de travailler mes matières quotidiennes je me balade dans les jardins ou je lis. Ou alors je fais les deux en même temps ! Mais donc voilà, en général je me balade, mais… , elle stoppa net sa phrase, se rendant compte qu’elle avait failli dire une bêtise en donnant un possible un indice sur ses escapades sous forme féline avant de reprendre. Mais il ne faut pas le dire à mère. Tu imagines sa tête si elle me voyait allongée dans l’herbe à lire un livre ? Elle piquerait une crise je crois. Mais à moi aussi tu m’as manqué.

Elle enlaça doucement son frère fois tous deux arrêtés avant de lever vers lui des yeux remplis de malice.
– Vas-y, dis-moi l’idée qui te trotte dans la tête, je suis sûre qu’elle doit être géniale.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Mar 27 Nov - 19:52

Death is a mighty, universal truth...

Eleazar H. Featherstone

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- Pas le moindre du monde, tout va bien Monsieur Featherstone.

A ses mots, Eleazar lui sourit simplement tout en le laissant s'en aller dans la salle de fête. Le jeune ailé ne semblait même pas avoir pensé que Siegward pouvait avoir du sang sur lui à cet instant. Ce genre de détail ne troublait pas l'esprit serein de l'enfant car la violence ne le faisait même pas sourciller.

Alors que la fête était toujours pleine de vie, de blabla de tout genre, les invités pouvaient s'en aller quand ils le voulaient, Eleazar n'en avait finalement pas grand chose à faire.

Finir les papiers idiots pour arriver à mon but est plus pressant que s'occuper de gens idiots...

El ne prit même pas la peine de retourner dans la salle commune si immense et préféra plutôt monter à l'étage. Il s'arrêta juste un instant lorsqu'il passa à côté d'une ombre, un ailé aux plumes noires, aussi discret qu'un loup mais encore plus dangereux.

- Finis ce que nous avions commencé, s'il te plait.

Et le nouveau et trop jeune régent se remit en marche alors que son fidèle espion, assassin, bref, homme de main, venait de disparaître dans l'ombre pour obéir à son jeune maître.

Dehors, les enfants pourraient juste finir par voir tout un groupe d'homme habiller en noir s'éloigner du château pour quitter la place, peut-être même la ville. Mais il était impossible, même pour Anderson, de savoir qui étaient ses personnes qui ressemblaient presque à des mafieux vu leur accoutrement si sombre et leur allure inquiétante.

Pour ce qu'il en était de Siegward et Kieran, ces deux derniers étaient bien parti pour trouver le cercueil de l'ancien roi. Son tombeau se trouvait en effet bien au sous-sol, au centre de cette cave souterraine creusé il y a des siècles, des millénaires. Les derniers lits des anciens rois étaient tous soigneusement installés sur une longue pierre sombre, assez grande pour tous les soutenir. Ils étaient alignés par chronologie et trouver celui d'Ael n'était donc plus trop compliqué. Son cercueil était sobre, discret, mais beau, comme l'était le roi. Très propre, du personnel devait encore passer régulièrement prendre soin de cet endroit.

Mais Eleazar n'avait aucune idée que deux intrus étaient entrés dans la chapelle de ses ancêtres. Sinon il les aurait surement déjà fait sortir, ce lieu sacré n'était certainement pas autorisé de visite n'importe comment par n'importe qui! Quoi que... El aurait peut-être laissé Siegward... Etant donné qu'il souhaitait de bon rapport avec la mafia Mortimer. Le jeune ailé était aussi assez intrigué du rapport qu'avait le mafieux avec feu Ael... Il ne comprenait pas réellement, tout comme il comprenait... Enfin, pour être plus clair, il comprenait de façon logique mais pas sentimental... Et sans cela, il est clair que ce genre de chose reste confuse. Bref.
El était un enfant curieux, mais incapable de ressentir quelconque amour pour autrui... Pour l'instant.

Ce sujet n'était cependant pas l'objet de conscience de l'enfant à cet instant. Il venait de retourner dans le bureau de son père car, comme dis précédemment, il lui manquait quelques documents administratifs pour conclure tout cela... Et les papiers étaient forcément quelque par ici.
Cela faisait longtemps que son père ne venait plus dans son bureau, mais tout était parfaitement rangé et propre car El y venait de temps en temps à sa place, maintenant, il y viendrait surement encore plus souvent car tout ce dont il avait besoin (registres de toutes sortes, plans, ...) était ici.

Pour faire une brève description du lieu, il n'y avait qu'une pièce, grande ou se trouvait un bureau tout aussi grand en son centre. Ce bureau était construit avec le meilleur bois des îles et possédait diverses secret comme un tiroir caché où se trouvait une arme mais aussi un bouton d'alarme si besoin pour appeler les gardes.
Derrière ce bureau se trouvait une énorme bibliothèque, cette dernière couvrait absolument tout le mur et était remplies de livres politiques, historiques, économiques, il y avait aussi des cartes et des registres donc.. Et plein d'autres choses encore. Contre les autres murs il y avait d'autres armoires de tout genre qui contenaient diverses choses. Une fenêtre se trouvait aussi sur l'un des murs libres.
C'était une pièce aérée, soignée et très riche.

Eleazar se laissa tomber sur le fauteuil de son père récemment décédé tout en soupirant. Il posa ensuite son chapeau sur la table pour glisser ses doigts dans ses fins cheveux argentés.

- Bon... Où est ce que c'est...

Rien n'aurait pu le préparer à ce qu'il allait trouver...


