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 Call of the bills (PV : Elias, Horace, Mercy)

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MessageSujet: Call of the bills (PV : Elias, Horace, Mercy)   Mer 26 Sep - 21:29





 

Cela faisait plusieurs jours que je n'avais pas donné de signes de vie.
Enfermé dans mon bureau, je m'étais volontairement isolé dans mon QG à Steamhelm afin de réfléchir très longuement à la situation dans laquelle je me trouvais.
Plusieurs fois on était venu frapper à ma porte afin d'avoir des nouvelles, mais à chaque fois, je ne répondais pas, je devais rester concentré dans mes recherches.
Ce n'était pas la première fois que je restais si longtemps sans me nourrir, durant des années, j'avais supporté la faim, j'ai plusieurs fois failli en perdre la vie, à présent mes limites n'ont plus de secrets pour moi.

Mais aujourd'hui est mon jour préféré du mois.
Quelle date on est ? Aucune idée. En quelle année ? Je ne le serais dire. L'heure ? Le matin... mais les horloges sont faites pour cela oh !

Bref, j'attendais ce jour avec grande impatience, comme tous les premiers du mois, je recevais une montagne de lettres qui m'étaient destinées. Malgré ma longue absence, je ne manquerais ce jour pour rien au monde.
J'étais derrière la porte, prêt à l'ouvrir avant même que le postier, chargé des courriers de ma mafia, n'ai le temps de frapper. La vue de tous ces papiers pliés me faisait retrouver le sourire, je voyais une lueur d'espoir et je peux enfin me lancer dans l'ouverture de ces lettres pour sortir les feuilles qui se trouvaient à l'intérieur, sans grande surprise, leur contenu était le même que d'habitude, à mon plus grand soulagement : des factures, des lettres personnelles, des invitations et des demandes en mariage.
Enfin, façon de parler, pour les factures, ce sont plutôt des versements qui me sont destinées, autrement dit, ce que me doivent nos différents clients pour les services rendus par ma mafia. Celles-ci étaient donc accompagnées par de nombreux billets et les mots qui les accompagnaient étaient divers et variés : des insultes, des remerciements, des menaces de mort, la routine quotidienne quoi.
Passons aux invitations, les Ainsworth qui demandent à me voir à telle et telle date, comme d'habitude... Des demandes de réunions avec des membres des Mortimer... Ah ! Enfin quelque chose qui sort de l'ordinaire : la passation de pouvoir à l'héritier des Featherstone, il ne faudra pas que je manque cet événement, mais j'ai encore le temps avant la date de l'événement indiqué.
Ensuite, les lettres personnelles, ce que j'attendais tant. J'avais fouillé un moment parmi elles afin d'essayer de trouver le courrier que j'attendais tant, celui qui illuminait chacun de mes débuts de mois, mais... Comme les précédents depuis quelque temps, rien, absolument rien. N'ayant pas ce que je voulais, j'ouvris lacement les autres enveloppes sans grande excitation, à quoi bon m'écrire, je n'ai pas l'envie de vous répondre, je n'ai plus l'envie. Par contre il y avait bien encore une personne qui manquait rarement de m'envoyer de ses nouvelles, Mercy, la lecture de ses lettres me permettaient de penser à autres choses pendant quelques minutes. Elle réussissait sa vie, je ne pouvais espérer mieux, surtout qu'elle ne risque pas de reven- quoi ??
Mes yeux s'écarquillaient un instant, je les frottèrent vivement pour être sure que je ne rêvais pas, mais non, elle avait bien écrit qu'elle viendrait bientôt sur Nox. Là, je ne savais pas comment réagir, je restai bloqué un moment à rien faire, je ne lâchais pas cette phrase des yeux, je ne voulais pas le croire. Bien que je l'aie prévenu, cette gamine comptait vraiment revenir.
Peu importe, je finis par mettre cette feuille sur le tas, comme les autres, après tout il faudrait vraiment de la chance avant qu'elle ne me tombe dessus, car j'étais décidé à reprendre mes affaires après m'être creusé la tête sur mon avenir. Pour mes demandes en mariage ? Ah, j'exagère, à moitié, mais je ferais mieux de ne pas parler de leur contenu.

Je venais doucement à bout de cette paperasse, mais une autre missive avait retenu mon attention, c'était une commande, comme on a souvent l'habitude d'en voir en tant que mafieux, mais c'était l'objet de cette requête qui me fit reprendre mon sérieux. Un riche chef d'entreprise de Nox avait besoin de nouveaux organes, une partie de l'argent promit était déjà jointe à la lettre, sa demande était clair, nette et précise. Il avait indiqué tout ce qu'il fallait, le groupe sanguin du demandeur, son âge, son sexe, etc... afin de trouver les mêmes caractéristiques sur la victime qui conviendrait à la transfusion d'organe... Je préfère décidément les jeux d'argent, à la fois simple, amusant et sans prise de tête... mais je ne devais pas abuser de ce moyen de gagner de l'argent.

Bon, il faudra que je contacte un des hôpitaux avec qui nous collaborons pour ce genre de pratique, je devrais leur reverser une partie de la somme que je vais toucher, ah, l'argent, qu'est-ce que je déteste cette chose, la véritable dirigeante de ce bas monde... Mais bon, je ne peux rien faire contre celle-ci, j'ai moi aussi un business à tenir.
Avant de me lancer dans quoi que ce soit, il était nécessaire que je me nourrisse convenablement, je ne tiendrais pas longtemps vue combien j'avais puisé dans mes réserves. J'allais donc devoir me rendre chez mes innombrables amant(e)s afin de me ressourcer, deux d'entre eux me suffiraient, un pour le sang, l'autre pour l'énergie vitale. Je vous passe les détails, mais le temps de faire le plein, cela me coûta bien une journée entière avant de prendre mon départ dans la soirée. Je savais d'ores et déjà où je voulais me rendre : à la ville de Meldale. Ce n'est pas un lieu que je fréquente beaucoup, mais c'est là-bas que je trouve les meilleures ressources pour ce genre de demande, après tout, cette ville est sous-peuplée et son taux de mortalité est énorme, une personne en moins passera totalement inaperçue.
Oui, je pourrais dire de même pour les personnes vivant à Steamhelm, mais ici, il y a beaucoup plus de monde qui pourrait me voir faire, notamment, kidnapper quelqu'un, si l'on venait à apprendre que j'étais le parrain des Mortimer, on pourrait rapidement voir une rébellion se monter contre la famille et on serait contraint de quitter cette ville...

Sauf si ce serait à eux de la quitter...

Non, ce n'est pas le moment de penser à des choses pareilles, il faut que je tache de faire comme d'habitude afin que ma mission se passe dans la plus grande des discrétions. Donner cette commande à un membre de ma mafia ? Non, une trop grande somme d'argent était en jeu, ce n'est pas que je ne leur faisais pas confiance, loin de là, mais mes capacités en tant qu'incube était très avantageux pour cette demande et puis tout simplement, je ne veux pas être un parrain paresseux à seulement donner des ordres, je veux aussi participer à la vie active de la famille.