_________________
Eleazar se moque en #990066.

merci à mon coeur pour ce cro beau dessin *^*:
 

Petits croquis de Eleazar <3:
 
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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Jeu 29 Nov - 19:52




Mon garde du corps avait donc fait le choix de me suivre, j'avais ainsi mon moyen de transport assuré pour pouvoir revenir jusqu'à Nox, cela me faisait donc un problème en moins à régler. Néanmoins à avoir fait ce choix, il allait devoir endurer la longue marche qui se présentait à nous afin d'arriver à l'endroit que je désirais tant me rendre. Oui, cette battisse qui apparaissait doucement au fur et à mesure que l'on s'enfonçait dans cette forêt, je savais depuis toujours qu'elle se trouvait ici, mais c'est la première fois que je venais à m'y rendre.
Je ne m'attardais pas sur les détails du bâtiment contrairement à Kieran, tout ce que je voulais, c'était de faire assez vite, sans pour autant bâcler ce moment que j'attendais tant. J'avais conscience que normalement, même ce lieu qui semblait des plus banale, était normalement gardé, mais avec la fête, les personnes assignées à cet endroit sont nécessaires pour veiller au bon déroulement de cet événement. J'entrai sans remords, sans craindre l'obscurité omniprésente de cette grande pièce, cela ajoutait une assurance qu'il n'y avait personne à l'intérieur, et comme mon garde du corps, j'arrivais parfaitement à discerner tout ce qui se trouvait autour de moi grace à ma nyctalopie.

Une fois à l'intérieur, j'examinais chaque tombe une par une pour trouver celle d'Ael, mais à la vue des dates, j'avais rapidement compris qu'il ne se trouverait pas ici. Kieran s'était aperçu de la même chose que moi, en le regardant un instant, ce dernier m'indiqua une direction : des escaliers menant à un étage inférieur de cette battisse. Ce sous-sol était différent de l'étage d'où nous venons, les cercueils étaient disposés d'une autre façon, la recherche serait un peu plus longue, mais je finis par trouver celui d'Ael.
Je m'arrêtai en face de lui pour l'observer longuement, puis, je vins doucement poser ma valise sur le sol, mais de façon à ce que je puisse l'ouvrir, ce que je fis en m'agenouillant en face de cette dernière tout en m'adressant à Kieran.

J'imagine qu'avec tout cela, il y a mille et une questions qui sont en train de te traverser l'esprit à mon sujet... Moi qui pensais que ce temps était résolu, et que plus aucune personne d'Azura n'en aurait connaissance, je me suis bien trompé.

Je sortis de ma valise une lettre puis deux roses de couleurs jaunes.
L'accompagnement de ces éléments avait pour signification de demander pardon... mais dans quel but ? J'avais mes raisons, mais je ne ressentais pas le besoin de les partager, surtout que je vins jusqu'au cercueil pour déposer mon 'offrande' sur ce dernier.

Je pourrais répondre à certaines de tes questions... mais seulement une fois que nous serons partis d'ici. Tout ce que je peux te dire actuellement, c'est que je n'ai jamais eu l'occasion de pouvoir me rendre sur sa tombe jusqu'à présent, je n'ai même pas pu être présent au moment de son enterrement... Après tout, cela fait plus de 1500 ans que je n'ai pas remis les pieds sur Azura, mais c'est aussi à cette date-là que je l'ai perdu.

Je me figeai un moment sans rien faire, me rendant doucement compte des paroles que je venais de prononcer. J'en serrais les dents sous la frustration, mais je vins prendre mon couvre-chef d'une main pour le tenir près de l'emplacement de mon coeur, le serrant presque un peu trop fort, je l'écrasais sous la pression de ma paume.
Mon visage était devenu sans expression depuis peu, la colère étant resté présente jusqu'à l'entrée dans ce bâtiment, puis le calme, mes émotions se mélangeaient. Malgré cela, je restais dans une position parfaite, droit comme un I et le regard posé sur le cercueil qui me faisant face. Il était impossible de savoir à quoi je pensais. Mais je peux vous assurer d'une chose, c'est que tout défilait dans ma tête, les souvenirs, mes choix, tout, mais j'avais décidé que ce serait la dernière fois que je remémorais mon passé, surtout, cette dernière fois me permettait de faire mes conclusions et de pouvoir totalement tout laissé derrière moi. Oui, je pouvais enfin faire mon deuil comme il se devait et à l'endroit nécessaire pour cela.

Kieran...

Cela faisait depuis quelques minutes que le silence s'était installé, coupant court à cela, je vins remettre mon chapeau correctement sur ma tête baissée vers le cercueil. Mais à mes mots, je me redressai pour pouvoir me tourner vers le loup-garou, posant mon regard sur ce dernier, sans que je ne me rende compte que mes yeux débordaient de larmes, l'une d'elles s'étant mise à couler sur ma joue.

Si un jour tu rencontres la personne que tu penses aimer, ne la laisse jamais tomber... Jamais... Et si tu hésites, sur le fait que ce soit la bonne ou non... Mais que tu rêves constamment d'elle... Alors n'hésite plus... Dévoues-toi à elle, et n'es jamais de regret...

Ce ne fut qu'après mes paroles que je me rendis compte de mon état. Je me tournai un peu sur le côté pour pouvoir essuyer mon visage, surtout mes yeux, mais je savais qu'il était trop tard pour me cacher. En quelques instants, j'effaçai toute trace de larmes ou de tristesse, puis après un simple soupire, mes idées étaient de nouveau en place.
A présent, je n'avais plus qu'à me diriger en dehors de cet endroit maintenant que j'avais terminé tout ce que j'avais souhaité faire, il était temps de rentrer sur Nox.

Allons-y.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Sam 1 Déc - 22:53

PARCE QUE LA MORT EST UN VÊTEMENT QUE TOUT LE MONDE PORTERA UN JOUR OU L’AUTRE…
Il semblerait que le mage se soit éloigné dans ses pensées sans trop s'en rendre compte, disons qu'il avait certainement écouté ce que Horace lui avait dit mais qu'en l'espace de quelques secondes, des bribes de phrases avaient dû lui échapper. Alors un souvenir en remplaça un autre jusqu'à remonter peut-être trop loin.
Elias aurait presque voulu pouvoir mener une vie normale, refaire ce qu’il avait fait auparavant avec cette même insouciance presque innocente.

Comment…comment ne pourrais-je jamais plus me souvenir ? Je croyais tant de choses acquises pour au final les perdre, alors que plus rien n’aurait pu transformer en douceur cette amertume de vivre encore après ce que j’ai fait. Mais si la certitude est l’ennemie de la pensée et que l’incertitude est censée être celle de l’espoir, alors je n’ai plus rien à faire là. Si ma magie me consomme comme on me l’avait prédit alors je veux disparaître dans une fumée de sang.
Si j’avais pu rendre chaque jour plus spécial que le précédent, si tu ne m’avais pas autant vidé de tous mes mots alors je ne me serais pas brûlé pour espérer apporter une once de lumière. Parce que ce que j’ai fait de mieux doit sans doute d’avoir tout détruit en bâtissant des songes impossibles et en pensant que tout trouvait son explication.
Si les dieux existent alors ils n’ont jamais fait écho à ce que j’ai pu voir et s’ils sont censés dicter ce que nous faisons alors les choses ne feront que se faire et se défaire, là sera toute la différence.
Si j’avais été un poète je n’aurais jamais su composer un plus beau ver que la vibration de ta voix.
Tu m’as promis que tu reviendrais vivant que tu ferais de ta peur la mienne car j’avais besoin de ce que tu étais pour être celui que j’étais. Ma mère a toujours été dépourvue de compassion mais peut-être est-elle plus dans le juste que moi ? Que son manque de compassion pourrait ne pas être comme le mien un grave défaut qui causera ma perte. Parce que mes illusions ne sont à présent là que pour combler au final ce qui n’existe pas, ce qu’on ne peut voir ou entrevoir. Peut-être que si le mensonge tue à petit peu les gens alors ce que l’on m’a dit prend tout son sens. Ma magie ne fait que créer les leurres… Mon sens moral n’a jamais été à géométrie variable mais un simple pardon serait hors de portée. Est-ce donc là toute une réflexion qui découle d’une logique difficile à réfuter ? Dites-moi qui pourrait contredire cette pensée d’inspiration vacillante ?
Ni moi, ni ma disparition, ni mon esprit, ni personne d’autre, ni le meilleur des mages, ni la moindre conviction, ni la plus profonde espérance ne pourraient effacer le cours du passé par l’hypocrisie a eu raison de la patience il y a bien longtemps, avant même que les gens ne croient que croire c’est tromper l’esprit.
Et quand bien même je sois trop défaitiste, aucun sombre présage de révélations douloureuses ne pourrait m’atteindre de la sorte…

Les yeux d’une couleur claire brun cuivré du mage s’assombrirent alors. Elias posa une main dans sa nuque comme pour sentir s’il était toujours bien lui-même ou s’il n’avait peut-être fait qu’un mauvais rêve qui sait…

Huit ans plus tôt.

Un doigt sur la première touche du piano… Un fin tintement qui se prolonge dans l’air… Elias se retourna alors que pourtant en plein milieu de la foule bruyante. La seule note jouée sur le piano le fit se retourner lentement et il braqua son regard de là où venait ce son particulier qui avait pourtant quelque chose d’anodin pour le reste de l’assemblée à coup sûr. Il toucha sa cible du regard et sembla ne plus pouvoir s’en détacher comme trop absorbé.
Ce jour-là, il fêtait son vingt-et-unième avec une salle remplie d’amis, connaissances plus lointaines ou non. Mais tous semblaient être totalement humains : une simple soirée qui n’avait rien d’original qui allait peut-être ou non prendre une autre tournure.
Enfin il détacha son regard de la personne assise au fond de la salle, mais sa vue s’était troublée étrangement alors qu’il ferme les yeux pour essayer de recouvrir une vue normale. Le mage parut être déstabilisé, mais ce qui le déconcerta encore plus fut qu’en relevant les yeux il observa que la personne qu’il avait toisée ne l’avait pas lâché du regard. Il ne savait pas qui c’était, Elias ne l’avait jamais vu ; ou du moins il ne s’en souvenait pas alors que l’autre n’avait pas l’air de lui être inconnu.
Le styliste fit donc un pas en arrière, un peu chancelant avant de se faire rattraper par l’un de ses amis qui voulait discuter avec depuis le début de la soirée. Elias ne sembla pas suivre ce qu’il lui disait et son ami s’en rendit pertinemment compte :