Me voilà à présent à bord d'un train à destination de cette ville, accompagné de ma fidèle valise. Ainsi pendant le trajet, je pouvais rédiger une lettre sur mon petit bureau portatif, à destination de l'hôpital auquel je devais m'adresser pour la future opération à venir. Je pense que j'arriverais au crépuscule à Meldale, même si ici à Nox, on ne faisait pas la différence entre le jour et la nuit avec cette épaisse masse de fumée noire qui vole constamment au-dessus de nous. Depuis mon départ, je faisais en sorte de ne pas être repérable, je portais mes vêtements habituels, et je faisais toujours en sorte que mon chapeau arrive au ras de mes yeux afin que mon regard ne puisse attirer personne, tendit que j'observais tout le monde.

Il en était de même une fois que j'étais arrivé, je devais être le seul du train à descendre à cet arrêt, mais peu importe, mes recherches allaient devoir commencer. Je gardais la lettre dans l'une de mes poches, puis je me lançai dans les rues de cette ville déserte, cigarette à la bouche, je ne tardai pas à l'allumer tout en allant vers les zones où il y aurait potentiellement le plus de monde. Il me faut quelqu'un de vivant pour compléter cette requête, pour le reste, j'improviserais le moment venue.

   drawing by Starway / code by SC-S
 


Dernière édition par Siegward von Mortimer le Dim 18 Nov - 17:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Call of the bills (PV : Elias, Horace, Mercy)   Jeu 27 Sep - 19:31

❂ Une danse dangereuse ❂
La vie sur ZénithLand a un petit côté lassant, il y a tout et rien à la fois. Pas assez de divertissements ou d'action au goût d'Elias qui conservait un air un peu déprimé pour le moment. La routine le pesait, alors qu'il y a avait toujours plus de clients de toutes parts qui voulaient des choses impossibles dans des délais minimalistes. Et il ne fallait pas parler de la pile de services qui lui avaient été demandé en moins d'une semaine d’absence. Le mage faisait les cent pas en ce début de soirée afin de savoir lui-même s'il allait accepter le moindre service demandé.Certains n'avaient ni queue ni tête ou encore d'autres ne relevaient pas de ses compétences. Elias avait momentanément un côté déprimé ou bien nostalgique qui sait. Rien de bien intéressant ne se passait dans cette île pour le moment et c'était bien là pour lui déplaire. Il en était même venu à se retourner le cerveau pour savoir s'il allait rester dans cette même situation ou s'il allait peut-être changer de métier, changer d'habitation ou changer d'île. Mais l'idée fut passagère car pourquoi abandonner tout ce qu'il avait construit en s'étant dépêtré avec Bleckingham pour en arriver là. Laisser tomber ce pour quoi il s'en était allé n'aurait eu aucun sens, mais l'envie lui avait traversé l'esprit. En aucun cas il ne viendrait ramper aux pieds de sa mère et il préférait ne pas remettre les pieds sur Azura d'ici-là. Il s'était vaguement isolé et n'avait pas pris connaissance du fait qu'il doive cependant y retourner pour le couronnement d'Eleazar H. Featherstone.
Le mage était étendu sur son lit, les yeux grands ouverts qui scrutaient le plafond qui n'avait rien de plus intéressant. Il ne savait pas tellement depuis combien de temps il était là. Ce furent alors deux coups contre la porte qui le tirèrent de cette inconscience. Il n'avait nullement envie de voir un énième client à cette heure, ni qu'on le dérange. Il fallait le laisser là, baigner dans sa solitude alors que ses amis avaient défilé au portillon pour se demander pourquoi il ne donnait pas de nouvelles.
Les coups furent doux sur le chambranle et pourtant assuré: ce n'était donc pas quelqu'un qui s'était trompé de porte. Après tout, il était le seul qui ait une si grande maison sur ce repli des hauteurs de Zénith; le reste des villas étaient aux pieds de la côte abrupte du mont. Elias savait évidemment pourquoi il déprimait, car une date revient chaque année malheureusement. Gommer des événements de sa tête l'aurait bien aidé. Il lui était impossible de se créer une auto-illusion qui pourrait le rendre différent, le rendre moins maussade. Il détestait par-dessous tout être d'une pareille humeur: le reste du temps il n'agissait pas ainsi. Mais ce côté poli, charmant, amusant et un rien agaçant quand il s'y mettait était seulement une seule facette.
Il se résigna donc avec un peu de mauvaise volonté à redescendre de ses appartements privés au-dessus de son atelier pour venir descendre adroitement l'escalier en bois ciré. Il faisait à présent plutôt sombre dans les pièces mais le styliste restait dans la pénombre. Il vint néanmoins allumer le petit hall d'entrée en tournant habilement la clef dans la serrure pour voir apparaître une silhouette dans l'encadrure de la porte.  
Alors comme ça on remballe à moitié les clients et on ne fout rien de ses journées !, lança alors une voix féminine plutôt dans les tons grave étrangement. Eh bien c'est moi qui vais qui fait te faire sortir de ton beau trou luxueux mon petit chéri parce que sinon tu vas moisir tout seul un jour !
Tant d’amabilité de ta part Amaryllis !, souffla alors Elias. Je n'en attendais pas moins de ta part mais...
Il n'y a pas de mais ! Tu mets des fringues convenables et tu te bouges sinon ce sera à moi de te tirer par les cheveux !
Pour quelle raison ferais-je cela dis-moi...?, dit-il d'un ton suspicieux en ne la laissant toujours pas passer le pas de porte alors qu'une bruine tombait légèrement faisant friser les cheveux caramel de la jeune fille.
Parce que j'ai eu la bonté de venir te forcer à sortir et qu'un ordre de ma part ne se refuse pas, répliqua-t-il d'un ton plus que sérieux bien que ses fossettes trahissaient cet essai d'autorité. Si monsieur le magicien voulait bien me laisser entrer, je pourrais me montrer plus conciliante.
Elias fronça les sourcils d'un air amusé, depuis un bon bout de temps que cela n'était pas arrivé. Il s'écarta donc doucement pour la laisser passer non sans la regarder d'un œil intrigué.
Mhmmm c'est toujours aussi beau chez toi ! Je peux m'y installer si tu te sens seul, tenta-t-elle subversivement en roulant des yeux devant les pièces spacieuses d'une hauteur sous plafond immense pour une seule personne.
Rêve toujours !
Bien, tu vas me regarder comme ça longtemps ou tu vas te préparer ?, contre-attaqua Amaryllis en jetant une mèche de cheveux bruns derrière son épaule en signe d’agacement et d'impatience. Pour une fois que je peux mener à la baguette un mage j'en profite (elle avait chuchoté, mais Elias l'avait très bien entendue bien qu'il avait fait quelques pas en arrière.)
Surtout ne touche à rien ! Je te connais tu mettras une bazar monstre en moins de deux.
Qu'est-ce que tu peux être maniaque, se plaignit la fille en haussant des épaules pour venir s'asseoir sur le fauteuil où les clients se plaçaient habituellement. Très confortable, il n'était ni trop mou ni trop raide pour le dos. Amaryllis avait laissé son parapluie dans l'entrée sur le paillasson mais ses chaussures avaient laissé des traînées d'eau, ce qui déplut au styliste qui ne dit rien.  
Tu comptes me faire faire quoi encore en sortant toi ?, lança-t-il d'un ton désinvolte avec un soupçon d'ironie dans la voix, connaissant bien les plans parfois foireux de son amie.
C'est une surprise, tu verras !
Une bonne surprise au moins ? (car une surprise ne voulait pas toujours signifier quelque chose de positif à vrai dire et cela le mage le savait pertinemment.)
Tu poses trop de questions Elias, c'est peut-être pour ça que ça ne va pas trop trop en ce moment, s'avança-t-elle à dire avec réticence. Mais elle n'obtenu pas de réponse car le styliste était déjà remonté en haut en entendant à peine ce qu'elle avait dit et heureusement pour elle. Elias avait horreur des gens qui faisait des conclusions hâtives basées sur de simples observations bancales.