Elias, tu ne m’écoutes pas ?
Je…heu… si… je t’écoute , balbutia-t-il plus que maladroitement en tournant un rien la tête. Son visage avait l’air pâle comme s’il avait eu l’air surpris.
Plus les secondes passaient, plus le jeune homme dont la fête avait été organisée pour lui avait envie de sortir. Parce qu’il avait furtivement jeté un coup d’œil dans le fond de la salle et la personne n’était plus derrière son piano.
La salle en question était spacieuse, plutôt sombre sur les coins où des abajoues rendaient l’ambiance plus chaleureuse. Le centre de la pièce ressemblait à un puit de lumière où une verrière aurait pu être ouverte au désir du principal intéressé alors qu’une sorte de piste de danse se reflétait en dessous. Les étoiles avaient l’air de presque tomber sur les cheveux bruns entre reflets chocolatés et cuivrés d’Elias. Le mage ne faisait plus vraiment attention à ce qu’il se passait durant la fête organisée en son honneur par son meilleur ami. Il chercha pendant un bon moment en maintenant les sourcils froncés la personne qu’il avait aperçue quelques instants plutôt et regretta d’avoir détourné le regard.
Le styliste sembla croire qu’il avait eu une hallucination parce que personne n’autre n’avait eu l’air d’avoir remarqué la personne au piano. Une seule note, une seule avait retenu son attention parmi une immense assemblée, et il semblerait qu’il n’y avait plus que ce son qui résonnait agréablement dans sa tête ; mais celle-ci ne l’aiderait pas à retrouver son compositeur.
Alors le jeune homme sillonna doucement entre les groupes, un verre à la main pour ne pas qu’on le bouscule. Lentement il scruta le plafond finement décoré de motifs géométriques imbriqués les uns dans les autres pour ainsi le remplir harmonieusement. Les couleurs eurent l’air de se mélanger et cela lui donna presque le tournis en baissant le regard qu’il manqua presque de foncer dans une amie qui se demanda ce qu’il fabriquait mais il évita toute conversation pour ne pas avoir à se justifier. Le reste de la salle s’amusait à faire diverses choses, des petits fauteuils confortables avaient été installés le long d’un mur en abside. Des tables remplies de mignardises et d’apéros s’alignaient les unes après les autres mais Elias n’avait soudainement plus faim étonnement. Le mage avait souvent tendance à aimer manger diverses choses et à ne pas tellement sans priver, un peu de gourmandise mais pas trop souvent. L’atmosphère était trop chaude à ce moment, mais le mage ne pouvait se permettre d’abandonner l’organisation qu’il avait reçue.
De grandes bougies déposées sur un socle en étain étaient disposées devant la vitre de l’entrée, flambant et tournoyant en une couleur orangée. La lueur se reflétait dans les yeux d’Elias qui s’étonnait dirigé vers l’extérieur et il aperçut une ombre, qui s’évapora bien trop vite avant d’avoir pu en deviner l’appartenance.
Son attention fut bien vite détournée alors que deux invités qui n’avaient pourtant pas été invités justement, venaient de faire irruption à sa petite fête privée. C’était en vérité une surprise cette fête car Elias n’en avait pas pris connaissance avant ce début de soirée calme en apparence. Son meilleur ami était venu le chercher comme si de rien était, comme s’ils allaient juste tous les deux se rendre dans un endroit tranquille et profiter de cette fin de journée. Plus d’une vingtaine d’invités furent conviés dans le secret le plus total pour acclamer fortement le mage qui n’avait jamais eu une surprise pareille.
Malheureusement, ce serait peut-être la fin des gentilles petites festivités : ses deux parents venaient tout juste de pointer leur bout de leur nez alors que ce n’était en aucun cas une fête particulièrement familiale. Elias n’avait pas de frère ou bien de sœur sinon il se serait sans doute bien entendu avec, mais il demeurait fils unique à son plus grand désespoir.
Dans ces temps-là, le mage était encore jeune, peut-être bien trop car il s’était rué hors de la demeure de ses parents pour accourir sur la seconde île de ZénithLand. Ils ne lui avaient pas particulièrement reproché au départ mais l’amertume avait pris sa place entre eux surtout à cause de la froideur de sa mère qui n’eut pas grand-chose à lui dire en le voyant. Elias ne s’attendait pas à recevoir le moindre cadeau de leur part après ce qu’il avait fait, mais pas non plus à un accueil si peu cordial. Son père lui tenta plutôt de tempérer les relations mais n’y parvint pas parfaitement. Le jeune homme décida assurément de sortir prendre l’air pour ne pas s’emporter ni hausser la voix en pleine fête.
Je ne savais pas que vous aviez reçu un carton d’invitation, ironisa Elias en adoptant un comportement bien trop nonchalant par rapport à ce qu’il pensait en réalité. Il ne voulait pas se comporter de manière fausse mais rien que le fait de s’énerver en ce jour allait le rendre hors de lui.
Je me disais que ce serait bien que l’on se revoit avant d’être dans la tombe, répliqua de façon acariâtre sa mère sans la moindre expression joyeuse sur le visage. Elias ne tenait en rien d’elle pour ces traits de caractère ou bien ses habitudes. Il aurait presque tout fait pour ne pas lui ressembler tellement il l’avait parfois en horreur. Le jeune homme se disait que c’était juste immonde de penser cela d’un de ses membres de sa famille mais c’était plus fort que lui.
Très peu pour moi cette plaisanterie, railla-t-il de plus belle sans discernement, alors qu’ils étaient tous les trois sur le pas de la porte.
Je ne crois pas que ce soit le moment de vous comporter aussi peu amicalement, déclara son père sur un ton neutre.
Allons droit au but alors !, lâcha Elias d’une façon toujours aussi directe sans prendre les moindres pincettes. Qu’est-ce que vous faites ici ? (Il n’était pas particulièrement content de devoir prendre du temps en dehors de sa fête et encore moins de ne pas avoir retrouvé la personne au piano.)
Mais nous sommes venus te souhaiter un joyeux anniversaire, flatta trop peu naturellement sa mère alors qu’Elias écarquilla les yeux en ne croyant pas le moindre mot de ce qu’elle sortait.
N’espère même pas me faire croire n’importe quoi…
Nous sommes juste là pour te demander si…, commença-t-elle.
Si ça allait, finit son père.
Comment ça ? « Si ça allait » ?, scanda le mage. Si ça va sans vous avoir sur le dos tout le temps. Si ça allait sur cette île que vous trouvez sans doute bien trop peu distinguée pour vous deux. Si ça allait avec les nombreuses erreurs que j’ai jamais faites ? Ou si ça allait d’avoir eu l’intelligence de me tirer assez vite ? Ou bien si ça allait moralement ?, oh non ça je crois juste que cela ne vous passera jamais par la tête… Oh mais non… vous n’allez pas vous préoccuper de la petite vie de misère de votre propre fils surtout pas vous mère ! (Il n’avait pas réprimé ses mots, ils étaient sortis tous seuls et l’entente n’allait pas s’améliorer au fil des années : Elias ne le savait pas encore, mais il n’était pas bête non plus. Rien n’était à espérer, et se débrouiller tout seul allait sans doute être plus judicieux.)
Je pensais que les Bleckingham étaient plus respectueux entre eux, fit-elle en croisant les bras d’une manière hautaine. Ses yeux sombres ne miroitaient rien de bon et son attitude plus que glaciale irritait son fils. Cette femme était habillée très sombrement mais parlait et agissait avec des manies agaçantes à souhait. Elle finit par prendre son menton dans le creux de sa main en faisant mine de réfléchir mais savait pertinemment que ce qu’elle venait de lâcher venait de mettre le feu aux poudres.
Alors si vous voulez savoir… Oui ! Oui ça va très bien parce que je ne serais jamais un Bleckigham !, prononça calmement mais sèchement le styliste qui afficha un sourire bref mais simple comme pour prouver qu’il n’avait pas besoin des deux personnes qui se tenaient en face de lui. Et sur ces mots, il ne leur laissa pas l’occasion de répliquer alors que son père avait tendu un bras vers lui pour le rattraper sagement alors que son fils leur tourna le dos pour rapidement remonter les quelques marches et rejoindre la fête.

C’est étrange, mais aucune désolation ne semble vraiment m’envahir comme si j’avais en deux temps trois mouvements mis au placard cette partie de famille. Mes amis comptent bien plus que cela, et j’aimerais ne jamais les abandonner de la sorte.