Et ce ne fut qu'une dizaine de minutes plus tard que celui qu'Amaryllis appelait le magicien descendit des escaliers élégamment en souriant, vêtu d'une très belle tenue.
Est-ce suffisamment beau pour mademoiselle ?, nargua Elias en posant le pied sur la dernière marche d'escalier.
Mhmm je vais être gentille et dire que oui !, déclara la jeune fille en riant. Et après un petit moment de silence elle reprit en se levant du fauteuil. Quel honneur me vaut d'être accompagnée de quelqu'un d'aussi beau ?

Elias grimaça en l'entendant dire cela, il savait qu'elle l'aimait beaucoup mais il ne fallait pas en faire trop non plus... La grande pendule au fond de la pièce sonna en émettant un son sourd.
Je ne pensais pas que tu te laisserais faire si facilement, si seulement c'était pareil pour le reste, soupira-t-elle en regardant le mage qui ne comprit pas ce qu'elle voulu dire car il n'avait pas tellement l'esprit tourné vers cela.
En se dirigeant à nouveau vers le hall d'entrée pour ressortir de la maison, Amaryllis frôla le tableau sur le pan du mur et Elias se rua sur la toile pour ne pas qu'elle bouge d'une millimètre, qu'elle ne tombe pas encore pire ! Il y tenait plus que jamais à ce tableau, puisque c'était un cadeau. Le seul vrai cadeau qui ait de la valeur pour lui, une peinture remplie de sincérité et d'amour... s'il en restait encore à présent.
Le mage la regardait à chaque fois qu'il passait devant mais personne d'autre que celui qui l'avait peinte et lui-même ne savait ce que cela représentait. Amaryllis exprima alors une expression interloquée mais le styliste la fit avancer hors de la maison sans donner d'explication.
La porte claque derrière eux et il fallut ressortir les parapluies car la bruine n'avait pas encore cessé ce qui était plus agaçant que de la pluie normale. Un fin croissant de lune apparaissait tandis que le ciel s'assombrissait sans se couvrir pour autant. Ils avaient discuté un moment de tout autre chose avant qu'Elias ne revienne à la charge.
Mais bon sang, dis-moi ce que nous allons faire ! Je veux savoir enfin !
Tu aimes beaucoup trop savoir tout sur tout et c'est n'est pas toujours une bonne chose d'avoir le contrôle sur ce qui t'entoure, dit-elle simplement. Il faut que tu apprennes à laisser les autres faire.
Il était vrai que le jeune homme de vingt-neuf ans avait une tendance à avoir mainmise sur tout ce qui était possible, une sorte de protection qui pourrait l'empêcher d'être trahi, d'être déçu à l'avenir.
Ils durent donc descendre les nombreuses marches afin de se retrouver au même niveau de relief que le reste de la ville. Les réverbères avaient tous été allumés et cela créait des nuées de pointillés lumineux le long des rues vues de haut. Quelques aéronefs survolèrent la ville pour que la voie des airs se calme enfin et que la ville commence en partie doucement à s'endormir.
Il y a deux choses que je voudrais pouvoir faire avec toi, dit-elle en arrivant en plein cœur de la ville  où des petites fêtes ébruitaient encore les rues.
Quoi donc ?, se demanda-t-il en espérant avoir des indices concernant ce qu'ils allaient faire et pourquoi l'avoir sorti en cette fin de soirée.
Danser et...
Jusque-là ça me paraît réalisable, mais je crains pour la suite, la coupa-t-il. Bien que danser avec toi me semble déjà laborieux.
Ton côté moqueur ne me manquera jamais, souffla Amaryllis en le tirant par le bras.
Je me demanda déjà pourquoi je t'ai suivi, protesta Elias en se dégageant de son emprise.
Le mage connaissait bien les rues de la ville mais ne les regardait pas trop pour le moment, se contentant de se laisser guider sans pour autant se détendre totalement. Ce n'était pas tellement le lieu où son amie l'emmenait qu'il craignait mais plutôt ce qu'elle voudrait y faire.
Enfin ils arrivèrent devant un immense bâtiment, un nombre incalculable de fenêtres sur la façade témoignait de sa hauteur gigantesque.  
Ferme les yeux, lui glissa la fille en le poussant doucement vers l'entrée de la bâtisse alors qu'Elias peinait à s'exécuter, ne voulant pas chuter dans les escaliers qui suivaient, puisqu'il connaissait le lieu.
Chaque pas fut lent et contrôlé alors qu'il ne s'abandonnait pas totalement dans les bras de son amie qui construisait l'itinéraire. Un fond de musique jazz se fit entendre et Elias comprit où elle avait voulu en venir. Enfin, les deux arrivèrent dans aux portes d'une très grande salle à ciel ouvert au centre de la bâtisse après avoir longé de nombreux couloirs. Une odeur d'encens monta légèrement et des bruits de conversations se firent entendre pour venir s'intensifier quand ils passèrent les doubles portes lourdes.
Le sol était en pavé et même les yeux clos, le mage sut le deviner en vue de la surface inégale et creuse à certains endroits.
Amaryllis lui fit rouvrir les yeux et sous ses yeux se dessinèrent d'immenses fresques sur les murs, des plus sombres aux plus colorées qui remplissaient tous les côtés semblait-il. Des lampions pendaient au-dessus d'eux. Le mage trouva cela très beau et le lieu avait fortement changé depuis la dernière fois où il était venu, mais cela le rendit plus mélancolique qu'heureux de se retrouver ici. Cela faisait écho à de beaux souvenirs effacés en deux temps trois mouvements. Une erreur, une perte de contrôle stupide qui s'était mal finie.
La jeune fille s'était éloignée un peu plus loin pour aller chercher deux verres et ne vit donc pas l'effet troublant que cela eut sur son ami. Elias accepta le verre qu'elle lui tendit mais ne le but pas immédiatement, se contentant de scruter les gens aux alentours. Il n'en reconnaissait aucun. Amaryllis l'incita à boire son verre pour se détendre, mais il demeura crispé durant un long moment malgré l'ambiance festive et gourmande, presque dansante par la suite. Le mage se laissa vaguement faire, mais il sentit qu'il avait la tête qui tournait et se demandait pourquoi. Il n'eut d'autre réponse qu'un grand sourire de son amie qui ne le rassura pas tant que ça. Et plus le temps passait plus il se sentait flottant, vaseux sans trop saisir pour au final s’alarmer d'un coup. Il cria après son amie, lui suppliant de lui expliquer ce qu'elle avait fait, mais elle ne disait rien. Elle menait une danse folle au centre de la cour alors qu'Elias ne suivait rien dans les pas. Il réussit néanmoins à s'en détacher pour aller s'écrouler contre un mur rempli de fresque.
Alors comme ça tu n'as pas aimé mon petit mélange spécialement réalisé pour toi mon chéri, dit la fille en retenant Elias contre le mur pour ne pas qu'il s'étale au sol. Elle lui retira son chapeau pour mieux voir son regard, méprisant à cet instant.
Qu'as-tu fait...
Rien qui ne puisse...
Dis-moi que tu ne m'as pas drogué.
Elias voyait flou, le sol n'était plus droit et le mur semblait reculer: un simple effet indésirable de la substance qu'avait ajouté Amaryllis dans son verre.
Qu'est-ce que tu v...
Ce que je veux ? Mais tu te fous de moi ?! Des années que je te cours après et que tu ne me regardes même pas ! (Elle avait hurlé soudainement et un silence se fit dans la cour pour un instant plus tard que les musiques reprennent.)
Je...
Ne me dis pas que tu es désolé ! Tu n'es qu'un égoïste !  
Le mage entendait encore à peine ce qu'elle lui criait mais il ne put penser autrement que c'était bien elle qui était égoïste dans l'histoire.
Mais il n'eut d'autres souvenirs de ce qu'il s'était passé par la suite: un grand trou noir de plusieurs heures avant de se réveiller ligoté dans une grande caisse en bois. L'air s'était fait oppressant et l'oxygène lui manquait alors qu'il toussait étrangement. La pression était forte et il avait l'impression d'avoir été balancé dans un cercueil...carrément glauque.
L'impression de ne pas pouvoir bouger son corps le stressait et il sentait pertinemment qu'il n'était pas transporté par les voies terrestres.

Un cercueil volant ! Ben voyons. Qu'est-ce que je fous encore au milieu des dégâts. Moi qui en avais marre de la routine et bien il semblerait que j'ai été servi. Mais enfin ! Je n'avais pas non plus demandé à me faire séquestrer je ne sais où pour aller je ne sais trop où non plus. Misère, je me tairai la prochaine fois. Et puisqu'elle m'a fichu Amaryllis ? C'est maintenant qu'elle se manifeste pour venir me forcer à je ne sais quoi. Mais oh, déjà primo faut pas les brusquer de trop trop les hommes et puis je ne suis pas un mage qu'on mène la baguette !! Je la sens très mal cette sois-disant expédition. J'aurai presque préféré rester chez moi, ou pas tout compte fait. Et en plus, ils ne sont pas doux pour l'atterrissage, mais je vais leur demander des dommages et intérêts moi si ça continue.
 L'espace se faisait soudainement de plus en plus bruyant avec des roulements de bruits mécaniques et des fracassements de pièces qui n'avaient rien de rassurant par la même occasion. Je ne voyais rien et il semblerait qu'on ait tiré la caisse dans laquelle j'étais pour venir la balancer je ne sais où sans la moindre délicatesse ! Mon pauvre dos... Si ce n'était que cela, seulement le début des ennuis évidemment.
On me tira donc car je sentais et entendais les raclements du bois contre le sol râpeux. Je ne sais pas tellement depuis combien de temps j'étais là car mon impasse d'inconscience avait duré. Soudain le couvercle de ce pseudo cercueil s'ouvrit avec grand bruit et la chevelure caramel de mon amie apparut et un visage au sourire cruel me sauta aux yeux.
Tu as bien dormi mon cœur ?
J'avais grogné quelque chose suite à cette question horripilant avec une voix plus que suave qui m'irritait les tympans. Comment osait-elle me faire une chose pareille ? Je ne comprenais pas pourquoi je me retrouvais en pareille situation, mais à la minute où j'avais levé les yeux vers elle je vis derrière se dessiner un tout autre paysage ! De la brume qui grimpait dans le ciel et une odeur d'éther. Nox Isle...
Tu n'es pas content de cette petite escapade ?, relança Amaryllis toujours sur ce ton désobligeant comme si elle voulait me faire payer quelque chose.

Je ne cessai de jeter des coups de pieds de part et d'autre de la caisse en bois mais j'étais fermement ligoté et impossible de s'échapper d'ici là. Ce fut cette sois-disant amie qui vint me défaire lentement les liens sous mon regard dégoûté pour ensuite tenter de me relever brutalement au final. J'étais comme un patin entre ses bras tellement je me sentais faible et je sentis quelque chose qui me fit peur. Non ce n'était pas tellement de la peur car cela était déjà arrivé, ou plutôt de la surprise ! Voilà donc en quoi consistait sa surprise ? !
Des dents acérées et pointues avaient raclé la peau fine de mon cou et je savais ce qui allait arriver.  Il me restait une longueur d'avance pour cette fois, cette fois seulement parce qu'après elle se rendrait compte des conséquences de ce que cela faisait de me mordre.
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MessageSujet: Re: Call of the bills (PV : Elias, Horace, Mercy)   Dim 11 Nov - 15:25



get out


Dawnmore. Un des seuls lieux sur Nox où Horace allait sans trop de dégoût, et encore. Toute l'île lui inspirait pauvreté, saleté... En y déposant un pied, il avait l'impression de salir non pas sa chaussure. Aais son nom, autant dire que pour le Luther, se rendre dans ce lieu était presque insupportable, mais il le devait. Pour les affaires. Pour gérer ses usines, pour mettre à jour les plans, pour faire fonctionner l'industrie que son père lui avait laissé à sa mort. Mort probablement causée par un Noxien, qui repoussait encore plus le vampire de cet endroit.

Horace était dans un de ses nombreux aéronefs, regardant le ciel de Azura s'éloigner, au dépit du brouillard de pollution de l'île industrielle. Une couleur jaunâtre, grisâtre recouvrait les usines, les villes, si pas l'île entière, annonçant bien l'ambiance qui y régnait, et malgré tout le dégoût que pouvait en penser Horace, il savait qu'il n'était pas innocent de ce qu'il se passait dans cet endroit. Les aéronefs, son industrie, produisait énormément pour combler les demandes de tous, et loin d'être un ange, il était à son propre désarroi sûrement un des plus grands producteurs, et donc un des plus pollueurs. Il préféra balayer cette idée de son esprit, pensant plutôt à à la capacité de déplacement que ses bijoux pouvaient permettre.

Son aéronef personnel, marqué de son symbole en grand sur le ballon, annonçant sa venue, se plaça à côté du port de Nox, permettant au jeune noble d'en descendre et de poser pied sur le bois du ponton. Il balaya le lieu du regard, plusieurs aéronefs placés près du port étaient de son entreprise, d'autres non; il haussa les épaules. Il lui fallait à présent prendre le train vers Meldale pour ensuite rejoindre son objectif: Dawnmore.

L'endroit était plutôt désert, si pas complètement, on voyait ici et là des rats au coin d'une rue, des pavés retirés d sol noir de poussières et de saletés, des aliments pourris jonchant le parterre. La seule chose ressemblant plus ou moins à quelque chose était le train, encore heureusement pour le Luther, qui n'y aurait sinon sûrement pas posé un pied, déjà qu'il imaginait devoir supporter son grincement jusque Meldave, puis jusque Dawnmore après ça.