Le mage dirigea donc son regard sur sa montre où les aiguilles fines habillaient le cadrant et indiquaient une heure qui avait surpassé minuit. Il ne s’était pas rendu compte du temps qui s’était écoulé et la personne au piano devait avoir totalement disparu avant qu’il n’ait pu s’en approcher. Ce visage, il ne l’oublierait pas… pour rien au monde il ne voudrait qu’il s’efface de sa tête. Il prit donc le temps de tourner durant une petite minute la roulette de sa montre afin de remonter le mécanisme et assurer le bon déroulement du temps.
Le siège en face du piano était vide à son plus grand désespoir. Après avoir reparlé avec d’autres personnes, plaisanté pour se détendre et but un peu, il alla s’asseoir sur le siège vide en question.
Le styliste déposa quelques-uns de ses longs doigts sur les touches blanches de l’instrument. Il n’appuya en aucun cas dessous, mais essaya de découvrir avant même la sensation de ce que cela faisait de pouvoir créer de la musique. Lui créait des vêtements et des illusions mais rien d’aussi comparable à une mélodie qui pouvait rester en tête. Bien que…. Ses illusions pouvaient demeurer aussi illisibles et aussi éphémères que notes restant suspendues dans l’air, heurtant la vue comme un grincement tinterait aux oreilles.
Enfin il appuya à un endroit, n’importe lequel car Elias n’avait que méconnaissance des règles musicales, du solfège trop compliqué.
Ses doigts glissèrent soudainement tout seul sur le piano mais il lâcha bien vite les touches avant de faire une pure offense à l’art de la musique.
Ne vous arrêtez pas en si bon chemin…, souffla une voix délicate à son oreille.
Elias sourit à ce souffle doux si près de lui, il avait presque espéré qu’on lui adresse un timbre de voix si fin. Cependant, il ne releva pas la tête et replaça lentement quelques doigts sur le piano.
Si vous m’apprenez, peut-être pourrions-nous éviter un massacre sonore, plaisantât-il doucement en haussant des épaules.
L’autre artiste  s’assit alors juste à côté d’Elias qui lui fit une petite place à côté de lui. Lentement, cette nouvelle personne vint prendre entre ses doigts tout aussi délicats ceux du styliste pour les placer différemment et les plier un petit peu pour qu’ils s’accrochent presque sur le rebord des touches.
Tant que vous vous y prenez doucement et que rien ne vous met la pression, ça devrait aller, s’entendit dire Elias avec toujours cette voix qui lui donnait juste envie de l’entendre encore. C’en était presque réconfortant après ce moment peu agréable avec ses parents. Mais le mage se demanda où bien cette personne avait pu disparaître de son champ de vision et réapparaître de la sorte alors qu’il n’espérait plus rien.
Jouez pour moi alors…, demanda alors Elias pour essayer de se soustraire à sa première leçon.
Si vos ordres sont des désirs, alors je ne peux refuser...
Le mage sourit légèrement en se trahissant après avoir entendu ces paroles.
Mais j’aimerais autre chose avant… Je voudrais savoir qui vous a invité et qui vous êtes…
Chuuut, ce sera peut-être pour une autre fois. Une chose à la fois mon cher magicien.

Alors que cette nouvelle connaissance avait l’air de connaître Elias ou du moins déjà connaître sa vraie nature, Elias afficha une mine étonnée et presque perturbée par cette appellation. Très peu de personnes le nommaient de la sorte et surtout en tant que magicien. Mais son attention se détacha pour venir regarder les yeux profonds du vrai pianiste alors qu’il composait une improvisation ultime.

Le magicien se remémora donc ce moment, qu’il jugea presque lointain en rivant ses yeux au milieu de la foule de la fête en l’honneur du nouvel ailé au pouvoir. La suite, il s’en souvenait, mais il se força à ne pas fouiller plus loin dans sa tête, ce serait pour une prochaine fois sans doute. L’heure était plutôt à sans doute penser à quitter cette célébration.
D’autres occupations allaient reprendre pour le jeune styliste qui voyait son temps passer tantôt lentement, tantôt trop vite.
Alors Elias salua poliment Horace Luther et fut enchanté de l’avoir rencontré, il prit donc doucement congé de lui et prit la décision de ne pas plus s’attarder plus d’une minute ici…
Il allait falloir repenser au trajet du retour qu’il n’avait pas particulièrement organisé puisqu’il était arrivé en tout hâte, n’ayant pas pris connaissance suffisamment tôt de l’événement. Azura Island… ce n’était peut-être pas fini pour lui mais Elias espérait ne pas devoir y remettre les pieds trop tôt.
Le mage ne savait pas trop quoi penser de cette célébration, ni quoi en retenir mais prendre l’air lui ferait le plus grand bien. Alors il prit soin d’enfiler à nouveau précautionneusement sa paire de gants après avoir scruté les caprices du ciel qui s’étaient bien atténués depuis son arrivée. Le styliste referma soigneusement les boutons de son long manteau de couleur bleuté et avança d’un pas décidé à l’extérieur. Il n’allait pas vraiment prendre la peine de dire au revoir à toutes les personnes qu’il avait pu croiser.
Il faudrait sans doute quelques heures au mage avant de retrouver son domicile, sans trop de perturbation durant le trajet espérait-il. En trop peu de temps, d’innombrables choses eurent l’air de se passer et qui le rendaient de plus en plus fragile.
Elias referma son regard clair à la lumière pour sentir le vent souffler entre ses cheveux et faire virevolter les pans de son manteau comme s’il avait pu s’envoler.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Dim 2 Déc - 19:15

Death is life and I walk with her.

Kieran O'Warg Mortimer

ft. beaucoup de monde
sur Azura
EVENT



Jamais je n'aurais imaginer voir cela un jour. Ce que je savais sur Siegward? Pas grand chose, il n'était pas toujours heureux, de ce qu'il était, je pense... Mais si j'avais su qu'il cachait en lui un tel chagrin...

Il fallut un peu de temps pour que Siegward trouve le cercueil de cet ancien roi et je restais un peu à l'écart quand ce fut fait.

- J'imagine qu'avec tout cela, il y a mille et une questions qui sont en train de te traverser l'esprit à mon sujet... Moi qui pensais que ce temps était résolu, et que plus aucune personne d'Azura n'en aurait connaissance, je me suis bien trompé.

Il est vrai que, pour que quelqu'un soit encore au courant de cela aujourd'hui... Non, c'était bien impossible... Normalement... Mais Eleazar semblait capable de tout connaitre sur tout le monde avec une telle aisance... Enfin, ça devait être en partie de la chance, peut être, d'avoir apprit quelque chose de si lointain sur mon boss.

- Je pourrais répondre à certaines de tes questions... mais seulement une fois que nous serons partis d'ici. Tout ce que je peux te dire actuellement, c'est que je n'ai jamais eu l'occasion de pouvoir me rendre sur sa tombe jusqu'à présent, je n'ai même pas pu être présent au moment de son enterrement... Après tout, cela fait plus de 1500 ans que je n'ai pas remis les pieds sur Azura, mais c'est aussi à cette date-là que je l'ai perdu.

Il avait raison, j'avais beaucoup de questions... Cependant je n'avais même pas l'envie de parler, je ne voyais pas le visage de Siegward et je ne savais donc pas dire si il était triste, mais moi, je l'étais. Je trouvais cela terriblement cruel et douloureux, la mort de l'être aimé... Seigneur... Je ne pense pas que les autres races aient des âmes sœurs comme les loups garous mais... Ce terme existe chez tout le monde... Alors je pense bien que Siegward devait l'avoir trouvé... Et perdu... Quelle horreur, mais quelle horreur...

Je posai une main sur mon visage, l'angoisse montait... J'étais mal pour Siegward, mais j'avais aussi peur pour moi... 1000 ans pour se remettre de la mort de son compagnon... Mais moi, serais-je capable de surmonter celle de Luci..? Il m'est déjà tellement difficile d'accepter de ne plus le voir réellement, juste son masque... Jamais son visage...
Je sentais mon loup s'agiter dans la tête...

- Kieran...

Entendre mon nom réussit à me sortir de ma stupeur et je reposai mon regard légèrement tremblant sur mon supérieur. Il pleurait. Je n'en revenais vraiment pas et je restais figer face à lui, sans le lâcher de mon œil gris. Ne pouvais-je pas lui ramener son amant? Tant de livres parlent d'artefact capable d'arracher les morts à leur sort pour les ramener... Ça doit bien exister au final, non..?

- Si un jour tu rencontres la personne que tu penses aimer, ne la laisse jamais tomber... Jamais... Et si tu hésites, sur le fait que ce soit la bonne ou non... Mais que tu rêves constamment d'elle... Alors n'hésite plus... Dévoues-toi à elle, et n'aie jamais de regret...

La seule chose que j'avais envie à cet instant, c'est de prendre Siegward dans mes bras, cependant, je n'oserais jamais... Il n'était pas de ce genre là, moi non plus, pas trop... Mais tout cela m'avait retourné... Tout ce qu'il venait de dire correspondait parfaitement à Luci pour moi... Je l'aime plus que tout, j'ai rêvé de lui, rien qu'être ici, loin de lui, me rend malade... Et je me dévoue déjà entièrement à lui, il sait déjà à quel point je lui appartiens et que je serais capable de répondre à toutes ses demandes même si ma vie doit être mise en danger...

Voyant Siegward revenir si facilement dans un état normal, je me forçai aussi à changer mon regard en secouant un peu la tête... Il y a bien des raisons pour lesquelles je n'ai pas encore tué Siegward dans un excès de rage d'avoir un supérieur... Et je pouvais en rajouter encore une à la liste: sa force... Pas physique, plutôt mentale... Etre capable de tourner la page, c'est incroyable... Moi je l'avais fait une fois, pour toute ma meute que j'avais perdu... Et encore, pas totalement, la culpabilité me ronge toujours... Mais la perte de Luci me serait fatale. Si ce n'est pas sur le coup, ça serait dans les jours ou les semaines qui suivraient, mais je savais pertinemment que je ne saurais pas surpasser la mort de ma fleur, mon âme soeur... C'est pour cela que je ne pouvais qu'être fasciné par la force de mon boss, lui il avait réussi ce que je trouvais impossible.

- Allons-y.

Mais si je pouvais lui ramener ce roi mort, peut-être que je le ferais oui... Sauf que j'avais peur de comment Siegward y réagirait, après tant de temps... Mais on ne peut pas remplacer une âme soeur... Et pleurer si longtemps un mort, il devait forcément l'être... Bref, je ne savais que penser de tout cela... Mon seul véritable espoir était de trouver comment soigner Luci, un moyen pour lui donner un nouveau corps, je ne sais pas... Mais moi, je ne pourrais pas être à la place de Siegward, je n'y arriverais pas...

Malgré toutes mes pensées confuses, je suivis mon boss hors de la chapelle, posant une main sur l'une de ses épaules juste.. pas compassion je crois.
Il ne nous restait plus qu'à quitter le terrain des Featherstone pour ensuite retourner vers Nox...


_________________
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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Lun 3 Déc - 21:10










Et si...rien ne se passait à la fin.


feat Eleazar- Siegward- Elias- Kieran- Horace - Marie




Anderson revint le plus vite possible auprès de sa petite sœur et ne se préoccupa pas tellement des embrouilles d'il y a quelques instants. Disons qu'il n'en toucherait un mot  personne et c'était sans doute mieux comme cela: rien ne servait d'attiser plus la colère d'une personne qu'il ne connaissait pas et qui n'avait pas l'air d'avoir envie d'avoir des ennuis par-dessus sa mauvaise humeur. Le jeune héritier espéra que Marie s'était tenue suffisamment loin pour ne pas entendre et qu'il n'ait pas à répondre à d'autres questions plus embarrassantes et puis au final devoir divulguer l'information.
Sa sœur lui sourit lorsqu'enfin il accourut le plus vite possible pour ne pas la laisser trop seule au cas-où...sait-on jamais ce qui se passerait en ces temps-ci.