Horace allait se diriger vers son train, qui n'arrivait dans pas moins d'une demie heure, lorsqu'il sentait une odeur de sang vampirique. Loin de lui penser que d'autres vampires rodaient dans ce lieu, bien que cela ne semblait pas non plus anormal. Mais le vampire ne semblait pas être seul, à son odeur s'ajoutait celle d'un humain.
Horace pria pour lui.
Dans ce lieu, il se demanda le taux de mortalité causé par les vampires assoiffés et non-nourris, c'était peut-être le cas ici? Le sang-pur ne supportait plus l'idée de tuer, et ne pouvait imaginer quelqu'un en tuer une autre, surtout qu'il était déjà assez énervé par le fait de se rendre sur Nox.
Sa gentillesse le perdra, il se rendit à l'endroit d'où les odeurs provenaient, et découvrit un jeune homme - plutôt bien habillé, pour le lieu dans lequel il était - soutenu par... une vampire. Les sourcils du Luther se froncèrent lorsqu'il comprit que l'homme n'était pas vraiment apte à dire ou faire quoi que ce soit contre sa prédatrice, prête à le mordre.

Toujours aussi rapide qu'il l'avait été, le centenaire dégaina sa fameuse épée qu'il ne quittait jamais, et la braqua sur la fille aux cheveux caramel. La pointe de son arme éraflait à peine la gorge de celle-ci, rien de grave, mais ainsi posé, Horace pouvait rapidement faire plus de mal, bien qu'il n'espérait pas un combat.

- Je ne pense pas que ce jeune homme soit d'accord de se faire mordre, et il n'est pas non plus en position de contredire quoi que ce soit, alors je vous prierais de le laisser.

Loin de Horace l'envie de créer un drama, mais toutes choses pouvaient se faire plus respectueusement, bien que commencer à faire la loi sur Nox Isle n'était pas non plus dans ses projets, autant éviter qu'un crime soit commis.
Enfin, il espérait tout de même ne pas rater son train.



© Nye-Hael sur Epicode




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MessageSujet: Re: Call of the bills (PV : Elias, Horace, Mercy)   Dim 11 Nov - 18:04

De retour!

Mercy Cooper

ft. Siegward, Elias et Horace
sur Nox
Meldale


C'est aujourd'hui le grand jour! Oui! Je retourne enfin sur Nox!
Je suis enfin facteur international, depuis le temps que j'attends ça! C'est génial!
Mon boss m'a vraiment regardé bizarrement quand je l'ai supplié de me donner des colis pour l'île sombre et dangereuse qu'est Nox. Mais ça faisait 12 ans que j'attendais de revoir Siegward, il m'avait trop manqué! Mon sauveur, je voulais voir comment il se portait... Surtout que j'avais si peu de nouvelles depuis un moment, ça m’inquiétait fort.

Il y a quelques jours, j'avais envoyé une lettre à Siegward, si mon calcul est bon, il avait du la recevoir aujourd'hui, ça tombe bien puisque je parts aujourd'hui!!
Mooper était tout fou alors que je faisais mon sac. Ça faisait très longtemps que je lui parlais de Siegward, de ce qu'il avait fait pour moi et de l'origine de son nom, Mo pour Mortimer et oper pour Cooper. Et ces derniers jours, je ne parlais plus que de ça, mon familier avait du coup plus que hâte de rencontrer cet homme qui lui avait permis de vivre avec moi!

Pour partir, je pris le train évidemment, prendre directement le vélo pour le pont, ça serait beaucoup trop long. Le trajet fut aussi long, plusieurs longues heures, c'est pour cela que je partis tôt et que je m'endormis dans le train, Mooper blottit dans mon cou. Arrivé au Port, je montrai mes papiers à la garde avant de sortir de l'enceinte tellement bien gardée, puis je partis tranquillement vers les adresses données en empruntant quelques trains ou autres véhicules locaux.

Une fille seule là bas, c'est dangereux hein? Je suis d'accord, mais je n'avais pas vraiment peur... Ahah, pourtant je n'avais même pas une arme sur moi. Mais je n'étais pas idiote, en effet, pour éviter un maximum, je ne mettais pas ma légère tenue habituelle et j'avais préféré un long pantalon, de hautes bottes (presque sans talon), un haut assez classique, et surtout, une cape qui me permettait de me cacher presque entièrement. Je ne devais donc pas risquer grand chose. Ces habits plus masculins, j'avoue que je les aime plutôt bien, je crois qu'ils m'allaient bien, j'espère!

Mon premier arrêt: Dawnmore. J'y étais venu un peu avec Siegward il y a 12 ans pour une réunion... Certes quelques rues me disaient quelques choses mais... Sans plus, je serais incapable de retourner à des endroits où j'avais été juste de mémoire.
Je commençai cependant à aller déposer les différents colis que j'avais dans mon sac plutôt lourd (quel bonheur de le décharger!). Ensuite je descendis toutes l'île pour me charger des colis à destination de Steamhelm. Pourquoi uniquement ses deux villes là? Déjà, ce sont les plus grosses! Ensuite, j'avais choisi mes colis de telles sortes à ne faire que les villes où j’espérais croiser Siegward... Et puisque mes recherches n'avaient rien donné à Dawnmore, j'espérais plus de résultats dans la ville où se trouvait son QG.

J'arrivai là bas en début d'après midi et je passai donc mon temps d'abord à donner chaque colis aux adresses citées... Puis.. Nooooooooon, pas possible!

Plus loin dans la rue, je remarquai un homme très grand, ses cheveux noirs en bataille recouvraient une partie de son visage. Cigarette entre les lèvres et regard porté vers l'horizon, je ne le voyais que de côté. Long manteau noir, chaussures imposantes, Mooper avait peur alors qu'on était loin de lui... Non, je ne me trompais pas... C'était bien le garde du corps de Siegward, Kieran! Je ne pouvais pas me tromper! Il avait si peu changé!!

Je me mis alors à courir vers lui pour faire ce que mes amis appelaient un "calin attentat", pour faire simple, je sautais juste sans prévenir sur leur dos pour les serrer dans mes bras. Et c'est ce que je fis à mon vieil ami... Ce n'était pas prudent du tout car il aurait probablement pu se défendre et me blesser, heureusement il n'y eut rien de tel!

Il tourna son regard ahuri vers moi.

- Mercy!

Il ne m'avait pas oublié, j'étais vraiment heureuse! On discuta un moment ensemble, de ses 12 années passées. Mooper réussit finalement à calmer ses craintes et on passa un bon moment, il m'aida d'ailleurs à trouver pas mal d'adresse, jusqu'à ce que je lui demande où je pourrais trouver Siegward.

- Ah! Pas de bol Mercy, il est parti à Meldale il y a peu! Tu l'as loupé de pas grand chose, je te jure...

- Q... QUOI??? Mais non! C'est pas vrai!

J'étais désespérée un instant, mais déterminée à aller là-bas et retrouver le sang-mêlé.
Mon expression faciale amusa mon ami alpha avant que ce dernier comprenne que j'allais aller là-bas.

- Ecoute, j'allais justement partir pour Dawnmore pour régler pas mal de truc... Je peux t'y conduire, c'est plus ou moins sur le chemin.. Et c'est plus prudent, Meldale est la pire des villes de Nox, je t'assure... Alors je préfère au moins t'y conduire...

G-E-N-I-A-L!!! Kieran est génial!!
Me voilà partie pour Meldale, sur la moto du loup, derrière lui et bras passé autour de son corps imposant, j'étais vraiment ravie! Et Kieran semblait heureux de me revoir, alors cela me plut davantage.
Le trajet dura assez longtemps et on vit quand même quelques pauses pour remplir la moto et se reposer un peu. Mais finalement, j'arrivai un peu avant le soir en ville... Cette ville morte, totalement, me fit quand même un peu froid dans le dos, et je sentis Mooper venir se glisse sous ma capuche pour se cacher.

- Fais attention Mercy... Ok? Tu devrais facilement retrouver Siegward... Mais fais gaffe tant que tu n'es pas avec lui... N'attrape pas la mort, et... reste de loin des coins trop sombre.. OK?

J'hochai de la tête, plutôt sure de moi malgré tout, et je le laissai partir sur sa moto bruyante. Ensuite je me retournai vers les ruines qu'est Meldale. Je savais Nox en mauvaise état mais là... C'était pire que ce qu'on pourrait imaginé... Je vous le jure.

Bref, je me mis en route en évitant le plus possible d'approcher les gens... Beaucoup semblaient malades et cela me fit quand même mal au coeur de ne rien pouvoir faire... Mais je n'étais pas médecin, et mourir avec eux n'auraient aucun intérêt, je devais aider ses habitants autrement, et plus tard surtout.

- Siegward, Siegward, Siegward, tu es oùùùùù...?

Je parlais tout bas évidemment, seul Mooper pouvait m'entendre...
Kieran m'avait déposé sur l'une des plus grandes rues de la ville, mais elle était loin de déborder de vie, je vous assure... Et reconnaître l'allure de Siegward serait un jeu d'enfant, je ne l'avais pas oublié le moins du monde.

Petit, je crois que je le dépasse aujourd'hui. Un chapeau souvent, il fume, ses cheveux assez longs sont d'une couleur aussi voyante que la mienne (vive les capuches!) et ses yeux encore plus! Ses habits sont sombres mais très classes! Toujours sa valise avec lui aussi, ça, ça serait facile à trouer, j'en suis certaine!
Il me fallut malgré tout un peu de temps avant de l'apercevoir, je crois.. Oui, non, je suis sûre!!

J’accélérai un peu le pas, je pense qu'il était dans l'endroit avec le plus de monde, même si ça ne restait pas énorme comparé à Steamhelm ou Dawnmore, franchement.
Un câlin attentat? J'aurais bien voulu mais... 1 fois, pas 2, je n'allais surement pas avoir deux fois la même chose, et si je l'avais, Siegward m'engueulerait surement d'avoir pris un tel risque... Bon, bref, mon but n'était pas de le mettre de mauvaise humeur!!

J'ai faillit le perdre de vue à un moment et cela me fit plutôt peur, mais finalement, je sus le rattraper, heureusement.
D'un mouvement rapide, je me positionnai juste devant lui en lui bloquant ainsi le chemin. Son regard était baissé, probablement pour cacher son regard luisant, mais je savais maintenant pertinemment bien que c'était mon vieil ami.

- Siegward!

Large sourire sur le visage, j'attendais qu'il me regarde et me reconnaisse avant de faire quoi que ce soit. J'étais tellement heureuse de le retrouver... En fait, heureusement qu'il était ici, sinon, dans une ville plus peuplée, je n'aurais probablement jamais su le rattraper, ou très difficilement.
Mais je n'attendis pas beaucoup plus longtemps pour le serrer dans mes bras. Pas de câlin attentat, mais des câlins quand même!!

Je sentis d'ailleurs mes larmes monter tant j'étais heureuse de le retrouver, mais malgré tout, je ne pleurai pas, parce que j'avais trop à dire pour perdre du temps à chouiner!

- Tu m'as trop manquée! J'ai un tas de choses à te dire et à te demander surtout!


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MessageSujet: Re: Call of the bills (PV : Elias, Horace, Mercy)   Dim 18 Nov - 21:21



 

Me voilà arrivé dans l'axe principal de Meldale, celui où se trouvait le plus de monde, et de vivants surtout, de toute la ville. Avant de continuer mes recherches, je dut me stopper au bureau de poste pour confier ma lettre au service chargé des transactions de la mafia. A ma demande, la livraison devait arriver le plus rapidement possible à son destinataire, l'hôpital le plus proche d'ici, puis après avoir payé ce service, je repris une bonne fois pour toutes mes recherches.
Plusieurs personnes que je croisais correspondaient assez bien à la description de ma requête, mais pour une telle demande, il fallait que je trouve l'idéal, quelqu'un de parfait. Alors que j'étais très concentré dans mon travail, je fus de nouveau interrompu, mais  involontairement cette fois. Ma route fut bloquée, je n'eus d'autres choix que de m'arrêter afin de poser mon regard sur celui ou celle qui osait agir de la sorte. Mais la surprise fut grande quand j'entendis mon prénom être prononcé par la jeune femme qui me faisait face, cela ne s'arrangea pas quand elle venu me prendre dans ses bras. J'étais confus, très confus, un nombre très restreint de personnes m'appelait par mon prénom, et sa voix ne me disait absolument rien.
 
- Tu m'as trop manquée! J'ai un tas de choses à te dire et à te demander surtout!

 
Je finis par tiquer seulement à ce moment-là. Ma main libre saisit l'une des épaules de cette jeune femme pour la dégager de moi, puis, je vins glisser mon membre jusqu'à son menton afin de lui redresser sa tête pour mieux l'observer.

"Mercy ?"


C'était à elle que j'avais pensé dès que je l'avais aperçu, maintenant, j'en étais convaincue. Elle avait grandi, trop grandi même... Moi qui pouvais me servir de sa tête comme accoudoir il y a quelques années, voilà qu'elle me dépassait, et de loin. La frustration pouvait même se lire sur mon visage, mais je n'allais pas faire une fixette là-dessus. Mon calme revenu rapidement quand je remarquai les larmes montées aux yeux de Mercy, cela la chamboulait tant de me revoir ? J'avais du mal à y croire, car je n'avais souhaité qu'une chose pour ma part : qu'elle ne remette jamais les pieds sur Nox.
J'imagine que ce n'était pas le moment d'aborder le sujet, je venais en plus d'être distrait par autre chose, une chose qui n'était pas encore totalement là quand elle était petite. Je parlais évidemment de la créature qui l'accompagnait, je ne l'avais connu que sous l'état d'un oeuf, j'étais même prêt à en faire une omelette en ce temps-là... Sans succès, je tentai quand même d'approcher ma main pour la lui présenter, afin de le caresser s'il me le permettait.

"Quelle étrange bestiole... J'étais loin d'imaginer qu'il survivrait, mais je me suis trompé... Il est encore plus appétissant ainsi qu'en oeuf."


Disais-je en me mettant doucement à rire, bien sure, je plaisantais, surtout pour ennuyer Mercy malgré les années depuis la dernière fois que l'on s'était vue, je ne manquerais pas une occasion pour m'amuser comme avant. Mais je regardais surtout la personne concernée, beaucoup de choses m'intriguaient...