Je me suis demandé si tu allais bientôt arriver ! J’ai cru que j’allais terminer cette balade toute seule, l'entendit-il dire sans pour autant perdre son sourire enfantin et sa douceur. Anderson fit une légère moue à sa réflexion en n'y répondant pas tellement au final; il n'avait pas envie de sortir une excuse toute faite: ne rien dire semblait être un meilleur choix à ses yeux à ce moment précis de la balade.
S’ils nous l’interdisent, pour une fois je n’aurai pas envie d’obéir. Prendre l’air tout en travaillant est justement un bon moyen de se sentir bien, être enfermé à l’intérieur n’est pas moins propice aux divagations au contraire, surtout s’il fait beau.
L'héritier rit doucement en l'entendant parler.
N'aurais-tu jamais désobéi à nos parents en dehors de cela, fit-il ironiquement sans pour autant que cela soit une question piège car il savait pertinemment que sa sœur savait qu'il ne respectait de fait pas toujours les règles au pied de la lettre.
J'essayerai d'appuyer ta petite demande et puis si nous nous comportons bien, je ne vois pas l'objet d'un refus de leur part. Et puis si cela aidait à détendre l'atmosphère et profiter un peu plus, je suis entièrement d'accord, s'enquit-il en s'approchant de nouveau plus près.
Marie reprit la main de son frère pour continuer à marcher le long du sentier et Anderson pressa doucement ses doigts dans sa main en signe de présence. Mais le garçon, depuis ce heurt avec cette personne inconnue resta malencontreusement un peu plus sur ses gardes sans pour autant afficher la moindre crainte sur son visage. Anderson ne voulait pas laisser transparaître quoi que ce soit qui pourrait rendre une situation paisible, stressante.
Il scrutait néanmoins les allées, mais ne se refusa pas d'admirer la végétation et des compositions différentes de fleurs. Cependant, en matière de goût l'hériter des Bleckingham préférait de loin la faune et la flore un rien plus anarchique à ce qui constituait ici une structure parfaite, trop parfaite à ses yeux. Autant les artistes ne semblaient jamais satisfaits de leur travail, lui compris, Anderson n'aimait pas tellement les choses ou bien les gens qui ne reflétaient qu’une parfaite image dénuée de sens, car cela n'avait rien de naturel et d'amusant  ses yeux. Enfin les deux frères et sœurs arrièrent près d'un parterre différent. Marie s’accroupit alors tout près pour mieux observer mais Anderson sonda lentement les alentours en quête du moindre bruit sans pour autant que la paranoïa ne l'atteigne. Il laissa sa sœur profiter tout en ayant entrouvert sa main pour la laisser libre de s'éloigner mais pas trop non plus.
Marie capta la question qu'il lui posa et prit une mine en pleine réflexion durant un instant, les yeux dans le vague.

Mmmmm, la fleur que je trouve la plus jolie ??  Je dirais l’Hibiscus Rose de Chine. Et toi ? Quelle est la fleur que tu trouves la plus jolie si tu dis que tu as déjà fait ton choix ?
Oh, c'est vrai que je ne l'avais pas aperçue cette fleur-là, finit-il d'une voix évasive et un peu perdue.  Mais c'est un bon choix ! Mhmm je dirais qu'après mure réflexion elles sont toutes plus belles les unes que les autres, mais celle juste là, toute seule à l'extrémité ouest du parterre, elle m'inspire plutôt bien. C'est la seule plante grasse parmi toutes les autres et j'en aime bien la teinte d'une couleur un peu mauve foncé.
Il ne s’attarda pas plus que cela en description pompeuse et jeta un regard derrière son épaule avant d’à nouveau concentrer son attention sur sa sœur qui répondit à sa question.
Oh tu sais, je pense que je dois faire des choses très différentes des autres jeunes filles issues de familles riches, j’essaie de profiter un maximum de ce qui m’entoure plutôt que de ne penser qu’à mon apparence, même si bien souvent je n’ai pas le choix par rapport à ça… En général lorsque j’ai fini de travailler mes matières quotidiennes je me balade dans les jardins ou je lis. Ou alors je fais les deux en même temps ! Mais donc voilà, en général je me balade, mais… (Anderson fronça les sourcils et ne comprit pas tellement pourquoi Marie venant de s’arrêter net dans son discours et crut l’espace d’un instant qu’elle avait repéré quelque chose d’inhabituel). Mais il ne faut pas le dire à mère. Tu imagines sa tête si elle me voyait allongée dans l’herbe à lire un livre ? Elle piquerait une crise je crois. Mais à moi aussi tu m’as manqué.
Anderson décida de ne pas relever la rupture dans le discours de sa sœur et mit cela sur le compte de la crainte vis-à-vis de leur mère.
Eh bien à vrai dire je ne sais pas tellement ce que font les jeunes filles dans leur petite vie… je n’en vois pas trop trop on va dire !, sourit Anderson qui ne se préoccupait pas tellement de cela. Il avait un peu la sainte horreur des filles trop stupides qui allaient venir lui dire bonjour juste peut-être pour ses beaux yeux ou qui allaient courir dans les couloirs dès qu’il arrivait uniquement pour se faire remarquer. Cela ne faisait que lui faire hausser les sourcils sans plus d’importance. Tout ce qu’il voulait, c’est qu’on le laisse en paix ; ce n’était pas trop demander pour autant.
Je crois qu’une fois il faudrait que nous allions un peu sur la campagne voir d’autres paysages. Tu ne trouves pas qu’ici le décor n’est que statique et un peu trop pareil ? Anderson aimait aussi beaucoup le changement et cela n’était peut-être pas l’une des choses les plus aisées à gérer, car vouloir constamment changer d’environnement n’était pas possible et pour un héritier encore moins. Il sourit lorsque Marie lui indiqua de ne pas faire vent des petites activités de sa sœur à leur mère. Evidemment, il ne dirait pas un mot : ce n’était pas son genre et puis il savait bien garder les secrets. Ne t’inquiète pas, motus et bouche cousue, lui répondit-il avec un regard rassurant et plein de confiance en sa sœur. Il savait ce qu’engendraient les colères de leurs parents et pire encore de leur mère s’il leur arrivait de désobéir.