"Mais comment m'as-tu retrouvé ? Et tu es folle de venir seule dans un endroit pareil, des pervers n'hésiteraient pas à sauter sur la belle femme que tu es devenue... Ou pire encore, imagine si tu tombais sur un kidnappeur qui t'utiliserait afin de revendre tes organes ?"


Je ne pouvais m'empêcher d'en sourire, car ces actes étaient le genre de chose que l'on exerçait dans ma mafia, même si la première catégorie correspondait plus pour moi au fait que l'on proposait des services de prostitution.

"Je ne suis pas concerné par tout cela pour ma part... Mais dans cette ville, personne ne viendrait t'aider, aucune des deux mafias ne se charge de cet endroit, quoiqu'il se passe ici, on s'en contre fiche. Enfin, je suis loin de vouloir te faire la morale mais... Je n'ai pas vraiment le temps de parler actuellement, on attendra encore un peu pour cela, d'accord ? En tout cas j'étais content de te revoir, maintenant va te mettre à l'abris, et à plus !"


A mes mots, je lui fis simplement signe de la main accompagnée d'un sourire, avant de reprendre mon chemin. Bon, il fallait que je me reconcentre sur ma mission maintenant, ce qui serait compliqué tant que je ne verrais pas Mercy aller dans un endroit plus sûr de cette ville.

♦️♦️♦️


En parallèle à ces événements, un tout autre protagoniste allait entrer en scène. Personne ne l'attendait, personne ne le désirait, et pourtant, son intervention se passa à une rue d'où se trouvait l'attaque de la vampire envers le styliste.
Un coup de feu s'était mis à retentir dans toute la ville, nul doute que l'usage d'un gros calibre avait été nécessaire pour faire un tel bruit. Les armes à feu n'étaient pas quelque chose de courant pour des citoyens sans rang particulier... Mais actuellement, la chose la plus importante était sa victime : un postier.

Le tireur ne se trouvait qu'à quelques mètres de lui. Il était d'une grande taille, mais extrêmement maigre. Il n'avait pas pris soin de démêler ses cheveux bruns, bien que court. Derrière ses lunettes rondes tâchées de sang, ses yeux bruns étaient imprégnés d'une folie incomparable. Vêtue d'une longue veste blanche que porterait un scientifique ou un médecin, celle-ci était tout aussi maculée de sang, arrivant jusqu'à ses genoux, elle était dégagée de façon à avoir vue sur sa simple chemise noire avec de nombreux boutons manquants. Pour le reste, il avait un long pantalon sombre au bas déchiré, et aucune chaussure, résigné à marcher pieds nus. Mais cet étrange personnage portait quelque chose de très particulier, la manche gauche de sa veste était déchirée, car son bras n'était plus. Non, c'était une prothèse mécanique qui le remplaçait, mais ce n'était pas avec cette dernière qu'il avait tirée, mais avec son bras encore valide rangeant d'ailleurs son arme dans son étui accroché à sa ceinture.

Enfin, sa cible semblait avoir été mûrement réfléchit, car ce qui l'intéressait le plus était les quelques lettres qu'il transportait sur lui. Il ne prit pas soin de déplacer le corps ou de se cacher, personne n'interviendrait, il aurait tout le temps nécessaire qu'il lui faudrait pour inspecter le courrier, se mettant à le renifler en passant brièvement chaque enveloppe sous son nez. L'un des papiers finit par l'intercepter, vérifiant alors l'adresse qui était inscrite dessus, la surprise était grande, mais il en éclata de rire. Il s'empressa de lire le contenu du papier tout en retournant sur ses pas. Il comptait simplement retourner jusqu'à son chez lui tout proche d'ici, mais il s'y résigna quand il vue une bande se trouver juste devant son logement, une bande qu'il comptait au nombre de 3 avec l'intervention du vampire. Il rangea le courrier dans une poche intérieure de son vêtement, avant de s'approcher d'eux sans même réfléchir, la situation semblait l'amuser. Ici à Meldale, les règles n'étaient clairement pas comme ailleurs, ayant vaguement écouté ce qui se passait vraiment, il s'exclama bêtement.

"D'accord ou pas, cette vampire l'a trouvé en première, dommage pour toi ! Va falloir que t'attrape quelqu'un d'autre pour pouvoir te remplir l'estomac, vampire n°2 !"



Comment savait-il leur espèce sans même leur avoir demandé ou avoir pris le temps de les observer pour concrètement le savoir ? Aucune idée, mais il avait quelque chose qui lui avait fait deviner ce qu'ils étaient. L'inconscient se permit même de poser un doigt de son bras mécanique sur l'épée du vampire pour essayer de le dégager.

"Quoi que, la tuer serait tout aussi amusant oui..."


Son doigt changea de position, il chercha plutôt à appuyer sur la lame pour la ramener jusqu'à la gorge de la femme, il semblait même prêt à aller plus loin, totalement indécis. Finalement, il se moquait pas mal de cette situation et comment elle se terminerait... Il voulait juste qu'ils finissent ce qu'ils faisaient au plus vite, afin qu'il puisse passer et enfin pouvoir accéder à son taudis.

 

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MessageSujet: Re: Call of the bills (PV : Elias, Horace, Mercy)   Mer 21 Nov - 12:15

Une longue inconscience
J'avais toujours les idées dérangées à cause d'une substance dont mon corps n'avait aucune habitude et que cette fille stupide m'avait fait ingérer pour me soumettre à elle. Je n'aurais jamais cru que quelqu'un qu'on considérait comme proche puisse faire une chose pareille, un coup aussi bas dont je ne voyais pertinemment pas réellement l'objectif surtout à présent que j'avais l'impression d'avoir mon corps qui le lâchait. Je crois que j'étais toujours entre ses bras, sans trop m'en rendre compte car ma vue s'était brouillée à nouveau. La capacité de mes sens s'était amenuisée au fil des heures sans tout en me volant les dernières forces qu'il me restait. La seule chose que j'avais encore sentie sans devoir le deviner avait été cette sensation pointue, froide et à la limite de la morsure dans le creux de mon cou.

La zone où la soi-disant amie d'Elias l'avait emmené n'avait rien de sûr comparé à la douce ville de ZénithLand assez tranquille. En tant que vampire, elle n'en avait que faire de traîner le mage l où il n'aurait pas voulu se rendre de son plein gré. Elle voulait le faire payer, l'humilier et pouvoir presque le dévorer là où personne n'aurait dû intervenir, en plein cœur des zones dangereuses et criminelles, là où le risque et la violence n'étonnent plus personne.
Elle avait laissé Elias émerger de son inconscience en le relevant sans ménagement. La stupeur ne fut que faible lorsqu'elle entendit une autre voix. Celle d'un autre homme qu'Elias n'entendit certainement pas, bien trop dans les vapes pour cela. Amarylis ne peinait en rien à soutenir le styliste grâce à sa force mais il lui était déplaisant qu'il ne tienne pas vraiment en place, glissant dans ses bras. Ses longs cheveux caramel ondulaient dans le vent et cachaient en partie de visage de sa proie peu reconnaissable.
Je ne pense pas que ce jeune homme soit d'accord de se faire mordre, et il n'est pas non plus en position de contredire quoi que ce soit, alors je vous prierais de le laisser.

Bien avant cette réplique harassant aux yeux de la vampire, un chuintement métallique lui était parvenu aux oreilles et avant même qu'elle n'ait pu tourner la tête, la pointe tranchante de la lame se logea à la surface de sa gorge, l'éraflant un rien. La jeune fille n'avait quasiment pas senti la douleur  et ne se contenta que d'afficher un regard défiant et partit dans un rire satirique suite à la prise de parole de cet homme.
Contre son gré mais plutôt de mauvaise volonté, elle répondit au final en ouvrant à peine les lèvres, signe qu'elle n'avait eu aucune intention de lui répondre. Amarylis voulait juste qu'on la laisse tranquille avec celui qu'elle avait récupéré enfin !
Haha, mais c'est que vous êtes un justicier ou un moralisateur pour m'adresser la parole ainsi, souffla-t-elle dans un élan de sarcasme inconditionné sans prendre la peine de regarder le nouvel arrivant pleinement dans les yeux. Elle le regard plutôt de haut bien que d'allure, il était certain que cet intervenant avait plus d'importance qu'elle.
Qu'est-ce que cela peut vous faire que je le morde ou non, que je le vide de son sang jusqu'à la dernière goutte ? Ne le faites-vous pas aussi ?, répliqua-t-elle d'une manière un peu plus sérieuse en reluquant l'apparence de cet autre vampire: les yeux rouges et la peau plus que blanche, une chevelure aussi d'une couleur écarlate aux pointes sombres...
Et puis... Personne n'a à intervenir sur ce que les autres font ici !

Elias s'agita d'un coup dans les bras de la jeune fille, glissant avant qu'elle n'eut le réflexe de la rattraper parce qu'elle s'en fichait un peu de la briser en mille morceaux. La vampire ne fit que poser son pied sur lui par réflexe pour ne pas qu'il s'échappe.
Le styliste aurait trouvé cela plus qu'horrible que l'on vienne souiller ses beaux vêtements en pareille circonstance.
Mais soudain, autre chose détourna l'attention de la jeune vampire... Un autre bruit qui se situait à tout au plus une ou deux rues d'ici, elle connaissait assez peu les lieux. Amarylis tendit donc finement l'oreille tout en essayant de se dégager de la présence de l'épée de l'autre vampire sans y parvenir apparemment.
Ensuite les choses semblèrent se précipiter car une grande déflagration envahit la ville, l'onde de choc se répandit au-delà de l'impact qu'il avait touché.
La vampire haussa un sourcil en détectant une présence d'arme à feu dans les lieux. Elle considérait cela comme une arme de faible, elle préférait les combats non armé où seul la puissance et la tactique comptent. Se servir d'un tout autre objet se révélait à être considéré comme de la triche, rendait la victime plus faible qu'elle ne l'était déjà.
Si Elias avait pu lire dans ses pensées à ce moment-là, il n'aurait eu d'autre désir que de lui rétorquer qu'elle s'était servie de lui et avait pertinemment triché de la même façon pour l'amener ici contre sa volonté. Il n'en fut rien cependant.
Amarylis n'avait pas sursauté à la violence du bruit qui s'était répandu dans la ville, c'était comme si elle l'avait entendu avant qu'il ne se fasse entendre. Cependant, elle ne put s'empêcher de craindre de ce qu'il allait advenir de la suite.
A peine eut-elle le temps d'y réfléchir et d'à nouveau défier du regard l'autre vampire qui l'avait interrompue, elle entendit des pas approcher accompagné d'une autre voix bien différente de la précédente.
D'accord ou pas, cette vampire l'a trouvé en première, dommage pour toi ! Va falloir que t'attrape quelqu'un d'autre pour pouvoir te remplir l'estomac, vampire n°2 !

La fille se retourna donc pour découvrir un autre homme qui la dépassait de loin mais d'une carrure peu importante, presque maigre à vrai dire. Elle ne put s’empêcher de sourire sans savoir que ce sourire allait peut-être vite s'effacer.
Des cheveux bruns emmêlés sur la tête et le regard étrange derrière des lunettes rondes, l'homme les regardait comme s'il était fou. Des traces de sang le maculaient et il n'avait pas l'air de s'en cacher plus que cela. Celles-ci ressortaient davantage sur l'habit clair qu'il portait et donnait côté carrément monstrueux à la situation.
Amarylis trouva cela presque hilarant au départ et ne fut s’empêcher d'esquisser un petit rire faible. Le reste de la tenue du nouvel arrivant n'était pas plus distingué, couvert de déchirures et de crasse et qui plus est, il n'arborait aucune paire de chaussures.
La vampire ne s'attarda pas plus sur son allure qu'elle semblait avoir cerné; il semblerait que cet homme étrange à l'allure d'un tueur avait découvert leur nature vampirique du premier coup d’œil sans s'en être plus approché que cela. Cela déconcerta suffisamment la fille pour faire un pas en arrière alors que l'épée suivait toujours pour la menacer. L'homme vint alors s'interposer en décalant l'épée de sa trajectoire à l'aide sa main qui n'avait plus rien de chair humaine mais dont l'entièreté était devenue mécanique tout comme le reste du bras sans nul doute. La fille sourit malicieusement de voir quelqu'un de son avis.
Voilà qui est peut-être plus raisonnable, fit-elle à l'adresse  du vampire épéiste en le narguant volontairement. Mais elle déchanta quelques secondes plus tard lorsque cet homme fou changea d'avis ou bien avait envie de jouer tout simplement avec la situation.

Quoi que, la tuer serait tout aussi amusant oui...

A cette entente, elle ne se décontenança pas plus et tenta plutôt de se baisser pour récupérer sa proie au sol. Elle fit un mouvement vif pour relever le mage, mais se retrouva donc à nouveau sous l'emprise des deux autres, la lame prête à se loger bien plus loin dans sa gorge que la simple éraflure de tout à l'heure.
A présent, puisque tout le monde avait l'air de mener à la baguette cette épée dont le propriétaire n'était pas plus raisonnable, elle se permit d'en saisir la tranche pour l'approcher du styliste. Gâcher sa proie aurait été bien bête mais elle ne réfléchit pas de cette manière à ce moment-là.
Elle força donc sur l'épée pour créer une entaille dans le coup du mage qui gémit de douleur en sentant le métal lui ouvrir la peau. Impossible toujours pour lui de faire la moindre action qui puisse le sortir de cette impasse. Et qui plus est, s'il avait vu les nouveaux arrivants, il aurait plutôt pris peur qu'il ne les aurait pris pour des sauveurs. Les gouttes de sang perlèrent lentement et Amarylis sentit sa faim monter ses yeux rougir d'un coup pour se détourner de cette image bien trop belle et provoquer son rival vampire:
—  Ne me dites pas que vous êtes plutôt du style végétarien ?, railla-t-elle en essayant en fait de réveiller l'instinct premier du vampire et de faire de ce vampire la fautif dans l'histoire.
Quant  à vous, je ne vois pas pourquoi vous avez eu la désobligeance d'intervenir que ce soit pour vous interposer ou non..., elle insista son regard sur la présence de sang partout sur l'homme maigre. A part si vous trouvez cela amusant peut-être ? (Amarylis rit à nouveau avec un fond profondément méchant.)
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