Marie se rapprocha alors à nouveau d’Anderson qui s’était penchée vers elle et elle l’enlaça doucement. Son frère en profita pour la serrer alors dans ses bras et lui ébouriffer affectueusement les cheveux sans pour autant la décoiffer en demoiselle qu’elle devait être à cet événement. Il posa alors sa tête contre son épaule et observa ses yeux dont il ne savait pas vraiment ce qu’ils pouvaient signifier derrière cette couleur si claire.
Tu sais…, commença-t-il en conservant cette étreinte. Tu sais que tu pourras toujours tout me dire. Que je serai là quoi qu’il arrive, que je serai toujours là pour t’écouter, pour écouter ce que tu as et ce que tu n’as pas à me dire. (Sa voix semblait avoir pris une tournure différente sans qu’il ne l’explique.)
Doucement  il releva la tête et se détacha de sa sœur, prêt à faire une proposition des plus amusantes.
Vas-y, dis-moi l’idée qui te trotte dans la tête, je suis sûre qu’elle doit être géniale.  
Mhmm, peut-être n’est-ce pas le bon moment parce qu’il se fait tard et que je ne crois pas que si rentrons si tard dans la salle, la fête sera toujours au rendez-vous avec père et mère. Mais si l’occasion se présente une prochaine fois, j’aurais bien improvisé un petit jeu dynamique. Mais je vois que nous n’avons ni l’accoutrement pour non plus.
En effet Marie était vêtue d’une belle robe et lui de diverses choses qui allaient aussi le gêner. Et puis enfin Anderson regarda au loin et sembla observer quelque chose de différent et cette fois d’inhabituel. Un groupe d’hommes semblait-il avait l’air s’éloigner de la zone de manière assez étrange. Mais les deux frères et sœurs n’étaient pas assez près pour voir précisément ce qu’ils faisaient, où ils allaient et même qui c’était. L’héritier des Bleckigham n’aurait su les reconnaître mais ne s’attarda pas plus sur cette vision en concluant que ce n’était pas une mauvaise chose s’ils rentraient maintenant dans la salle de réception. Il le fit comprendre doucement à sa sœur qui, il était certain serait compréhensive. Les gens avaient l’air parfois de quitter la réception bien avant et Anderson ne manqua pas de remarquer qu’un autre homme se tenait sur les marches de la sortie. Le vent s’était levé et déplaçait les nuages. Il plissa les yeux afin de peut-être voir qui s’apprêtait à quitter la fête et sa vue ne le trompa pas.
Quoi qu’il et soit et de quelconque manière se soit finie la fête en l’honneur d’Eleazar H. Featherstone, Anderson n’avait pas oublié durant tout le long de la journée les véritables enjeux de ce décès et de cette passation de pouvoir. Rien ne serait plus comme avant et il attendrait les changements de pied ferme, voulant y assister aux premières loges.  Anderson ne contenta alors de regarder patiemment ce qui devait se dérouler par la suite à travers ses yeux curieux et qui plus est hétérochromes
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MessageSujet: Re: TERMINÉ | Événement premier: La mort pour un roi   Hier à 15:02

Elle arrive tôt ou tard


Marie avait remarqué la légère moue qu’avait adopté le visage de son frère à la réflexion qu’elle avait eu à son retour, mais en sachant très bien qu’il ne le prendrait pas mal avant de l’écouter parler à son tour en lui lançant une petite pique sur l’obéissance.
- Et c’est à moi que tu poses cette question ?? répondit la jeune fille sur un ton malicieux sans se départir de son éternel sourire. Elle n’oublia bien sûr pas de le remercier du soutien qu’il serait auprès de leurs parents pour appuyer cette demande.
Merci, je me répète mais tu es vraiment le meilleur !
La jeune fille observa la fleur que désignait son frère sans faire très attention au timbre de sa voix lorsqu’il lui répondit.

– C’est vrai qu’elle est très belle cette fleur, mais tu as raison en disant qu’elles sont toutes belles. Belles mais fragiles malheureusement. Tout en écoutant l’héritier de la famille Bleckingham lui répondre, elle épousseta le bas de sa robe qui avait inévitablement touché le sol lors de son observation des fleurs.
Oh tu sais ce n’est pas grave si tu ne sais pas ce qu’elles font de leurs journées, de toute façon c’est très loin d’être intéressant et tu ne rates donc rien du tout.

Emballée par l’éventualité de pouvoir s’éloigner un peu du domaine familial et de toutes les obligations d’enfant d’une des familles mères, Marie hocha vivement de la tête.
– Ça serait une excellente idée ça ! Voir tout le temps le même paysage commençait justement à me lasser un peu. Mais encore faut-il que nous ayons l’autorisation de père et mère... Pour père cela sera simple je pense il est encore assez laxiste, pour mère ça le sera beaucoup moins vu son intransigeance.
La jeune fille avait vraiment envie de pouvoir un peu changer d’environnement et de souffler, mais elle savait pertinemment que leur mère y mettrait un frein aussitôt l’idée exprimée, ce qui la décourageait d’avance sans pourtant le montrer mais lança un regard rempli de reconnaissance à son frère qui venait de promettre de ne rien dire au sujet de ses activités « indignes d’une fille de bonne famille » comme dirait leur mère.

Lors de leur étreinte, Marie ferma les yeux quelques instants afin de profiter et laissa son frère ébouriffer légèrement ses cheveux sans rien dire, même si en temps normal elle n’aimait pas être décoiffée même un peu.
– Merci Anderson, je te promets que prendrai ce que tu viens de dire en compte et que je me confierai... j’ai justement des choses à te dire et peut-être que si j’en ai le courage je te confierai mon plus grand secret. Mais ce que tu viens de me dire est aussi valable pour toi, tu peux et pourra toujours tout me dire.
Après avoir regardé sa robe et les chaussures qu’elle portait à la suite de la réflexion de Anderson Marie se mit à rire.
– Non c’est vrai que nous ne sommes pas des dans des accoutrements appropriés du tout, mère nous tuerait si jamais nous venions à nous salir durant un jour comme celui-ci, père ne serait pas content non plus et nous serions couverts de sermons une fois rentrés. Puis c’est vrai qu’il commence à être tard et je pense que nous sommes déjà partis bien trop longtemps au goût de nos parents.

En tournant le regard en direction de la demeure des Featherstone, Marie vit au loin un groupe entier d’hommes s’en aller mais ne chercha pas à les identifier, elle était de toute façon trop loin et ne les reconnaîtrait sûrement pas même s’ils se trouvaient juste à côté d’elle. Elle fit signe à son frère qu’elle était prête à retourner dans la salle des fêtes et se dirigea doucement en direction de celle-ci.
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